Re­pen­ser les es­paces de tra­vail.

— le point de vue de Ma­ri­ka Dru, dé­co­ra­trice de The Bu­reau.

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The Jour­nal : Quelle est votre ins­pi­ra­tion pour la dé­co­ra­tion et l’am­biance de The Bu­reau et quelle est votre am­bi­tion pour ce lieu ?

Mes ins­pi­ra­tions sont mul­tiples. Bien sûr il y a une ré­flexion sur ce que doit être la vie de bu­reau mo­derne, sur ce qui doit être par­ta­gé et ce qui doit être ré­ser­vé à l’in­di­vi­du ; en par­ti­cu­lier pour tra­vailler le rap­port pu­blic/pri­vé. On a au­tant be­soin d’es­paces de “par­tage” où les idées puissent fu­ser et la com­mu­ni­ca­tion se sim­pli­fier que d’es­paces plus in­times, à l’abri des sol­li­ci­ta­tions et plus pro­pices à la ré­flexion.

Pour la dé­co­ra­tion, avec Constance Gen­na­ri, nous avons fait at­ten­tion à res­ter “sobre et chic” — l’es­prit a be­soin d’être au calme pour bien tra­vailler — en ap­por­tant une dose de “french touch” que je dé­fi­ni­rais par une at­ten­tion par­ti­cu­lière prê­tée aux dé­tails, une so­phis­ti­ca­tion as­su­mée.

Pour le RDC, qui est vrai­ment un es­pace col­lec­tif, il était im­por­tant pour nous d’être in­té­grés dans notre ville, Pa­ris, et dans son mode de vie. Nous me­nons des vies ac­tives et in­tenses. Notre mis­sion a été de faire co­ha­bi­ter ce “speed” avec notre sa­voir-vivre qui nous est si propre et que nous sou­hai­tons tous conser­ver et faire per­du­rer. The Jour­nal : Quels sont les autres pro­jets sur les­quels vous avez tra­vaillé et qui vous ont me­né à ce­lui-ci ?

Pour The Bu­reau, mes sources d’ins­pi­ra­tion ont été mul­tiples : j’ai beau­coup tra­vaillé pour des par­ti­cu­liers et je pense que le cô­té “Home” a de l’im­por­tance dans notre pro­jet. On a vrai­ment fait at­ten­tion à ce que les fu­turs oc­cu­pants se sentent “comme à la mai­son”.

J’ai éga­le­ment tra­vaillé sur des pro­jets d’hô­tels et de res­tau­rants — je dé­ve­loppe en ce mo­ment l’In­te­rior De­si­gn d’un hô­tel à Ca­da­qués — et à chaque fois j’ai par­ti­cu­liè­re­ment mis l’ac­cent sur la no­tion “d’ex­pé­rience” qui doit être unique. Ces pro­jets m’ont aus­si ap­pris à don­ner une vraie im­por­tance au “ser­vice”, en an­ti­ci­pant les be­soins de cha­cun afin d’al­lé­ger leur quo­ti­dien et en leur fa­ci­li­tant l’ac­cès aux dif­fé­rents équi­pe­ments.

Tout doit par­ti­ci­per au concept gé­né­ral et au ren­for­ce­ment de la marque.

Avec Laurent et Ras­mus, une bonne par­tie de nos conver­sa­tions ont tour­né au­tour de cette idée du “code gé­né­tique” de The Bu­reau ; qu’est-ce qui rend ce lieu si unique et at­trac­tif ?

The Jour­nal : Comment dé­fi­ni­riez-vous la vie de bu­reau idéale ?

Cette ques­tion nous ra­mène à l’idée même de l’ADN de The Bu­reau. Je pense que les no­tions de li­ber­té et d’ex­pé­rience com­mune sont fon­da­men­tales. On doit à la fois avoir be­soin de se sen­tir faire par­tie d’un groupe, d’une même équipe — je pense même que c’est un sen­ti­ment qu’il faut ren­for­cer dans le monde dans le­quel on vit — et à la fois sen­tir que tout est fa­cile, ou­vert, pos­sible.

Pou­voir faire des pauses dans un en­droit convi­vial par­ti­cipe à notre san­té au bu­reau, sans al­té­rer notre pro­duc­ti­vi­té. De nom­breuses études ont aus­si mon­tré que la qua­li­té des re­la­tions que l’on peut avoir avec les per­sonnes qui nous en­tourent par­ti­cipent gran­de­ment à notre réus­site dans le monde pro­fes­sion­nel.

C’est exac­te­ment ce qu’on a es­sayé de faire avec The Bu­reau : re­dé­fi­nir une vie de bu­reau idéale.

Une spi­rale ver­tueuse pour tous.

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