“J’adore la com­pé­ti­tion”

Ga­briel Sain­trais va re­pré­sen­ter la Nor­man­die dans la ca­té­go­rie tour­nage.

Tendance Ouest Caen - - LES MÉTIERS DE L’INDUSTRIE -

Ga­briel Sain­trais a hâte d’y être. Il va re­pré­sen­ter la Nor­man­die dans la ca­té­go­rie “tour­nage” lors de la fi­nale des Olym­piades des mé­tiers. “J’adore la com­pé­ti­tion. C’est l’oc­ca­sion de mon­trer ce que je vaux”. Il es­père que cette com­pé­ti­tion lui ou­vri­ra beau­coup de portes pro­fes­sion­nelles. Son épreuve consis­te­ra à réa­li­ser une pièce pré­cise de­man­dée par le ju­ry en quatre heures. “On a en­vi- ron une heure pour d’abord pro­gram­mer ce que l’on va créer sur un lo­gi­ciel spécial et puis trois heures pour réa­li­ser”. Ga­briel se pré­pare avec as­si­dui­té et compte sur l’équipe nor­mande pour le sou­te­nir. “Le men­tal est très im­por­tant”.

Une ex­trême ri­gueur

Le jeune homme au­ra 20 ans au mo­ment des Olym­piades. Il est en 2eme an­née de BTS CPRP (Concep­tion des pro­ces­sus de réa­li­sa­tion de pro­duit) au Pôle For­ma­tions UIMM d’Evreux et réa­lise son ap­pren­tis­sage au sein de l’en­tre­prise Li­si Me­di­cal à Hé­rou­ville Saint-Clair, spé- cia­li­sée dans les pro­thèses de hanches, d’épaules, de ge­noux. “Je réa­lise les ou­tils qui vont ser­vir pour faire les moules pour fa­bri­quer les pro­thèses”. Pour exer­cer le mé­tier de tour­neur, Ga­briel pré­co­nise une grande concen­tra­tion. “Il faut être éga­le­ment ri­gou­reux. Une er­reur peut très vite ar­ri­ver et là il faut tout re­com­men­cer”.

• Tour­neur ou Frai­seur quelle dif­fé­rence ?

“Le BTS et le Bac Pro tech­ni­cien d’usi­nage per­mettent de se for­mer aux deux tech­niques du tour­nage et du frai­sage. Il existe éga­le­ment des qua­li­fi­ca­tions com­plé­men­taires. Dans le tour­nage, les pièces fa­bri­quées sont plu­tôt de forme cy­lin­drique. Si on uti­lise une ma­chine tra­di­tion­nelle, on va par­ler de tour conven­tion­nel. Main­te­nant on uti­lise sou­vent des machines à com­mande nu­mé­rique. Sur un tour, c’est l’ou­til qui avance sur la pièce. Sur une frai­seuse, c’est la pièce qui avance vers l’ou­til.”

• Ai- je le bon pro­fil pour ce mé­tier ?

Il y a une obli­ga­tion de pré­ci­sion et du bon geste dans ce mé­tier. Lorsque l’on confec­tionne une montre, pour tous les pe­tits mé­ca­nismes, tout est pré­cis au cen­tième de mil­li­mètres près. La ri­gueur, la pré­ci­sion et bien évi­dem­ment sa­voir lire un plan sont pri­mor­diaux.Avec les com­mandes nu­mé­riques, des bases en in­for­ma­tiques sont es­sen­tielles.”

Ga­briel Sain­trais a hâte d’être à la fi­nale des Olym­piades des mé­tiers pour “mon­trer ce qu’il vaut”.

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