“Pro­po­ser des choses dif­fé­rentes des autres villes”

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Ca­the­rine Pra­dal, pré­si­dente de l’as­so­cia­tion Caen Ouistreham Nor­man­dy Cruise

La sai­son d’ac­cueil de ba­teaux de croi­sière se ter­mine. Le La­pe­rouse a été le der­nier na­vire amar­ré, ven­dre­di 7 sep­tembre. En­tre­tien avec Ca­the­rine Pra­dal, pré­si­dente de l’as­so­cia­tion Caen Ouistreham Nor­man­dy Cruise, en charge d’at­ti­rer ces gros pa­que­bots.

■■ Com­bien d’es­cales à Caen cette an­née ?

Nous avons ac­cueilli sept pa­que­bots tout au long de l’an­née 2018. La sai­son est main­te­nant ter­mi­née. En termes de pas­sa­gers, c’est notre plus grosse an­née : en­vi­ron 2500. Nous ar­ri­vons à at­ti­rer de plus en plus des croi­sié­ristes avec de gros ba­teaux. Ce qui im­plique de plus en plus de re­tom­bées éco­no­miques pour la Ville de Caen et pour le Port. C’est une évo­lu­tion vrai­ment très in­té­res­sante.

■■ Ces tou­ristes sont aus­si des clients po­ten­tiels pour les com­merces ?

Tout à fait. Fin août, nous ac­cueil­lions le Sa­ga Pearl II. Les 450 pas­sa­gers du na­vire ont dî­né en ville. Les re­tom­bées éco­no­miques pour les com­mer­çants et res­tau­ra­teurs de Caen sont très im­por­tantes. Sa­chant qu’en plus, il y a presque au­tant de per­son­nel d’équi­page qui, après le tra­vail, sont aus­si de po­ten­tiels clients. Il ne faut pas non plus ou­blier les re­tom­bées éco­no­miques pour le port en lui-même. Il faut re­mor­quer les ba­teaux de croi­sière, les amar­rer, etc. Toute cette as­sis­tance tech­nique, ce sont des ren­trées d’ar­gent.

■■ Comment réus­sir à se vendre au­près des croi­sié­ristes ?

On met en avant la re­mon­tée par le ca­nal, qui per­met aux voya­geurs d’ob­ser­ver le Pe­ga­sus bridge ou en­core le châ­teau de Bé­nou­ville. C’est un plus. En­suite, ils ar­rivent di­rec­te­ment en centre-ville. On leur pro­pose de vi­si­ter la ville, les mu­sées, le Mé­mo­rial par exemple, les plages du Dé­bar­que­ment. On met en avant le cô­té his­to­rique de notre ré­gion, que les tou­ristes aiment beau­coup. Pour les spor­tifs, on met même en avant le ter­rain de golf de Caen ! On es­saie de pro­po­ser des choses dif- fé­rentes des autres villes d’ac­cueil comme Le Havre ou en­core Cher­bourg dans la ré­gion.

■■ Un amar­rage en cen­tre­ville, c’est presque unique ?

Ce n’est pas le cas des autres villes, qui ac­cueillent dans des zones por­tuaires. La zone d’amar­rage à Caen est en cours d’amé­lio­ra­tion avec le ré­amé­na­ge­ment de la Pres­qu’île. Et puis, on voit vrai­ment le centre-ville du quai ! les tou­ristes sont di­rec­te­ment plon­gés dans le dé­cor.

■■ Quels ob­jec­tifs pour la pro­chaine sai­son ?

Notre ob­jec­tif est d’ar­ri­ver à quinze ba­teaux l’an pro­chain. Nous sommes dé­jà en contact avec cer­tains.

Ca­the­rine Pra­dal sou­haite ac­cueillir quinze ba­teaux de croi­sière l’an pro­chain.

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