Par en­nui, il plonge dans la pé­do­por­no­gra­phie

Plus de 9000 pho­tos et 1347 vi­déos très pré­ci­sé­ment. Beau­coup de por­no­gra­phie mais aus­si des fi­chiers met­tant en scène des en­fants. Ce conte­nu a été dé­cou­vert sur l’or­di­na­teur, les disques durs et autres sup­ports ex­ternes de Fer­nan­do. L’homme de 52 ans ét

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Une in­croyable course-pour­suite s’est dé­rou­lée dans le sec­teur de Saint-nom-la-bretèche, le 21 août der­nier. Le fuyard a ten­té de se ré­fu­gier au do­mi­cile pa­ren­tal, pour­sui­vi par les gen­darmes. Il avait sa mère à son bord.

C’est aux alen­tours de 11 heures, ce lun­di-là, qu’une pa­trouille de gen­dar­me­rie re­père une Smart aux vitres tein­tées. Les mi­li­taires dé­cident de contrô­ler le conduc­teur. Ils font de­mi-tour. L’au­to­mo­bi­liste ac­cé­lère comme un dam­né. Il ne ré­pond pas aux in­jonc­tions de s’ar­rê­ter par le haut-par­leur. Il ignore la si­rène et le gy­ro­phare. Et sur­tout, il prend tous les risques : rond-point à l’en­vers, cir­cu­la­tion au mi­lieu de la route en che­vau­chant la ligne blanche…

Ar­ri­vé au ni­veau du golf, il s’en­gouffre sur un che­min. La pro­prié­té de ses pa­rents est au bout. Le por­tail s’ouvre. Il passe et tente de re­fer­mer der­rière lui. Les gen­darmes qui le ta­lonnent réus­sissent à pas­ser. Pierre, 26 ans, est ar­rê­té de­vant sa mère, en­core sous le choc, son père, qui est dans le jar­din, et sa pe­tite amie, qui l’at­tend. Avant d’être me­not­té, il se dé­bat­tra tant qu’un gen­darme re­ce­vra un up­per­cut en plein vi­sage. Un autre au­ra son pan­ta­lon dé­chi­ré. Il hur­le­ra alors : « Je ne veux pas être ar­rê­té au­jourd’hui, pas à ce mo­ment-là. » La phrase trou­ve­ra un sens lors de ses au­di­tions.

« J’ai été gui­dé par la pa­nique et la peur »

En fait, ce­la fait plu­sieurs mois que Pierre est at­ten­du par les gen­darmes. Le 7 juin 2015, il a vo­lé un vé­lo élec­trique qui se trou­vait de­vant le golf. Il a été confon­du alors qu’il cher­chait à le re­vendre sur In­ter­net à son lé­gi­time pro­prié­taire. À l’époque, la jus­tice lui a pro­po­sé une pro­cé­dure sim­pli­fiée de re­con­nais­sance de culpa­bi­li­té. Il ne s’y est pas ren­du. C’est donc une autre forme qui a pris le re­lais, celle de la convo­ca­tion par un of­fi­cier de po­lice ju­di­ciaire. Sauf que Pierre a tou­jours es­qui­vé les ren­dez-vous à la gen­dar­me­rie, pro­met­tant par té­lé­phone de ve­nir un jour.

Face aux juges, Pierre a jus­ti­fié son dé­lit de fuite. « J’ai été gui­dé par la pa­nique et la peur. Comme mes pa­rents al­laient par­tir, je ne vou­lais pas que ça se passe de­vant eux. Ce­la a été une mau­vaise dé­ci­sion, une bê­tise. » « Une bê­tise qui peut vous coû­ter cinq ans de pri­son », re­prend la pré­si­dente. Quant à l’his­toire du vé­lo, il la jus­ti­fie par une co­lère sou­daine. « J’avais per­du un drone de grande va­leur au­des­sus du golf. Je n’ar­ri­vais pas à le re­trou­ver. Et le per­son­nel m’a de­man­dé de m’en al­ler. Lorsque je suis sor­ti, j’ai vu le vé­lo. Je l’ai pris et je suis ren­tré chez moi. En­suite, je l’ai ca­ché à la li­sière de la fo­rêt. »

Vient le temps de se pen­cher sur son par­cours per­son­nel. Juges et pro­cu­reur tombent des nues. Pierre a été condam­né à huit re­prises pour des pe­tits dé­lits. Il évo­lue pour­tant dans un mi­lieu plu­tôt fa­vo­ri­sé. Il gère aus­si une so­cié­té de biens im­mo­bi­liers ain­si qu’une en­tre­prise de sa créa­tion spé­cia­li­sée dans le tour­nage de films par drone. Il est par ailleurs pi­lote pri­vé d’avion et as­pire à de­ve­nir pro­fes­sion­nel. Le tout est ser­vi par un di­plôme de géo­po­li­tique et de com­merce in­ter­na­tio­nal. « Au re­gard de ma si­tua­tion, il est clair que j’ai plus que dé­ra­pé », concède-t-il.

« Vous êtes un ré­cal­ci­trant »

Le mi­nis­tère pu­blic s’ac­corde sur ce­la, re­gret­tant l’at­ti­tude de Pierre. « Vous êtes un ré­cal­ci­trant. Un ré­cal­ci­trant qui a un pro­blème avec l’au­to­ri­té ! Je de­mande 12 mois de pri­son ferme et une an­nu­la­tion de votre per­mis ! » Les trois juges ont sui­vi ces ré­qui­si­tions, tout en pré­ve­nant le jeune homme. « Nous avons beau­coup hé­si­té à vous en­voyer en pri­son, pour vous faire su­bir un élec­tro­choc. Vous avez toutes les cartes en main pour faire amé­na­ger cette peine, pour agir cor­rec­te­ment, comme un adulte. Il faut que ce soit la der­nière fois ! S’il y a une pro­chaine, ce se­ra Bois-d’ar­cy, au­to­ma­ti­que­ment ! »

Les ani­maux res­sor­taient de là « amai­gris, cou­verts d’ex­cré­ments et d’urine ». Et pour cer­tains même, com­plè­te­ment aphones. Les po­li­ciers des Mu­reaux en­quêtent sur les condi­tions d’hé­ber­ge­ment d’une pen­sion pour chiens et chats d’evec­que­mont. Trois plaintes ont dé­jà été dé­po­sées par des clients de l’éta­blis­se­ment, mé­con­tents de la pres­ta­tion four­nie.

L’af­faire dé­bute sa­me­di 19 août. Une femme se pré­sente au com­mis­sa­riat après avoir ré­cu­pé­ré son chien sale et af­fai­bli, après quinze jours de garde. Ce n’est pas la res­pon­sable de la pen­sion, ab­sente, qui lui a re­mis l’ani­mal mais un de ses amis. Le jour même, sur place, sente des Sar­ra­zins, les fonc­tion­naires ne trouvent per­sonne. Le pro­cu­reur de la Ré­pu­blique les au­to­rise à en­trer.

Ils dé­couvrent alors treize chiens et quatre chats, en­tas­sés dans dif­fé­rentes pièces du pa­villon : sous-sol, cave, salle de bain. Lais­sés là dans des condi­tions d’hy­giènes plus que dou­teuses, au mi­lieu de leurs ex­cré­ments et, pour cer­tains, sans eau, ni nour­ri­ture.

Les po­li­ciers par­viennent à joindre au té­lé­phone la pro­prié­taire de la pen­sion, une femme de 67 ans. Elle pré­tend d’abord être hos­pi­ta­li­sée, avant de consen­tir à se rendre sur place le len­de­main. Dans le voi­si­nage, les po­li­ciers en­tendent une tout autre ver­sion. La sexa­gé­naire se­rait par­tie en va­cances de­puis plu­sieurs jours.

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