LE TOUR DE L’ÎLE EN 5 POINTS CARDINAUX

L'ÉTÉ À PEINE FI­NI, UNE SEULE CER­TI­TUDE : IL NE SE­RA PAS LONG À VE­NIR LE TEMPS OÙ L'ON REGRETTERA LA CANICULE. IL N'EST DONC JA­MAIS TROP TÔT POUR SE MITONNER UNE ES­CA­PADE TROPICALE. À MAU­RICE, POUR­QUOI PAS, CE « PAYS PARFUMÉ QUE LE SO­LEIL CA­RESSE », CONFE

Technikart - - PREMIUM - SÉ­BAS­TIEN BARDOS

Com­men­çons par le Nord, la par­tie la plus pit­to­resque de l’île. Du Cap Mal­heu­reux, ain­si nom­mé par des Fran­çais dé­pi­tés de voir ces per­fides An­glais y dé­bar­quer en 1810, pour mettre dé­fi­ni­ti­ve­ment leurs sales pattes de bouf­feurs de ge­lée sur l’île, en pas­sant par Goo­dlands, le plus hin­dou de ses vil­lages, ou Grand Baie, le Saint-Trop’ lo­cal, le nord est sans doute la par­tie la plus riche cultu­rel­le­ment de Mau­rice. L’une des plus pa­ra­di­siaques aus­si, no­tam­ment à par­tir de no­vembre, lorsque les flam­boyants ex­plosent en une sym­pho­nie flo­rale rouge-oran­gée ma­gni­fiant le pay­sage, du vert des plan­ta­tions de cannes à sucre au bleu tur­quoise des la­gons. La base ro­man­tique idéale pour vo­le­ter dans le coin en tour­te­reaux ? L’hô­tel de charme Ve­ran­da Paul et Vir­gi­nie (www.ve­ran­da-re­sorts.com, chambre double à par­tir de 145 ). Splen­dide pa­no­ra­ma sur les îles du nord, dé­co ty­pique ma­riant chaume, bois et pierres ap­pa­rentes, spa et res­tos au top (le pre­mier pei­ne­ra tou­te­fois à vous faire perdre ce que les se­conds risquent de vous faire prendre, tel­le­ment la bouffe – ah, ce diable de buf­fet – y est ir­ré­sis­tible…), et ser­vice à la mau­ri­cienne, d’une gen­tillesse tout sim­ple­ment in­éga­lable…

LES GASTRONOMES À L’OUEST

Si nombre de voya­geurs zappent Saint-Louis et pré­fèrent se can­ton­ner à la plage, la ca­pi­tale vaut pour­tant le dé­tour, ne se­rait-ce que pour s’y dé­lec­ter de l’in­croyable street food mau­ri­cienne. L’une des plus ré­pu­tée au monde, mi­roir de la ri­chesse cultu­relle de l’île, au croi­se­ment d’in­fluences in­diennes, arabes, chi­noises et afri­caines… De mar­chés en boui­bouis, de rô­ti en rou­gaille et de dholl pu­ri en bi­rya­ni, lais­sez-vous gui­der par les sym­pa­thiques membres de Taste Bud­dies (www.tas­te­bud­dies.mu), la pre­mière com­pa­gnie de tours cu­li­naires de l’île… Quant au sud-ouest, il n’est pas en reste. Fo­rêt tropicale, cas­cades, plan­ta­tions d’ana­nas, de ca­fé, de thé et de ba­nanes, ré­serve na­tu­relle des Gorges de la Ri­vière Noire, site géo­lo­gique des « Terres des sept cou­leurs »… La ré­gion mon­ta­gneuse de Cha­ma­rel, si­tuée à quelques 400 mètres d’al­ti­tude, vous of­fri­ra le grand bol d’air pur, et un tan­ti­net plus frais, de votre sé­jour. Pas de quoi s’en­rhu­mer, tout de même. Ou alors d’une gaillarde fa­çon, avec un bon go­det de rhum de Cha­ma­rel, l’un des meilleurs de l’île. À s’en­voyer de pré­fé­rence après avoir dé­gus­té quelques lan­goustes au res­tau­rant Le Cha­ma­rel (what else ?), l’un des meilleurs du coin, per­ché à flanc de mon­tagne et of­frant une vue splen­dide sur le la­gon scin­tillant du Morne Bra­bant. Après avoir es­quis­sé quelques pas, plus ou moins as­su­rés de seg­gae, fu­sion de reg­gae et de se­ga, ren­trez dans vos pé­nates à La Vieille

Che­mi­née , l’adresse la plus rus­ti-co­zy-chic de la ré­gion (www.la­vieille­che­mi­nee.com, cha­let pour 3 per­sonnes à par­tir de 97 eu­ros la nuit). Une ferme de 80 hec­tares, en­tou­rée d’une fo­rêt en­dé­mique et pos­sé­dant 5 cha­lets mi­gnon­nets noyés dans la ver­dure. Dé­pay­se­ment to­tal et dé­tente ab­so­lue entre far­niente au bord de la pis­cine et ba­lades à che­val…

AU SUD, JEAN LEFEBVRE

Amou­reux du ci­né­ma fran­çais en gé­né­ral et de son ver­sant le plus na­nar­desque en par­ti­cu­lier, ne pas­sez pas à l’île Mau­rice sans ef­fec­tuer le pè­le­ri­nage qu’il se doit au Châ­teau de Bel-Ombre. C’est en ef­fet là que fût tour­né le mo­nu­men­tal, l’iné­nar­rable, le pro­di­gieux Ils sont fous ces sor­ciers (Georges Laut­ner, 1978). With à l’écran Mr Jean Lefebvre and Mr Hen­ri Guy­bet. Cette an­cienne mai­son de maître édi­fiée au XIXème siècle par un riche en­tre­pre­neur in­dien ayant été su­per­be­ment ré­no­vée et conver­tie en res­tau­rant gas­tro­no­mique, vous pour­rez ten­ter, après quelques di­geos, d’y re­pro­duire les acro­ba­ties de Jean­not na­geant la brasse col­lé au pla­fond et beu­glant « Nous sommes tooous en­soor­ce­lééés !!! »

L’EST, LE PLUS CHIC

La spec­ta­cu­laire côte est, avec ses plages su­blimes de sable blanc lon­geant les plus grands la­gons de Mau­rice, est la plus édé­nique de l’île. Et compte nombre d’hô­tels de rêve. Lo­vé dans la baie de Trou d’Eau Douce, le Shan­gri La’s Le Touess­rok compte par­mi les fleu­rons du genre (www.shan­gri-la.com/fr/mau­ri­tius/ shan­gri­la, chambre double à par­tir de 350 la nuit). Son de­si­gn bo­hème chic, mixant in­fluences lo­cales et contem­po­raines, et son ar­chi­tec­ture pri­vi­lé­giant la so­brié­té et l’ho­ri­zon­ta­li­té, lui per­mettent de s’in­té­grer par­fai­te­ment au pay­sage du front de mer. Comble du chic, l’hô­tel pos­sède sa propre île pri­vée, l’îlot Man­gé­nie, et son par­cours de golf 18 trous conçu par le cham­pion Bern­hard Lan­ger.

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