La ré­ac­tion des élus

Pierre Bé­dier, pré­sident (LR) du con­seil dé­par­te­men­tal : rêts des Saint-ger­ma­nois. »

Toutes les Nouvelles (Rambouillet / Chevreuse) - - Législatives 2nd Tour -

« La dé­faite des Ré­pu­bli­cains dans les Yve­lines est his­to­rique, elle est nette et sans ap­pel. Elle nous oblige à des chan­ge­ments ra­di­caux pour re­trou­ver les che­mins du suc­cès. La ré­af­fir­ma­tion des va­leurs d’au­to­ri­té pu­blique et de li­ber­té in­di­vi­duelle qui sont les nôtres passe par le re­nou­vel­le­ment de nos re­pré­sen­tants et le bou­le­ver­se­ment de notre mou­ve­ment qui doit re­trou­ver ses ra­cines po­pu­laires.

La France a chan­gé, la so­cié­té a chan­gé, seuls les par­tis po­li­tiques sont res­tés fi­gés sur des idéo­lo­gies et des pra­tiques dé­pas­sées.

Parce que nous fai­sons vivre nos dif­fé­rentes sen­si­bi­li­tés au ser­vice de l’in­té­rêt gé­né­ral dans notre con­seil dé­par­te­men­tal re­nou­ve­lé, fé­mi­ni­sé, ra­jeu­ni, il se­ra le socle de notre re­cons­truc­tion. »

« Ce se­cond tour est la confir­ma­tion de ce que nous avons pu consta­ter la se­maine der­nière et cette as­pi­ra­tion au re­nou­veau qui va se ma­té­ria­li­ser. Main­te­nant : « A grande ma­jo­ri­té, grande res­pon­sa­bi­li­té ». Il y a beau­coup d’at­tentes et cette nou­velle ma­jo­ri­té a la res­pon­sa­bi­li­té de ne pas dé­ce­voir ces at­tentes. Au ni­veau lo­cal, pas de sur­prise. Je sou­haite bien évi­dem­ment bonne chance à Na­ta­lia Pou­zy­reff que je vais convier très pro­chai­ne­ment à une réunion de tra­vail pour lui pré­sen­ter tous les dos­siers saint-ger­ma­nois pour les­quels nous de­man­de­rons son ap­pui. Le re­nou­veau ne veut pas pour au­tant oc­cul­ter le tra­vail fait par Pierre Mo­range pen­dant toutes ces an­nées. Je tiens à lui rendre hom­mage pour toutes ces an­nées où il a, avec dé­ter­mi­na­tion, dé­fen­du les in­té-

« Je re­grette na­tu­rel­le­ment que cette cir­cons­crip­tion reste à droite, une droite connue lais­sant la place à une droite in­con­nue. Une nou­velle ère po­li­tique s’ouvre, ne fai­sons pas comme de­puis 30 ans, comme si tout conti­nuait comme avant. Il est main­te­nant im­por­tant de prendre le temps de re­cons­ti­tuer une force de pro­grès à gauche et au centre, à Pois­sy, dans les Yve­lines comme dans le reste de la France. Il est temps que la gauche se re­mette au tra­vail, re­cons­truise de fond en comble un socle idéo­lo­gique pour dé­mon­trer que jus­tice so­ciale et ef­fi­ca­ci­té éco­no­mique peuvent être ré­con­ci­liées et non s’op­po- ser comme les gou­ver­nants vont cher­cher à nous le faire croire dans les pro­chains mois. Je compte prendre toute ma part dans cette re­nais­sance des forces de pro­grès. Je fe­rai des an­nonces dans ce sens dans les pro­chaines se­maines. »

Gé­rard Lar­cher, pré­sident du Sé­nat (LR) :

Di­manche soir, la pre­mière ré­ac­tion de l’élu de Ram­bouillet a por­té sur la par­ti­ci­pa­tion en baisse : « C’est une sé­quence élec­to­rale qui se ter­mine par un re­cord his­to­rique, 57 % d’abs­ten­tion, signe du désar­roi de notre pays ».

Il s’est en­suite clai­re­ment adres­sé au Pré­sident de la Ré­pu­blique : « Il lui ap­par­tient de veiller scru­pu­leu­se­ment au res­pect des droits de l’op­po­si­tion. Il trou­ve­ra au Sé­nat une ma­jo­ri­té LR UDI UC res­pec­tueuse et exi­geante. C’est l’op­po­si­tion construc­tive qui de­puis trois ans est L’ADN du Sé­nat. Elle se­ra clai­re­ment au ren­dez-vous des ré­formes in­dis­pen­sables au pays. Elle fe­ra sa­voir ses pro­po­si­tions et ses dif­fé­rences à chaque fois qu’il s’agi­ra de ga­ran­tir l’équi­libre des pou­voirs et lut­ter contre la frac­ture ter­ro­riste ».

« L’échec de Jean- Fré­dé­ric Pois­son est pour nous tous une dé­so­la­tion ! La po­li­tique est un do­maine où la jus­tice est ab­sente, mais après la nuit vient le jour », veut croire l’an­cienne mi­nistre.

« Les élec­teurs ont dit au re­voir à M. Pois­son. Fé­li­ci­ta­tion à la nou­velle dé­pu­tée », a lan­cé Jean-claude Hus­son, grand ad­ver­saire de l’an­cien élu, no­tam­ment à la com­mu­nau­té d’ag­glo­mé­ra­tion. Avant de pré­ci­ser, « je se­rai vi­gi­lant ».

« Mal­gré le sur­saut du se­cond tour, cette élec­tion est une dé­faite his­to­rique pour notre fa­mille po­li­tique. Une dé­faite qui in­ter­vient après celle de la pré­si­den­tielle.

Nous de­vons prendre nos res­pon­sa­bi­li­tés et ti­rer toutes les consé­quences de ces échecs suc­ces­sifs.

Les res­pon­sables de notre fa­mille po­li­tique doivent dé­sor­mais en­clen­cher un pro­ces­sus de re­nou­vel­le­ment des vi­sages mais aus­si des idées. Le temps est ve­nu de se re­mettre col­lec­ti­ve­ment en ques­tion et de cla­ri­fier une fois pour toutes notre ligne po­li­tique. Nous avons tout à re­cons­truire ! »

« Je n’ai pas de re­grets. J’ai fait un man­dat de qua­li­té et cette cam­pagne a été ex­tra­or­di­naire. » Di­manche soir, JeanMa­rie Té­tart (LR), en­tou­rés de sou­tiens et de mi­li­tants à son QG d’épône, a re­con­nu sa dé­faite dès 22 heures. « Je ne me sens pas sanc­tion­né pour mon tra­vail, dé­cla­rait l’élu, qui sié­geait à l’as­sem­blée de­puis 2012. La Ré­pu­blique en marche a tout ren­ver­sé tout sur son pas­sage. J’es­pé­rais y échap­per… Je sou­haite que le Gou­ver­ne­ment et la nou­velle As­sem­blée na­tio­nale fassent le meilleur bou­lot pos­sible. »

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