La dé­pu­tée lance ses per­ma­nences iti­né­rantes

Toutes les Nouvelles (Versailles / Saint-Quentin-en-Yvelines) - - Autour De Versailles - F. Des­serre

C’était une pro­messe de cam­pagne. La nou­velle dé­pu­tée, Béa­trice Pi­ron (LREM), vient de lan­cer une per­ma­nence iti­né­rante dans les com­munes de la 3e cir­cons­crip­tion des Yve­lines. nom. Ce se­ra aus­si l’oc­ca­sion de ren­con­trer in­for­mel­le­ment les maires ré­gu­liè­re­ment. Il est cer­tain que ce­la va chan­ger les ha­bi­tudes », in­siste Béa­trice Pi­ron.

L’élue ne cache pas sa vi­sion du man­dat de son pré­dé­ces­seur, Hen­ri Guai­no. En ré­su­mé : peu pré­sent sur le ter­rain de sa cir­cons­crip­tion et peu dis­po­nible pour un ren­dez-vous.

Une réunion pu­blique chaque mois

A ce ca­len­drier des per­ma­nences iti­né­rantes, Béa­trice Pi­ron a sou­hai­té ajou­ter une réunion pu­blique men­suelle. Elle se­ra or­ga­ni­sée le qua­trième jeu­di de chaque mois. « Je sou­haite qu’elle prenne la forme d’un dé­bat ou­vert, que l’on puisse par­ler de l’ac­tua­li­té, des pro­jets de loi, quel tra­vail nous fai­sons à l’as­sem­blée na­tio­nale. Il faut que l’in­for­ma­tion soit la plus com­plète pos­sible, que l’on ex­plique le pour­quoi des choses. »

La dé­pu­tée ne craint pas la sur­charge de tra­vail. « J’ai tou­jours eu un agen­da as­sez com­plet. En juillet, j’ai été très pré­sente à l’as­sem­blée, pour le dé­mar­rage. Ce­la ne me dé­range pas. C’est tout à fait nor­mal. J’ai en­vie de dé­cou­vrir, de ren­con­trer des gens, d’ap­prendre. Je re­fuse peu et pro­pose beau­coup. D’ici la fin du mois, j’au­rais ren­con­tré tous les maires de la cir­cons­crip­tion. J’ai aus­si pro­po­sé à toutes les écoles de ve­nir les voir. Ce­la est im­por­tant pour le tra­vail d’édu­ca­tion à la ci­toyen­ne­té. »

Pour le mo­ment, huit com­munes sur les treize de la cir­cons­crip­tion ont ac­cep­té que Béa­trice Pi­ron tienne sa per­ma­nence en mai­rie. D’autres n’ont pas en­core ré­pon­du. La ville du Ches­nay a re­fu­sé de lui ou­vrir une salle en mai­rie. Elle es­time que ce­la n’est pas né­ces­saire dans la me­sure où Béa­trice Pi­ron va ou­vrir un site per­ma­nent à Bailly. « Nous n’avons pas beau­coup de salle dis­po­nible, af­firme la mu­ni­ci­pa­li­té. Ce­pen­dant, nous trans­met­trons avec plai­sir n’im­porte quel cour­rier ou mail qui pour­rait lui être adres­sé ».

de pa­tente. Ce­la n’a pas de sens. Une salle est une salle. Et nous ne tou­chons rien. Ce sont justes les pro­duc­teurs qui viennent vendre leurs pro­duits à un nombre pré­cis de per­sonnes. Puis ils re­partent, jus­ti­fie Char­lotte Da Cun­ha. La mai­rie nous a pro­po­sé d’al­ler à la mai­son des as­so­cia­tions près de la gare. Mais ce­la est beau­coup moins pra­tique et nous ne pour­rions y al­ler qu’une se­maine sur deux. »

« La porte n’est pas fer­mée »

Pour la jeune mère de fa­mille, le maire cam­pe­rait sur une op­po­si­tion de prin­cipe, ayant « peu­têtre une image er­ro­née de ce que nous sommes. Et nous ne sommes pas des éco­los mi­li­tants. Juste des ci­toyens qui veulent pro­fi­ter d’une bonne ali­men­ta­tion. Après tout, la salle de Le­luc est du ma­té­riel mu­ni­ci­pal fi­nan­cé par nos im­pôts ! »

Pour faire flé­chir la Ville, l’amap a mis en ligne une pé­ti­tion. Elle a éga­le­ment dé­ci­dé d’or­ga­ni­ser deux ventes sur l’es­pace pu­blic. La pre­mière s’est dé­rou­lée de­vant le stade. La se­conde de­vrait avoir lieu ce jeu­di 14 sep­tembre, de­vant la mai­rie.

Pour au­tant, le maire af­firme que « la porte n’est pas fer­mée. Je ne peux pas dé­ci­der dans la pré­ci­pi­ta­tion, sans en par­ler avec notre ser­vice ju­ri­dique. Dans quelle condi­tion peut-on prê­ter une salle à une as­so­cia­tion qui or­ga­nise une vente ? Je dois le sa­voir, af­firme Ber­nard De­bain. Et puis, le risque est que d’autres as­so­cia­tions me disent : Pour­quoi eux et pas nous ? Je risque de me re­trou­ver coin­cé et d’au­tant plus lorsque les as­so­cia­tions spor­tives me de­man­de­ront cette pièce, lé­gi­ti­me­ment, puisque c’est là la vo­ca­tion des lieux ».

Af­faire à suivre.

Béa­trice Pi­ron, dé­pu­tée de la 3e cir­cons­crip­tion des Yve­lines. Les jeunes fon­te­nay­siens peuvent fi­nan­cer une par­tie de leur pro­jet en de­ve­nant bé­né­vole dans une as­so­cia­tion. La dé­pu­tée de la 11e cir­cons­crip­tion des Yve­lines, Na­dia Hai, dé­couvre les ta­blet

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.