THE WOLF OF WALL STREET

NOT FOR THE FAINT-HEARTED! / LE LOUP DE WALL STREET: PAS POUR LES AG­NEAUX

The Point of You - - ENTERTAINMENT -

Nom­i­nated for five Academy Awards, The Wolf of Wall Street emerged from its lair de­ter­mined to sink its teeth into the box of­fice. Steamy and con­tro­ver­sial, yet bril­liant, the lat­est tri­umph from mas­ter film­maker Scors­ese has cer­tainly not passed un­no­ticed. /Nom­iné dans cinq caté­gories par l’académie des Os­cars, Le Loup

de Wall Street a fini par sor­tir de sa tanière, bien dé­cidé à cro­quer à pleines dents le box of­fice. Sul­fureuse, polémique mais bril­lante, la dernière réal­i­sa­tion en date du maître Scors­ese a tout pour ne pas passer in­aperçue.

De­bauch­ery and lust un­set­tle Hol­ly­wood

Whether you live on Pan­dora, in Gotham City or up the Lonely Moun­tain, it is im­pos­si­ble to es­cape the wolf: es­pe­cially when it ap­pears in the guise of Leonardo DiCaprio, who is cel­e­brat­ing his re­union with the for­mi­da­ble Martin Scors­ese. They pre­vi­ously worked to­gether on The Avi­a­tor (2004) and Shut­ter Is­land (2010), and the mere fact that these two liv­ing movie leg­ends were work­ing to­gether once more should have suf­ficed to cre­ate an ini­tial buzz. In fact, it didn’t. How­ever, as a re­sult of wild ru­mors and rev­e­la­tions leak­ing out bit by bit, an ex­tra­or­di­nary air of ex­pec­ta­tion even­tu­ally built up around this movie. Scenes of raunchy sex, all man­ner of drugs, free-flow­ing al­co­hol and green­backs smelling of de­bauch­ery and lust were all it took to turn The Wolf of Wall Street into an ob­ject of de­sire for all those who ex­pect a lit­tle more from Hol­ly­wood than su­per­heroes in tights or strange trolls from heroic fan­tasy games. Con­tro­versy en­sued, but that is al­ways wel­come when pro­mot­ing a movie!

/Stupre et lux­ure sec­ouent Hol­ly­wood

Que l'on ré­side sur Pan­dora, à Gotham City ou sur le Mont Soli­taire, im­pos­si­ble d'échap­per au loup. Plus encore quand celuici s'in­carne sous les traits d'un cer­tain Leonardo DiCaprio, qui fête là ses retrou­vailles avec l'in­déboulonnable Martin Scors­ese. La sim­ple réu­nion de ces deux lé­gen­des vi­vantes du cinéma, qui avaient déjà col­laboré sur Avi­a­tor (2004) ou Shut­ter Is­land (2010), au­rait dû suf­fire à créer le buzz. Rien. Au fil des rumeurs les plus folles et de révéla­tions livrées au compte-goutte, une vraie aura fan­tas­ma­tique a fini par revêtir ce film. Des scènes de sexe crues, de la drogue à tous les étages, de l'al­cool qui coule à flot et des bil­lets verts qui n'ont d'autres odeurs que celles du stupre et de la lux­ure. Il n'en fal­lait pas plus pour faire de ce Loup de WallStreet une bête traquée par tous ceux qui at­ten­dent d'Hol­ly­wood un peu plus que des su­per-héros en col­lant ou des trolls étranges sor­tis de jeux d'heroic fan­tasy. Et ce, quitte à éveiller une polémique tou­jours bi­en­v­enue en matière de promo!

Martin Scors­ese makes a scene

What bet­ter pub­lic­ity than hav­ing to deal with "cen­sor­ship". Steamy, full-on sex, and co­caine-snort­ing scenes even­tu­ally risked a ban for those un­der 17. Sud­denly, a few cut­ting room ed­its by Para­mount helped make the un­ac­cept­able... ac­cept­able to the guardians of moral­ity and de­cency! Jordan Belfort is still ut­terly provoca­tive but within cer­tain lim­its. It is cer­tainly good news for Amer­i­can teenagers who will be able to watch the wolf with an easy con­science. In ad­di­tion, many vic­tims of the schem­ing traders—por­trayed on the screen by the duo of Leonardo DiCaprio and Jo­han Hill—were quick to con­demn this provoca­tive film that show­cases cor­rup­tion and misog­yny, ex­ac­er­bat­ing greed and lust for money. It has to be said that Martin Scors­ese—who won an Os­car in 2007—is no Michael Moore. Far from of­fer­ing a cri­tique, he merely tells the story with the bril­liance he is known for. Once and for all, The Wolf of Wall Street is just a movie.

/Martin Scors­ese fait son cinéma

Et quelle meilleure pro­mo­tion que de devoir com­poser avec la «cen­sure». Séquences tor­rides et «snif­fettes» tous az­imuts avaient fini par faire planer le risque d’une in­ter­dic­tion aux moins de 17 ans. Quelques coups de ciseaux de la Para­mount ont per­mis de ren­dre l’in­di­ci­ble soudaine­ment... ad­mis­si­ble aux yeux des gar­di­ens de la morale et des bonnes moeurs! Jordan Belfort fait tou­jours aussi peu dans la den­telle, mais selon cer­taines con­ve­nances. As­suré­ment une bonne nou­velle pour les «teenagers» outre-At­lan­tique, qui pour­ront voir le loup en toute quié­tude. En outre, les nom­breuses vic­times des magouilles des traders, in­car­nés à l’écran par le tan­dem Leonardo DiCaprio et Jo­han Hill, n’ont pas man­qué de stig­ma­tiser un film provo­cant qui fait la part belle à la dé­ca­dence et à la misog­y­nie, ex­ac­er­bant l’avid­ité et la soif d’ar­gent. Qu’on se le dise, Martin Scors­ese - os­carisé en 2007 - n’est pas Michael Moore. Loin de dénon­cer, celui-ci se con­tente de racon­ter une his­toire avec le brio qu’on lui con­naît. Une bonne fois pour toutes, Le Loup de Wall Street reste surtout et avant tout du cinéma.

DiCaprio, a Golden Globe as an ap­pe­tizer?

And a great movie it is too, in the true Hol­ly­wood tra­di­tion. Be­sides its an­tic­i­pated suc­cess at the box of­fice, The Wolf ofWall Street can al­ready boast five Os­car nom­i­na­tions, in­clud­ing the highly-prized cat­e­gories of "Best Film", "Best Di­rec­tor" and, of course, "Best Ac­tor" for an il­lus­tri­ous ac­tor who has never yet had the plea­sure of hold­ing up the stat­uette. And that is de­spite re­ceiv­ing four nom­i­na­tions dur­ing his 22-year ca­reer and a widerang­ing fil­mog­ra­phy that few artists can as­pire to! In con­trast, oth­ers have re­ceived Os­cars for much less ef­fort: with­out say­ing a sin­gle word (Jean Du­jardin) or by sport­ing rip­pling mus­cles (Rus­sell Crowe). The Wolf ofWall Street cer­tainly pro­vides a good op­por­tu­nity, even if the com­pe­ti­tion is par­tic­u­larly fierce this year with no short­age of im­pres­sive movies ( 12 Years a Slave, Dal­las Buy­ers Club, Amer­i­can Hus­tle). With the re­sound­ing suc­cess of this mo­tion pic­ture, the DiCaprio/Scors­ese dou­ble act will re­main the main at­trac­tion dur­ing this year’s awards sea­son and it has al­ready pulled it off: caus­ing a sen­sa­tion, a big sen­sa­tion which will un­doubt­edly leave its mark on cin­ema his­tory, as well as our mem­o­ries!

/DiCaprio, un Golden Globe en amuse-bouche?

Du cinéma et du bon cinéma, sauce hol­ly­woo­d­i­enne, à vrai dire. Outre un suc­cès qui ne de­vrait pas se dé­men­tir au box of­fice, Le Loup de Wall Street peut se pré­val­oir de cinq nom­i­na­tions aux Os­cars dans des caté­gories aussi prisées que «Meilleur film», «Meilleur réal­isa­teur» et, bien évidem­ment, «Meilleur ac­teur» pour un il­lus­tre comé­dien qui n’a encore ja­mais eu le bon­heur de soulever la stat­uette. Et ce, mal­gré qu­a­tre nom­i­na­tions en 22 ans de car­rière et une fil­mo­gra­phie var­iée dont peu d’artistes peu­vent se pré­val­oir! En com­para­i­son, d’autres ont été con­sacrés avec moins de peine, sans dire un mot (Jean Du­jardin) ou en jouant de leurs mus­cles (Rus­sell Crowe). Avec Le Loup de Wall Street, l’op­por­tu­nité est en tout cas belle, même si la con­cur­rence est par­ti­c­ulière­ment féroce en cette an­née 2014 qui ne manque pas de grands crus ( 12 Years a Slave, Dal­las Buy­ers Club, Amer­i­can Bluff). Avec le suc­cès re­ten­tis­sant de cet opus, le duo DiCaprio/ Scors­ese restera l’at­trac­tion prin­ci­pale des fes­tiv­ités de cette an­née, tout en ayant d’ores et déjà réussi son coup: faire du bruit, beau­coup de bruit qui mar­quera in­du­bitable­ment les an­nales du cinéma, et aussi les es­prits!

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