L'ORÉAL

THE MOST PARA­DOX­I­CAL OF BRANDS /L' EN SEIGNE DE TOUS LES PARA­DOXES

The Point of You - - TRUTHSERUM -

Leading global cos­met­ics group L’Oréal has stepped up its ac­tiv­i­ties in fa­vor of the en­vi­ron­ment. Fol­low­ing in the foot­steps of other gi­ants like Fer­rero, Unilever and Nestlé, the French group has de­cided to adopt a "zero de­for­esta­tion" pol­icy... but not un­til 2020! They cer­tainly don’t seem con­cerned about the ap­par­ent para­dox.

/Le leader mon­dial de la beauté, L’Oréal, mul­ti­plie les gestes en faveur de l’en­vi­ron­nement. À la suite d’autres géants comme Fer­rero, Unilever ou Nestlé, le groupe français mise sur la poli­tique « zéro dé­foresta­tion » ... mais pas avant 2020! Il faut dire que la firme n’en est pas à un para­doxe près.

Pro­tect­ing the en­vi­ron­ment... when ex­actly?

From the beauty of women to the beauty of na­ture it is just one step, and L’Oréal has de­cided to take that step. In 2014, its prom­ises ex­press a de­sire to pro­tect the world’s trop­i­cal forests, through the grad­ual ex­clu­sion of palm oil from its prod­ucts. Yes, the tar­get of 2020 seems a long way off. And yes, the prom­ises are bind­ing only to those who are will­ing to lis­ten. How­ever, this re­sult owes a great deal to the pres­sure ap­plied by con­sumers. The para­dox comes from the fact that L’Oréal has suf­fered a lit­tle from this af­fair, which was ex­posed mostly thanks to Green­peace in 2013. The NGO touched a nerve by fo­cus­ing its at­ten­tion on the ac­tiv­i­ties of Wil­mar In­ter­na­tional. This com­pany is the big­gest palm oil trader in the world and shows lit­tle con­cern for the en­vi­ron­ment. How­ever, like Gilette and Fer­rero, L’Oréal turned out to be one of Wil­mar In­ter­na­tional’s cus­tomers. These renowned brands ini­tially took refuge be­hind the in­ad­e­quate sus­tain­abil­ity la­bel RSPO. Re­spond­ing to pres­sure, they re­versed their stance, chang­ing it in fa­vor of "zero de­for­esta­tion". Does this rep­re­sent a change of heart or merely a change of mar­ket­ing strat­egy?

/Pro­téger l'en­vi­ron­nement, et avant?

De la beauté des femmes à la beauté de la na­ture, il n'y a qu'un pas, que L'Oréal s'est dé­cidé à franchir. En 2014, les voeux évo­quent une volonté de préserver les forêts trop­i­cales, par l'ex­clu­sion pro­gres­sive de l'huile de palme dans les pro­duits de la mar­que. Certes, l'ob­jec­tif de 2020 ap­pa­raît encore loin­tain. Certes, les promesses n'en­ga­gent que ceux qui les en­ten­dent. Néan­moins, ce ré­sul­tat doit énor­mé­ment à la mo­bil­i­sa­tion des con­som­ma­teurs qui ont su faire pres­sion. Le para­doxe provient du fait que L'Oréal subit un peu cette af­faire, révélée es­sen­tielle­ment par Green­peace en 2013, quand l'or­gan­i­sa­tion non gou­verne­men­tale a soulevé un lièvre en fo­cal­isant son at­ten­tion sur les ac­tiv­ités de l'en­treprise Wil­mar In­ter­na­tional. Cette so­ciété, le plus grand né­go­ciant d'huile de palme au monde, se mon­tre en ef­fet peu soucieuse de la préser­va­tion de l'en­vi­ron­nement. Or, comme Gilette ou Fer­rero, L'Oréal s'avère être l'un des clients de Wil­mar In­ter­na­tional. Dans un pre­mier temps, ces mar­ques de renom se sont re­tranchées der­rière l'in­suff­isant la­bel de dura­bil­ité RSPO. La pres­sion a cepen­dant per­mis un ren­verse­ment de ten­dance, qui ap­pa­raît au­jourd'hui en faveur du «zéro dé­foresta­tion». Alors, prise de con­science ou sim­ple redé­ploiement mar­ket­ing subi?

Newspapers in English

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.