Ce Ver­saillais rêve du Ven­dée Globe

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Be­noît Ho­chart, 31 ans, a fait ses gammes de skip­per du­rant son ado­les­cence sur le plan d’eau de l’île de loi­sirs de Saint-quen­tin-en-yve­lines. Dans deux mois, le na­tif de Ver­sailles se­ra au dé­part de la Tran­sat Jacques-vabre.

Tan­guy de La­motte, Louis Bur­ton, Éric Bel­lion… Tous ces na­vi­ga­teurs ont comme point en com­mun ce­lui d’avoir gran­di dans les Yve­lines, loin de la mer, avant que l’ap­pel du large ne les amène à se rap­pro­cher de la côte. À cette liste, il faut ajou­ter Be­noît Ho­chart. Ce skip­per en de­ve­nir de 31 ans, né à Ver­sailles, a don­né ses pre­miers coups de voile à l’île de loi­sirs de Saint-quen­tin-en-yve­lines. « Le meilleur club dans le coin »

C’était il y a dé­jà une ving­taine d’an­nées mais le jeune homme en garde des sou­ve­nirs im­pé­ris­sables. « J’ai de la fa­mille dans le golfe du Mor­bi­han. Du coup, on fai­sait de la voile pen­dant les va­cances, ra­con­tet-il. À par­tir de mes 11 ans, j’ai eu en­vie d’en faire toute l’an­née. On a donc cher­ché un club en ré­gion pa­ri­sienne. Ce­lui de Saint-quen­tin était le meilleur dans le coin. » Dans un pre­mier temps, Be­noît s’y ren­dait à rai­son d’une fois par se­maine. Le week-end gé­né­ra­le­ment, une fois les de­voirs pour l’école ter­mi­nés. « L’an­née de ma ter­mi­nale, j’y al­lais le mer­cre­di, le sa­me­di et le di­manche. On ado­rait se re­trou­ver tous en­semble. L’am­biance était dans le groupe jeunes. Sur l’étang, on s’ima­gi­nait en mer »,

se sou­vient ce­lui qui a fait ses gammes sur l’eau au­près de Be­noît Cressent, mo­ni­teur à l’époque au Club de voile de Saint-quen­tin-en-yve­lines (CVSQ). La pas­sion de­vient alors tel­le­ment dé­vo­rante que le gar­çon fi­nit par se faire une rai­son

: « Je n’avais en­vie que d’une chose : de­ve­nir ma­rin pro­fes­sion­nel ». La Tran­sat Jacques-vabre en no­vembre

Il passe alors son bre­vet de « Ca­pi­taine 200 voile » pour pou­voir en faire son mé­tier tout en ef­fec­tuant en pa­ral­lèle une école d’in­gé­nieur à Rennes. « Après, je suis par­ti sur des ex­pé­di­tions en An­tarc­tique pen­dant quelques an­nées avant de vou­loir re­ve­nir l’an der­nier à la course en so­li­taire. Je rêve de faire le Ven­dée Globe en 2020 »,

confie-til. Une course au­tour du monde, sans es­cale ni as­sis­tance, qui fas­cine les skip­pers de­puis trois dé­cen­nies.

« J’ai cette idée en tête de­puis que je suis ado­les­cent. Dans ma chambre, j’avais des pos­ters de tous les voi­liers qui fai­saient cette course. Je me sou­viens, d’ailleurs, que je vou­lais être le plus jeune à faire le Ven­dée Globe. » Dans trois ans, il en au­ra 35 au mo­ment du dé­part. Ce qui ne lui per­met­trait pas de battre le re­cord de pré­co­ci­té de l’épreuve (23 ans) dé­te­nu par le Suisse Alan Rou­ra de­puis la der­nière édi­tion.

Peu im­porte. Le chal­lenge est ailleurs.

« Il y a deux ob­jec­tifs : fi­nir puis es­sayer de na­vi­guer le plus ra­pi­de­ment pos­sible au­tour de la pla­nète. Tout ma­rin a en­vie d’al­ler se frot­ter à cette course my­thique. » Son pro­jet, Be­noît l’a vé­ri­ta­ble­ment lan­cé en 2016 lors de la So­li­taire du Fi­ga­ro bou­clée à la 31e place. La Tran­sat Jac­ques­vabre - course trans­at­lan­tique en double du Havre au Bré­sil - est son pro­chain dé­fi en no­vembre. La Route du Rhum est aus­si à son agenda en 2018. Ba­sile Re­go­li

Be­noît Ho­chart se­ra au dé­part de la Tran­sat Jacques-vabre le 5 no­vembre au Havre.

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