Le trans­port à l’hô­pi­tal est payant

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Caen, ville étu­diante et où la vie noc­turne est très ac­tive a dé­ci­dé de sanc­tion­ner un peu plus fort les per­sonnes en état d’ébrié­té sur la voie pu­blique. Lun­di 25 juin, le conseil mu­ni­ci­pal a dé­li­bé­ré en fa­veur d’une fac­tu­ra­tion du coût du trans­port à l’hô­pi­tal pour les per­sonnes in­ter­pel­lées en état d’ébrié­té pu­blique par les po­li­ciers mu­ni­ci­paux de Caen. Une double amende en somme.

Trois po­li­ciers mo­bi­li­sés pen­dant une heure

La fac­ture se­ra de 120 eu­ros en plus de la contra­ven­tion de se­conde classe de 150 eu­ros. “La po­lice perd du temps à chaque fois qu’elle s’oc­cupe des gens en état d’ébrié­té, ex­plique Phi­lippe Lailler char­gé de la sé­cu­ri­té des per­sonnes et des biens à la ville de Caen. C’est une me­sure sur­tout dis­sua­sive. Mais on sait qu’il y au­ra tou­jours des gens en état d’ébrié­té sur la voie pu­blique”. En 2017 à Caen, 149 per­sonnes ont été in­ter­pel­lées en état d’ivresse sur la voie pu­blique et trans­por­tées à la cli­nique de la Mi­sé­ri­corde par les ser­vices de la po­lice mu­ni­ci­pale. Avec un coût de 6 258 eu­ros pour la mu­ni­ci­pa­li­té. En moyenne, une in­ter­ven­tion du genre mo­bi­lise trois po­li­ciers mu­ni­ci­paux pen­dant plus d’une heure.

Caen n’est pas la pre­mière ville à mettre en place cette me­sure. Les villes d’Orléans, Saint-Ma­lo, Pau, Castres ou Pont-Au­de­mer dans l’Eure s’y sont dé­jà es­sayées.

La Ville de Caen veut sanc­tion­ner les per­sonnes ar­rê­tées en état d’ébrié­té sur la voie pu­blique.

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