À la dé­cou­verte du do­maine de Saint-paul

Au mi­lieu d’un parc de 73 hec­tares, le do­maine de Saint-paul ac­cueille de­puis 2012 des en­tre­prises de tailles et d’ac­ti­vi­tés très dif­fé­rentes.

Toutes les Nouvelles (Rambouillet / Chevreuse) - - La Une - Flo­rence Che­va­lier

En fran­chis­sant la grille XIXE du do­maine de Saint-paul, le vi­si­teur, qui vient pour la pre­mière fois, pour­ra peut-être se mé­prendre sur l’ac­ti­vi­té du lieu. Car avant d’aper­ce­voir les pre­miers bâ­ti­ments de style in­dus­triel, il se pro­mène au mi­lieu d’un parc pay­sa­ger de 73 hec­tares. Un parc im­pec­ca­ble­ment en­tre­te­nu au mi­lieu du­quel ser­pente gen­ti­ment une ri­vière.

Si au­jourd’hui, le do­maine de Saint-paul est com­plè­te­ment dé­dié aux ac­ti­vi­tés éco­no­miques, il n’en a pas tou­jours été de même ( lire his­to­rique). De l’an­cien prieu­ré et de la belle de­meure du XIXE siècle, il ne reste presque plus rien, si ce n’est les deux corps de ferme (1880), les serres (1900) ain­si que des pla­tanes et mar­ron­niers bi­cen­te­naires.

En1957, la Fé­dé­ra­tion fran­çaise du bâ­ti­ment (FFB) achète le site et y ins­talle son centre d’étude de re­cherche ap­pli­quée. Dans les an­nées 1960 et 1970, la Fé­dé­ra­tion construit des lo­caux pour tes­ter les nou­veaux ma­té­riaux et mé­ca­nismes de construc­tion. Mais dans les an­nées 2000, les bâ­ti­ments vieillis­sants se vident pe­tit à pe­tit. La Fé­dé­ra­tion quitte les lieux tout en res­tant pro­prié­taire.

C’est là qu’une nou­velle page du do­maine de Saint

Paul s’ouvre. « Nous avons 31 000 m2 de sur­face bâ­tie sur vingt-quatre bâ­ti­ments. Mais tous ces lo­caux étaient vides, il a fal­lu en­tiè­re­ment les ré­amé­na­ger pour trans­for­mer des han­gars en pla­teaux de bu­reaux » , ra­conte le di­rec­teur du do­maine Laurent Cros­nier.

Les tra­vaux ont été ter­mi­nés en 2012. Le site pro­pose des bu­reaux de 25 à 2000 m2 avec ac­cès à un res­tau­rant d’en­tre­prises, un centre de sé­mi­naires de trente salles de réunions mo­du­lables, deux au­di­to­riums (per­met­tant d’ac­cueillir de 10 à 270 per­sonnes) et un hô­tel de 89 chambres.

Ne reste plus qu’à sé­duire les

en­tre­prises. Au­jourd’hui 150 sa­la­riés tra­vaillent sur le do­maine. « Nous vi­sons da­van­tage les start-up. Notre atout, c’est

l’en­vi­ron­ne­ment, es­time le res­pon­sable tout en je­tant un

coup d’oeil au parc. Des études ont mon­tré que les gens qui tra­vaillent au vert aug­mentent leurs per­for­mances. Ici, les sa­la­riés peuvent pro­fi­ter de leur pause dé­jeu­ner pour al­ler cou­rir en pleine fo­rêt. Nous avons fait ins­tal­ler des ves­tiaires avec des douches pour qu’ils puissent se chan­ger. »

Une na­vette pour le RER B et la fibre sur toute la zone sont deux autres atouts que Laurent Cros­nier met en avant.

Un res­tau­rant pa­no­ra­mique per­met éga­le­ment d’or­ga­ni­ser des ré­cep­tions pri­vées, comme par exemple des ma­riages. « Nous avons re­lan­cé cette ac­ti­vi­té l’an der­nier, nous de­vons com­mu­ni­quer là-des­sus et faire sa­voir aux SaintRé­mois qu’ils peuvent se ma­rier, ici, dans leur com­mune » in­siste Laurent Cros­nier.

Le hall de l’es­pace sé­mi­naire a gar­dé les traces de son pas­sé in­dus­triel.

Laurent Cros­nier loue des sur­faces de 20 à 3 000 m2.

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