PAS DE RÉ­PIT POUR LES BASHERS !

Technikart - - L'EDITO - Bonne lec­ture, on se re­trouve dans un mois, Laurence Rémila lau­ren­ce­re­mi­la@technikart.com

Quel jour­née pa­ta­quès.sans son De­puis alerte la Google.sor­tie du « Arthur der­nier dé­nonce Technikart,“les in­sultes,pas une me­naces et in­ti­mi­da­tions” de Cy­ril Ha­nou­na », rap­por­taient, dans un pre­mier temps, les sites du Pa­ri­sien, GQ, Mo­ran­di­ni, Té­léS­tar, etc, etc. Dans la nuit du 15 mai, le « Kim Jong-Il de C8 » (comme di­rait Sté­phane Guillon) twee­tait de son lit : « Les ché­ris les my­thos d’Arthur le bouf­fon on s en fait fout moi j ai tou­jours res­pecte le pu­blic , je pense ceux qui M ont croi­sé peuvent le dire. » (Comme quoi, on peut être mul­ti­mil­lio­naire et ne pas avoir de cor­rec­teur au­to­ma­tique sur son smart­phone.) La ré­ponse de Ha­nou­na fut sui­vie illi­co d'un tom­be­reau d'in­sultes de la part de ses fi­dèles fan­zouzes, à l'or­tho­graphe et la syn­taxe tout aus­si dou­teuses que la sienne, et d'au­tant de re­prises chez les confrères. Exac­te­ment ce qu'avait pré­dit Arthur en marge de notre ex­haus­tive in­ter­view : « Vous ver­rez, ce sont ces deux, trois phrases qui se­ront re­prises, pas le reste. » Mo­ra­li­té, le tweet-clash pas­sionne da­van­tage les masses fol­lo­weuses et les mé­dias à clics que ce que nous pen­sons, au ha­sard, du nou­vel al­bum de Or­val Car­los Si­be­lius (que du bien). Le­çon re­te­nue. Dans un autre re­gistre, j'ap­prends en bou­clant ces pages que je me suis à mon tour fait ba­sher, dans un style plus tra­vaillé certes, dans Les Porcs, le brû­lot de Marc-Édouard Nabe. En ci­tant une in­ter­view me­née par votre ser­vi­teur (nous nous fré­quen­tions au dé­but des an­nées 2000), l'er­mite mon­dain y évoque son « jeune vieux com­plice, Laurence Rémila, avant qu’il ne de­vienne un des pi­liers (pour ne pas dire une des pailles de coke qu’il se fou­trait dans le pif pen­dant les quinze an­nées qui sui­vraient jus­qu’à se mé­ta­mor­pho­ser en une vé­ri­table larve) de Technikart » . Outch ! Mais bon, au risque de faire ma snob, il faut bien le re­con­naître : son tacle est quand même d'un autre ton­neau que les 140 signes de l'autre abru­ti. Une pré­ci­sion s'im­pose néan­moins, à l'at­ten­tion de ceux qui nous ima­ginent vi­vant chaque mois d'ho­mé­riques bou­clages à la blanche : de­puis mon ar­ri­vée ici, j'y ai vu énor­mé­ment de bou­teilles (de rosé, de bière, de cham­pagne, voire des ca­nettes de notre éphé­mère par­te­naire Chum-Up) – et très peu de pailles… C'est dans cette am­biance de bashing pa­ri­sia­niste que nous re­trou­vons notre co­vers­tar pré­fé­rée. Ai­mé, adu­lé, sou­te­nu par ce ma­ga­zine de­puis l'an 2000, Sé­bas­tien Tellier rompt sa diète mé­dia­tique pour nous par­ler de son nou­veau pro­jet, Mind Ga­mers. Et nous livre au pas­sage le se­cret de son suc­cès : « Je suis dé­pres­sif et j’ai be­soin de m’en ti­rer, alors je pré­fère al­ler vers ce qui est beau, at­ti­rant. » Amen à ça ! Vive Tellier, vive la pop, et vivent ceux qui la vivent (une pen­sée at­tris­tée et émue pour les morts de Man­ches­ter)...

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