SYNTHS SA­FA­RI

Technikart - - PORTRAIT -

Vers la fin du pre­mier al­bum de Par­cels, il y a un titre qui sonne très Beach Boys. De là à en faire des hé­ri­tiers des au­teurs de Sur­fin’ Sa­fa­ri, at­ten­tion de ne pas prendre la vague à l’en­vers – on sait que les cinq Aus­tra­liens ont été bien plus in­fluen­cés par Air et leur Moon Sa­fa­ri. Qu’ex­plorent-il, eux ? La Ca­li­for­nie ? La Lune ? Dif­fi­cile de dire quelle est la des­ti­na­tion de ces ex­pa­triés. Une cer­ti­tude, en re­vanche : c’est par leurs syn­thés qu’ils voyagent.

Plus jeunes, ils ont beau­coup écou­té Stee­ly Dan. Ce disque rap­pel­le­rait plu­tôt le Fleet­wood Mac de Tusk et les deux al­bums de The Whi­test Boy Alive, le groupe de folk élec­tro­nique que le Nor­vé­gien Er­lend Øye pi­lo­tait il y a dix ans à Ber­lin. Tout ce name drop­ping ne mène pas loin. Ajou­tons qu’il y a un groove qu’on n’en­tend nulle part ailleurs, des mé­lo­dies qui ac­crochent, un son so­phis­ti­qué et des ar­ran­ge­ments qui en­foncent le clou. L’air de rien, Par­cels surfe très au-des­sus de la concur­rence. L’eau est bonne. À vos planches !

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