Le com­merce pas­sé au scan­ner

La Chambre de com­merce vient de rendre son étude sur la zone de cha­lan­dise de 41 555 ha­bi­tants de Ram­bouillet. Si la zone d’ac­ti­vi­tés Bel-air croît, le centre-ville voit son taux de va­cance se dé­gra­der. Mais l’éva­sion des consom­ma­teurs est en baisse.

Toutes les Nouvelles (Rambouillet / Chevreuse) - - La Une - Phi­lippe Co­hen

Tous les quatre ans, la chambre de com­merce et d’in­dus­trie étu­die à fond la zone de cha­lan­dise de Ram­bouillet. La der­nière étude a été pré­sen­tée de­vant les com­mer­çants la se­maine der­nière par Ch­ris­tophe Or­thus, res­pon­sable du ser­vice étude et in­for­ma­tion éco­no­mique. « Un ou­til in­té­res­sant pour com­pa­rer les com­por­te­ments d’achats et les ha­bi­tudes des consom­ma­teurs dans une zone qui garde son as­pect pro­vin­cial » , ont avan­cé le maire et le res­pon­sable de la CCI. Voi­ci les prin­ci­paux en­sei­gne­ments.

Le taux de va­cance des com­merces sur 497 (dont 307 en cen­tre­ville).

En centre- ville, les clients l’es­timent im­por­tant. Mais pour

la CCI : « Le taux de 4 % est faible com­pa­ré au ni­veau na­tio­nal qui est de 11 %. Ce­la étant, il s’est tout de même dé­gra­dé par rap­port à 2010 où il était de 2,5 %. Il a mal­heu­reu­se­ment lé­gè­re­ment évo­lué dans le né­ga­tif en centre-ville. » Le ra­tio entre le nombre de com­merces et d’ha­bi­tants est bon. Il est de 19 pour 1000 ha­bi­tants ce qui est éle­vé pour une ville comme Ram­bouillet. L’offre com­mer­ciale est ex­trê­me­ment im­por­tante. Elle est com­pa­rable à Ver­sailles (19 pour 1000) et Saint-ger­main

(22 pour 1000). Elle est au-de­là de Pois­sy et de Mantes.

Le chiffre d’af­faires à la hausse : 348M d’eu­ros. Une pro­gres­sion de 19 % de­puis 2012.

La forte hausse est por­tée par les zones com­mer­ciales pé­ri­phé­riques. Elle est très forte à BelAir (+ 36 %) et à La Clai­rière (+ 39 %). Ce­la va de pair avec l’aug­men­ta­tion des sur­faces com­mer­ciales de 57 % dans la zone de Bel-air. En re­vanche, le chiffre d’af­faires baisse de 12 % en de­hors des zones com­mer­ciales pé­ri­phé­riques. Une ten­dance na­tio­nale se­lon la CCI pour le centre-ville qui voit soit chiffre d’af­faires pas­ser de 71M en 2012 à 58M en 2015. Ce­pen­dant, la baisse n’af­fecte pas les ser­vices comme les coif­feurs, pres­sings, phar­ma­cies, ci­né­ma, ni les hô­tels et res­tau­rants qui voient « une belle hausse » de 14 points. Les clients sont en ma­jo­ri­té des lo­caux.

68 % de la clien­tèle vient de Ram­bouillet, puis 12 % de la zone des étangs (Les Es­sarts, Le

Per­ray), 10 % de Saint-ar­noult et 7 % d’ablis « qui res­tent

ai­man­tés par Chartres » . L’at­trac­ti­vi­té se ren­force de 23 %. On voit de plus en plus d’ha­bi­tants de Saint-ar­noult (+ 41 %).

Les Ram­bo­li­tains dé­pensent da­van­tage et sur leur zone com­mer­ciale

C’est une par­ti­cu­la­ri­té du Sud- Yve­lines. Alors que sur l’en­semble du dé­par­te­ment des Yve­lines les dé­penses baissent de 7 %, celles des Ram­bo­li­tains pro­gressent de 9,7 % (8694 eu­ros par per­sonne). « Ram­bouillet est épar­gnée » , com­mente le res­pon­sable de la CCI. Mais ce sont sur­tout, se­lon l’étude, les su­per­mar­chés et les hy­per­mar­chés qui en pro­fitent. Car les achats de proxi­mi­té non-ali­men­taire par exemple baissent de 4 points.

Pas fans des achats sur In­ter­net

À contre-cou­rant de la ten­dance gé­né­rale du dé­par­te­ment, le Ram­bo­li­tain, « ce qui

est éton­nant, » n’achète pas da­van­tage à tra­vers le drive et In­ter­net. Le non- ali­men­taire passe de 13 à 9 % par exemple.

Les achats à Bel-air

Entre 2012 et 2015, les ha­bi­tants sont al­lés da­van­tage à BelAir, + 4 points, et à La Gi­ro­de­rie. Mais les achats de proxi­mi­té baissent de 2 points.

Point po­si­tif : la baisse de l’éva­sion. Les ha­bi­tants vont de moins

en moins à l’ex­té­rieur. « L’offre com­mer­ciale est op­ti­male car elle fait ré­gres­ser l’éva­sion. Cette der­nière a bais­sé de 4 points et on dé­pense da­van­tage sur la zone de Ram­bouil

let. » , in­dique la CCI. Une ten­dance qui va s’ac­cen­tuer avec les nou­velles ar­ri­vées sur Bray­phin et Car­re­four. Et s’il y a éva­sion, elle se fait vers Mau­re­pas et Coi­gnières pour l’équi­pe­ment de la mai­son. Du coup, la ville de Ram­bouillet, de ma­nière glo­bale, ren­force son at­trac­ti­vi­té. 71 %

des dé­penses des Ram­bo­li­tains sont ef­fec­tuées sur leur zone de cha­lan­dise. Ram­bouillet est la troi­sième ville la plus at­trac­tive après Plai­sir et Mau­re­pas. « On n’a pas be­soin d’al­ler loin pour avoir tout ceux dont on a be­soin » a ré­su­mé Ch­ris­tophe Or­thus. Ram­bouillet com­pa­rée à Gi­ver­ny

« Le bi­lan est plu­tôt po­si­tif car l’at­trac­ti­vi­té est à la hausse mais mal­heu­reu­se­ment, le centre- ville n’en pro­fite pas. Il faut être vi­gi­lant sur ce point car dans le même temps, l’offre en pé­ri­phé­rie conti­nue à être per­for­mante. Il faut trou­ver le bon équi­libre. Ce­pen­dant, les ca­fés, res­tau­rants et hô­tels sont dans une autre dy­na­mique. Ils connaissent une em­bel­lie qui est due au fait que les Pa­ri­siens vont al­ler moins à l’étran­ger et plu­tôt à la dé­cou­verte des villes aux portes de Pa­ris. Ram­bouillet pro­fite de cet en­goue­ment pour l’au­then­tique aux portes de Pa­ris. Au­vers-sur-oise, Gi­ver­ny sont com­pa­rables sur ce point à Ram­bouillet. Les Pa­ri­siens sont sur­pris de chan­ger de pay­sage et de pro­fi­ter des atouts de la cam­pagne proche de chez eux » , sou­ligne Ch­ris­tophe Or­thus de la CCI.

L’ex­ten­sion du centre com­mer­cial Bel-air de­vrait confir­mer cette ten­dance des Ram­bo­li­tains à ache­ter près de chez eux. Cul­tu­ra, Vib’s et Bes­son ain­si qu’un res­tau­rant ou­vri­ront en sep­tembre.

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