Des ra­paces chassent les étour­neaux

Toutes les Nouvelles (Rambouillet / Chevreuse) - - La Une - Phi­lippe Co­hen

A grand bruit, des nuées d’étour­neaux se re­groupent chaque soir en ville. Ils ont pris l’ha­bi­tude avant l’au­tomne de ve­nir per­cher sur les pla­tanes de la place Thome-pa­te­nôtre, mais aus­si près du Ni­ckel ou en­core à Grous­say. Le phé­no­mène s’ac­cen­tue du­rant la pé­riode mi­gra­toire où les étour­neaux ve­nus du nord de l’eu­rope s’ad­di­tionnent aux au­toch­tones et res­tent ici jus­qu’aux ge­lées. « Si le froid ne vient pas, ils vont res­ter là, se sé­den­ta­ri­ser. Ils pro­voquent des nui­sances sonores et des pro­blèmes sa­ni­taires à tra­vers leurs fientes », ex­plique un fau­con­nier spé­cia­li­sé dans l ef­fa­rou­che­ment di­li­gen­té par la mu­ni­ci­pa­li­té pour in­ter­ve­nir.

Mi­gra­tion de sai­son

Aux cô­tés de la po­lice mu­ni­ci­pale, les ri­ve­rains ont vu le pro­fes­sion­nel de l’ef­fa­rou­che­ment in­ter­ve­nir avec l’aide de deux buses de Har­ry, ra­paces d’amé­rique du Sud. On a vu les deux ra­paces pos­tés à dif­fé­rents en­droits avant de s’en­vo­ler pour ef­frayer les grou­pe­ments d’étour­neaux qui pen­ser ne trou­ver que quié­tude sur les pla­tanes. L’opé­ra­tion s’est re­nou­ve­lée plu­sieurs jours à trois en­droits de Rambouillet, à la pour­suite des groupes d’étour­neaux, his­toire d’in­vi­ter les étour­neaux à pour­suivre leurs mi­gra­tions sai­son­nières plus loin. Si les hi­vers sont froids, les nuées de plus en plus im­pres­sion­nantes vont jus­qu’en Ita­lie et en Es­pagne pour conti­nuer à se nour­rir d’in­sectes et de fruits.

Les ra­paces conduits sur la place Thome.

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