Christine Bou­tin en vingt dates

Presque un de­mi-siècle d’his­toire po­li­tique lo­cale et nationale. C’est ce qu’in­carne Christine Bou­tin.

Toutes les Nouvelles (Rambouillet / Chevreuse) - - Rambouillet -

Pour com­prendre à quel point Christine Bou­tin a mar­qué le ter­ri­toire des Yve­lines et le sud en par­ti­cu­lier, il faut suivre son par­cours qui épouse l’his­toire po­li­tique fran­çaise et celle de Ram­bouillet.

1944 : Nais­sance le 6 fé­vrier à Le­vroux dans l’indre.

1973 : Christine Bou­tin et sa fa­mille s’ins­tallent à Auf­far­gis alors vil­lage de 1 800 ha­bi­tants.

1974 : Christine Bou­tin tra­vaille au Cré­dit agri­cole. Ti­tu­laire de la carte de presse, elle réa­lise le men­suel du Cré­dit agri­cole pour la ru­brique Dos­sier fa­mi­lial.

1977 : Elle se lance dans sa pre­mière cam­pagne des mu­ni­ci­pales à Auf­far­gis et de­vient ad­jointe au maire aux af­faires fa­mi­liales. « Le man­dat d’élu est une école de di­plo­ma­tie, d’hu­mi­li­té et de mo­des­tie », confie-t-elle dans son livre.

1980 : Le maire, Ber­nard Lé­vêque qui se re­tire dans le Mi­di, lui pro­pose de lui suc­cé­der. Elle de­vient maire à 36 ans. 3 000 per­sonnes pour Ray­mond Barre 1982 : Elle ob­tient l’in­ves­ti­ture de L’UDF et elle rem­porte ses pre­mières can­to­nales face à Guy Ma­lan­dain (PS). Elle entre en mars 1982 au conseil gé­né­ral des Yve­lines.

1983 : Dé­çue par Gis­card, elle re­joint Ray­mond Barre et tra­vaille à son im­plan­ta­tion en ré­gion pa­ri­sienne, fief de Jacques Chi­rac. Elle crée l’as­so­cia­tion Yve­lines Ave­nir Ve Ré­pu­blique.

1983 : Mu­ni­ci­pales à Ram­bouillet. C’est le choc po­li­tique entre Christine Bou­tin (UDF) et Gé­rard Lar­cher (RPR), pour la suc­ces­sion de Jac­que­line Tho­me­pa­te­nôtre (Ra­di­cal). Lar­cher l’em­porte, Bou­tin de­vient ad­jointe au maire. Elle res­te­ra au conseil de Ram­bouillet jus­qu’en 2001. « Pen­dant cette élec­tion, j’ai com­pris toute la si­gni­fi­ca­tion de l’ex­pres­sion com­bat po­li­tique », écrit-elle dans son livre. Après le com­bat, les deux fi­gures po­li­tiques marquent leurs ter­ri­toires et co­opèrent pour dé­fendre le sud du dé­par­te­ment.

1985 : Christine Bou­tin crée l’évé­ne­ment, le 2 juin 1985 sous un cha­pi­teau du Per­ray-en-yve­lines. Elle ac­cueille Ray­mond Barre, et Thier­ry Le Lu­ron. 3 000 per­sonnes as­sistent à l’évé­ne­ment. C’est une vraie dé­mons­tra­tion po­pu­laire et une réus­site po­li­tique.

1986 : Ba­taille des lé­gis­la­tives : Bou­tin conduit la liste dis­si­dente, l’une des deux seules en France sou­te­nue par Ray­mond Barre. Elle passe pour la pre­mière fois à la té­lé­vi­sion, le 13 jan­vier 1986. Face à tous les té­nors, elle ré­siste et est « élue à

la fu­reur gé­né­rale », écrit-elle. Elle fait son en­trée à l’assemblée nationale. En sep­tembre, c’est Gé­rard Lar­cher qui entre pour la pre­mière fois au Sé­nat. Fi­gure de la Ma­nif pour tous 1998 : Son dis­cours de 5h27 exac­te­ment contre le pacs (pacte ci­vil de so­li­da­ri­té) fait d’elle une femme po­li­tique hy­per­mé­dia­tique. Elle a bran­di dans l’hé­mi­cycle la Bible qui était dans son sac, face à Eli­sa­beth Gui­gou, mi­nistre, Garde des Sceaux : « Un geste tel­le­ment ra­pide qu’il n’a pas été fil­mé », se sou­vient la femme po­li­tique qui créa plus tard, le Par­ti Ch­ré­tien­dé­mo­crate. « Il y a eu un avant et un après. Avant la laï­ci­té était com­prise comme l’in­ter­dic­tion de toutes les re­li­gions en France. Après il y a eu des col­loques sur la laï­ci­té et elle est au coeur des dé­bats au­jourd’hui », se sou­vient-elle. 2002 : Elle fonde son par­ti, le Fo­rum des ré­pu­bli­cains so­ciaux et se pré­sente aux élec­tions pré­si­den­tielles. 2007 : Elle de­vient mi­nistre du Lo­ge­ment de Nicolas Sarkozy jus­qu’en 2009. 2009 : Elle fonde le Par­ti chré­tien-dé­mo­crate. 2011 : Elle re­çoit la Lé­gion d’hon­neur des mains d’hé­lène Car­rère D’en­causse. 2013 : Christine Bou­tin de­vient une fi­gure de la Ma­nif pour tous, qui s’op­pose au ma­riage entre per­sonnes de même sexe.

2014 : Elle échoue à en­trer au Par­le­ment eu­ro­péen, avec sa for­ma­tion Force-vie. Mars 2015 : Der­nière élec­tion au conseil dé­par­te­men­tal. No­vembre 2016 : Elle avait été condam­née en ap­pel en no­vembre 2016 pour « pro­vo­ca­tion pu­blique à la haine ou à la vio­lence », après avoir dit en 2014 que « l’ho­mo­sexua­li­té est une abo­mi­na­tion ». Sep­tembre 2016 : Son tweet an­non­çant la mort de Jacques Chi­rac est très vi­ve­ment cri­ti­qué.

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Christine Bou­tin dans les an­nées 80. Par Jacques Pos­tel, pho­to­graphe du jour­nal Toutes Les Nou­velles.

En 1983, Christine Bou­tin doit faire al­liance avec Gé­rard Lar­cher au conseil. Mais c’est tu­mul­tueux. (Ar­chives Toutes Les Nou­velles).

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