eco-bridges! in is­rael: "an­i­mals this way"

/éco-ponts en is­raël: «par ici les bêtes»

The Point of You - - GOOD DEEDS -

Deer, goats and wild boar, along with a host of other species, are among the vic­tims of road ac­ci­dents in Is­rael. In­deed the prob­lem is be­ing taken very se­ri­ously by the coun­try’s au­thor­i­ties, which have taken prac­ti­cal steps to deal with it. Eco-bridges have been in­stalled to pro­tect the lo­cal wildlife, which will no longer have to look both ways be­fore cross­ing the road... /Cerfs, chèvres et san­gliers, parmi une mul­ti­tude d’es­pèces, sont à compter au nom­bre des vic­times de la route en Is­raël. Un su­jet - plus sérieux qu’il n’y paraît - dont se sont em­parés les pou­voirs publics. Des éco-ponts vi­en­nent au se­cours d’une faune sauvage qui n’aura plus à re­garder des deux côtés de la route avant de tra­verser...

No road signs, just a trail of food

Route 1, which runs from Tel Aviv to Jerusalem, is now crossed by a new kind of bridge. Al­most 70 me­ters wide and about 100 me­ters long, its pur­pose is not to con­nect two high­way restaurants on ei­ther side of the road, or to al­low people to en­joy a leisurely stroll, de­spite all ap­pear­ances. In fact, it’s an eco-bridge. So what ex­actly is it used for? An eco-bridge should be seen as a "green artery", a nec­es­sary eco­log­i­cal link giv­ing wild an­i­mals safe pas­sage across busy high­ways, which are death traps—not only for the an­i­mals them­selves, but also for the driv­ers who might run them down. Some people have ques­tioned how well the in­no­va­tion will work, ar­gu­ing that there are no an­i­mal signs that could con­vince an am­phib­ian to cross at one par­tic­u­lar spot rather than an­other! That’s where the "in­tel­li­gent land­scap­ing" comes in. Ev­ery­thing has been de­signed and laid out to at­tract each species, depend­ing on its par­tic­u­lar pref­er­ences. Wooded ar­eas, open plains and stony stretches are used to en­cour­age and fa­cil­i­tate their move­ment. Fur­ther­more, spe­cial at­ten­tion has been paid to the choice of seedlings planted so that the var­i­ous lo­cal fauna take a real in­ter­est in us­ing this care­fully de­signed cross­ing point. The stomach's mem­ory is a pow­er­ful thing in the an­i­mal king­dom, where the sur­vival in­stinct pre­dom­i­nates.

/Pas de sig­nal­i­sa­tion, juste un garde-manger

La route 1, re­liant Tel Aviv à Jérusalem, s'est dotée d'un pont d'un genre nou­veau. Large de près de 70 mètres et long d'une cen­taine de mètres, celui-ci ne re­lie pas deux restoroutes, ni ne se prête à une quel­conque prom­e­nade bu­col­ique, mal­gré les ap­parences. Il s'agit tout sim­ple­ment d'un éco-pont. Con­crète­ment, de quoi re­tourne-t-il? Il faut voir un éco-pont comme une «artère verte», un lien écologique néces­saire per­me­t­tant d'as­surer, en toute sécu­rité, le fran­chisse­ment de routes (ou d'au­toroutes) à des es­pèces sou­vent con­fron­tées à des axes de circulation très fréquen­tés, véri­ta­bles pièges mor­tels pour les animaux mais aussi pour les au­to­mo­bilistes. Évidem­ment, cer­tains s'in­ter­rogeront sur le sérieux d'une telle dé­marche, ar­guant qu'au­cune sig­nal­i­sa­tion an­i­male ne saurait con­va­in­cre un am­phi­bien de passer à un en­droit plutôt qu'à un autre! C'est faire peu de cas de ces «amé­nage­ments in­tel­li­gents». En ef­fet, tout a été pensé et im­planté afin d'at­tirer chaque es­pèce selon ses spé­ci­ficités. Zones boisées, plaines ou­vertes et cor­dons ro­cailleux ont pour mis­sion de fa­ciliter le dé­place­ment. De plus, un soin par­ti­c­ulier a été porté sur le choix des plan­ta­tions, afin que les dif­férentes com­posantes de la faune lo­cale trou­vent un réel in­térêt à em­prunter ce pas­sage par­faite­ment étudié. La mé­moire du ven­tre trouve tout son sens dans un règne an­i­mal dans lequel pré­domine l'in­stinct de survie.

A ques­tion of preser­va­tion

Far from be­ing an un­suit­able and costly cu­rios­ity, the eco-bridge so­lu­tion cur­rently be­ing pro­moted in Is­rael is di­rectly linked to an in­crease in aware­ness of the im­por­tance of en­vi­ron­men­tal is­sues. A num­ber of sur­veys car­ried out on Is­raeli cit­i­zens say pre­cisely this. Al­most 75% of them feel that "en­vi­ron­men­tal is­sues are cru­cial for qual­ity of life." So that’s pretty clear then. Along­side these con­cerns, nu­mer­ous stud­ies have also shown that, even more than pol­lu­tion, "the pri­mary cause of bio­di­ver­sity loss is frag­men­ta­tion", says en­vi­ron­men­tal­ist Frank Sch­berg. Con­fined to cer­tain fenced off ar­eas and en­croached on from all sides by civ­i­liza­tion, many species strug­gle to sur­vive or to re­pro­duce in such con­di­tions. So what are the con­se­quences? Slowly but surely, the dis­ap­pear­ance of cer­tain species is en­dan­ger­ing the bal­ance of the food chain. In fact, it’s an en­tire ecosys­tem that is threat­ened. This is the at­trac­tion of the eco-bridges: by fa­cil­i­tat­ing move­ment, they help pre­serve the ecosys­tem, all of which en­sures a more bal­anced en­vi­ron­ment. The new trend is there­fore in fa­vor of de­vel­op­ing these struc­tures all over Is­rael. Nu­mer­ous projects are be­ing con­sid­ered and should grad­u­ally ap­pear on the land­scape over the com­ing years. The idea is to fol­low in the foot­steps of the coun­try that pi­o­neered this so­lu­tion: the Nether­lands. In­deed there are no fewer than 600 eco­log­i­cal bridges cross­ing Dutch high­ways!

/Une ques­tion de préser­va­tion

Loin d’être une cu­riosité coû­teuse et in­adap­tée, la so­lu­tion de l’éco-pont, actuelle­ment fa­vorisée en Is­raël, s’in­scrit en droite ligne d’une prise de con­science de l’im­por­tance de l’en­jeu en­vi­ron­nemen­tal. Les dif­férents sondages réal­isés sur le su­jet auprès des citoyens is­raéliens ne dis­ent pas autre chose. Ils sont près de 75% à con­sid­érer que «les ques­tions en­vi­ron­nemen­tales sont cru­ciales pour la qual­ité de leur vie.» Voilà qui a le mérite d’être clair. En marge de ces préoc­cu­pa­tions, de nom­breuses études ont égale­ment dé­mon­tré que, plus que la pol­lu­tion elle-même, «la pre­mière cause de perte de la bio­di­ver­sité est la frag­men­ta­tion», dixit l’en­vi­ron­nemen­tal­iste Frank Sch­berg. Par­qués sur des ter­ri­toires clô­turés et pris en tenaille par la civil­i­sa­tion, beau­coup d'es­pèces peinent à sur­vivre ou à se re­pro­duire dans de telles con­di­tions. Con­séquences? Une dis­pari­tion lente et pro­gres­sive de cer­taines es­pèces, qui met en dan­ger l’équili­bre de la chaîne al­i­men­taire. De fait, c’est tout un écosys­tème qui se trouve men­acé. Là ré­side l’in­térêt de ces éco-ponts qui, en fa­vorisant le dé­place­ment, fa­cili­tent la préser­va­tion de l’écosys­tème. Le tout en as­sur­ant un meilleur équili­bre en­vi­ron­nemen­tal. La ten­dance est donc au développe­ment de ces ou­vrages du côté d’Is­raël. Moult pro­jets sont à l’étude et de­vraient pro­gres­sive­ment sor­tir de terre dans les an­nées à venir. L’idée étant de suivre un pays pion­nier en la matière, à savoir les Pays-Bas. On compte en ef­fet pas moins de 600 ponts écologiques au-dessus des routes néer­landaises!

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