NORTH PA­CIFIC

a con­ti­nent of garbage in the mak­ing! PACI­FIQUE NORD: UN CON­TI­NENT DE DÉCHETS EN FOR­MA­TION

The Point of You - - HISTORETHIC -

Be­tween Cal­i­for­nia and Hawaii in the north-east­ern Pa­cific Ocean, a huge pile of trash is form­ing. Ocean cur­rents are car­ry­ing vast quan­ti­ties of man­made garbage to­ward a float­ing con­ti­nent mea­sur­ing an es­ti­mated 3.5 mil­lion km2!

/En­tre les états de la Cal­i­fornie et d’Hawaï, dans le nord-est de l’océan Paci­fique, un amas gi­gan­tesque de déchets lié à l’ac­tiv­ité hu­maine est en for­ma­tion. Les courants marins en­traî­nent nom­bre de détri­tus sur un con­ti­nent flot­tant dont la su­per­fi­cie est éval­uée à 3,5 mil­lions de km2!

The ori­gins of this re­volt­ing dis­cov­ery

It was Cap­tain Charles Moore who dis­cov­ered the phe­nom­e­non in 1997. He iden­ti­fied an area where plas­tic de­bris drifts to­gether and com­bines to form a huge float­ing mass. Mon­i­tored for over 15 years, it continues to grow as a re­sult of the large amounts of trash still be­ing dumped off coastal ar­eas and by ship­ping. The ex­act lo­ca­tion of this so-called 7th con­ti­nent ex­tends from the East­ern Garbage Patch to its coun­ter­part in the West Pa­cific. The two patches join to form an enor­mous area mea­sur­ing 3.43 mil­lion km2. As a com­par­i­son, this is the size of France... mul­ti­plied 5 times! Stud­ies show that its sur­face area has tripled since it was first dis­cov­ered. Green­peace sug­gests it amounts to the colos­sal fig­ure of a mil­lion pieces of waste per square kilo­me­ter. The process is now un­der the scru­tiny of Californian sci­en­tists who de­scribe it as a trash whirlpool trapped by the cur­rents of the sub­trop­i­cal oceanic gyre. Garbage drifts un­til it reaches this area, which is rarely crossed by ma­jor ship­ping routes, hence its late dis­cov­ery. The 7th con­ti­nent is fed by a kind of vor­tex that sucks up all the de­bris in its path. The main items of trash are plas­tics, which make up 90% of this con­ti­nent. Fil­ter­ing this stew shows the pres­ence of var­i­ous types of plas­tics, amount­ing to ten times the quan­tity of plank­ton!

/L'orig­ine d'une dé­cou­verte nauséabonde

C'est le cap­i­taine Charles Moore qui dé­cou­vre ce phénomène en 1997. Il repère une zone où les déchets plas­tiques dérivent, et se co­ag­u­lent, pour de­venir un vaste amas flot­tant. Ob­servé depuis plus de 15 ans, ce dernier ne cesse de grossir grâce à l'ap­port tou­jours aussi im­por­tant de débris is­sus des lit­toraux et des bateaux. L'en­droit ex­act de ce 7ème con­ti­nent se trouve en­tre la nappe de détri­tus du Paci­fique est et son ho­mo­logue de l'ouest-paci­fique. Ces deux plaques se re­joignent pour con­stituer un ter­ri­toire géant de 3,43 mil­lions de km2. Pour com­para­i­son, il faut savoir qu'il s'agit de la su­per­fi­cie de la France... mul­ti­pliée par cinq! Les études dé­mon­trent que cette sur­face a triplé depuis sa dé­cou­verte. L'or­gan­i­sa­tion non gou­verne­men­tale Green­peace avance le chiffre colos­sal d'un mil­lion de déchets par km2. Le pro­ces­sus est dé­sor­mais sous la loupe des chercheurs cal­i­forniens qui la décrivent comme un tour­bil­lon de débris sous l'in­flu­ence du gyre océanique sub­trop­i­cal. Les or­dures voguent jusque dans cette zone très peu traver­sée par les grandes routes mar­itimes, d'où sa dé­cou­verte tar­dive. Le 7ème con­ti­nent est nourri par une sorte de vor­tex qui as­pire toutes les saletés sur son pas­sage. Les débris prin­ci­paux sont les plas­tiques. Ces derniers for­ment 90% de ce con­ti­nent. Le filtrage de cette soupe prouve la présence de dif­férents élé­ments plas­tiques. Leur quan­tité est dix fois supérieure à celle du planc­ton!

Where does the break­down of de­bris fit into all this?

The ma­jor prob­lem is in­deed the time re­quired for these ma­te­ri­als to break down. It is es­ti­mated that it will take al­most a thou­sand years. In ad­di­tion, these plas­tics are highly toxic to the ocean and the or­gan­isms liv­ing in it. A well-known ex­am­ple is that of a sea tur­tle suf­fo­cated by a bag, af­ter mis­tak­ing it for a jel­ly­fish. Even worse, the whole food chain is af­fected. From birds to small fish, through to large ma­rine mam­mals, noth­ing escapes it. Green­peace es­ti­mates that a mil­lion birds and 100,000 ma­rine mam­mals are killed each year by the vast vol­umes of un­wel­come pol­lu­tants. Oceanog­ra­phers es­ti­mate that 30% of fish have had to in­gest plas­tic over the course of their lives. The sun and ocean cur­rents break down the plas­tics into tiny pieces, which are even more dev­as­tat­ing. This con­fetti is swal­lowed by fish; it is the same size as plank­ton, hence their con­fu­sion. Some sub­stances re­main on the sur­face such as polypropy­lene and poly­eth­yl­ene, oth­ers sink like poly­car­bon­ate and polyvinyl. At­tracted by this stew, the life ex­pectancy of an­i­mals such as sea tur­tles and pel­i­cans is fall­ing sharply. These tiny bits of plas­tic act like sponges, hold­ing on to dan­ger­ous tox­ins such as long-last­ing or­ganic pol­lu­tants: ph­tha­lates, bisphe­nols, PCBs, etc.

/Et la dégra­da­tion des déchets dans tout ça?

Le gros problème est juste­ment le temps req­uis pour détru­ire ces matières. On es­time qu’il faut quasi­ment un mil­lé­naire pour y par­venir. De plus, ces plas­tiques sont très tox­iques pour l’océan et les êtres vi­vants qui le pe­u­plent. On cite l’ex­em­ple connu de la tortue de mer qui s’étouffe avec un sac, le con­fon­dant avec une mé­duse. Pire, c’est l’en­sem­ble de la chaîne al­i­men­taire qui est im­pacté. Des oiseaux aux pe­tits poissons, en pas­sant par les grands mam­mifères marins, nul n’y échappe. Green­peace es­time qu’un mil­lion d’oiseaux et 100’000 mam­mifères marins sont tués par la présence en grand vol­ume de ces in­trus pol­lu­ants. Les océanographes par­lent de 30% de poissons qui ont eu à in­gérer du plas­tique au cours de leur ex­is­tence. La dégra­da­tion due au soleil ou au courant génère des pe­tits morceaux, encore plus dé­vas­ta­teurs. Ces con­fet­tis ont ainsi la même di­men­sion que les planc­tons, avalés par les poissons, d’où leur con­fu­sion. Si cer­taines sub­stances restent en sur­face tels que le polypropy­lène et le polyéthylène, d’autres coulent comme le polyvinyle et le poly­car­bon­ate. At­tirés par cette soupe, les animaux comme les tortues marines ou les péli­cans voient leur es­pérance de vie forte­ment chuter. Ces pe­tites graines de plas­tique agis­sent comme des éponges, main­tenant de dan­gereuses tox­ines comme des pol­lu­ants or­ganiques per­sis­tants: ph­ta­lates, bis­phénol, PCB, etc.

Oceans used as trash cans: noth­ing new

There are more than 250 mil­lion tons of plas­tic pro­duced on the planet each year. It is worth not­ing that 10% ends up in the sea. It has to be said that waste treat­ment schemes are sadly lack­ing. Ship­ping also dumps six mil­lion tons of waste into the oceans ev­ery year. When you re­al­ize that it takes 1,000 years to break down, the bat­tle seems al­ready lost! Biodegrad­able ma­te­ri­als do ex­ist, but they ac­count for only 0.27% of all pro­duc­tion. No doubt, sources of em­ploy­ment and in­no­va­tion are fea­si­ble to neu­tral­ize all plas­tics. By do­ing noth­ing, this 7th con­ti­nent may ul­ti­mately ap­pear on maps and be much the same size as the en­tire con­ti­nent of Europe. Large-scale pho­tos should gal­va­nize pub­lic opin­ion, as aware­ness is cur­rently non-ex­is­tent. Pub­lic aware­ness is prob­a­bly the most ef­fec­tive way to curb this dan­ger­ous phe­nom­e­non. Over­con­sump­tion re­mains at the heart of the is­sue high­lighted by this float­ing con­ti­nent of de­tri­tus.

/Les océans en guise de poubelle: pas une nouveauté

On re­cense chaque an­née plus de 250 mil­lions de tonnes de plas­tiques pro­duits sur la planète. Il est no­table de con­stater que 10% finit dans la mer. Il faut dire que les fil­ières de traite­ment man­quent à l’ap­pel. Les navires re­jet­tent égale­ment dans l’eau six mil­lions de tonnes de déchets tous les ans. Quand on sait qu’il faut 1’000 ans pour les dé­grader, le com­bat sem­ble perdu d’avance! Pour­tant, des matéri­aux biodégrad­ables ex­is­tent, mais ils ne cou­vrent que 0,27% à peine de la pro­duc­tion. Sans doute des gise­ments d’em­ploi et d’in­no­va­tion sont-ils en­vis­age­ables pour con­tre­car­rer le tout plas­tique. En ne faisant rien, le 7ème con­ti­nent risque d’ap­pa­raître sur les cartes à la même su­per­fi­cie que le con­ti­nent européen tout en­tier. Des pho­tos à grande échelle de­vraient saisir l’opin­ion publique, qui ig­nore tout du su­jet. La prise de con­science est sûre­ment le moyen le plus ef­fi­cace pour par­venir à endiguer ce dan­gereux phénomène. La sur­con­som­ma­tion reste au coeur de ce que révèle le 7ème con­ti­nent.

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