Elec­tions sé­na­to­riales

- 5 sièges sur 6 pour LR - Lau­gier quitte St-quen­tin

Toutes les Nouvelles (Versailles / Saint-Quentin-en-Yvelines) - - La Une - Mi­chel Sei­man­do (avec Alexandre Mar­qué)

Le dé­ca­lage tem­po­rel fait mal à la ré­gion tem­po­rale d’em­ma­nuel Ma­cron. La droite a en ef­fet lar­ge­ment rem­por­té les élec­tions sé­na­to­riales en France. C’est en­core plus mar­qué dans les Yve­lines. Ce di­manche, la liste me­née par Gé­rard Lar­cher (LR), ac­tuel pré­sident du Sé­nat, est ar­ri­vée as­sez fa­ci­le­ment en tête avec 57,94 % des voix (1 588 sur 2 918 grands élec­teurs).

Le scru­tin des sé­na­to­riales a rap­pe­lé ce di­manche qu’en 2014 et 2015 La Ré­pu­blique en marche n’exis­tait pas en­core et que les par­tis dits an­ciens - Les Ré­pu­bli­cains (LR) ain­si que le Par­ti so­cia­liste (PS) - étaient les seuls maîtres à bord.

Dans les Yve­lines, les mu­ni­ci­pales de 2014 avaient vu la droite ren­ver­ser bon nombre de com­munes de gauche (Con­flans Sainte-ho­no­rine, Achères, Poissy, Mau­re­pas, Bois-d’ar­cy…) Des vic­toires qui ont for­mé des ba­taillons de grands élec­teurs de droite (les dé­lé­gués des conseillers mu­ni­ci­paux), qui se sont sou­ve­nus de leur ra­cine po­li­tique. Sans par­ler en 2015, du grand che­lem réa­li­sé par LR au sein du conseil dé­par­te­men­tal des Yve­lines que l’on voit ici.

Le choix de Mi­chel Lau­gier

La vic­toire à droite a été ac­quise sans coup fé­rir. Les Ré­pu­bli­cains réus­sissent ain­si à faire élire cinq sé­na­teurs : Gé­rard Lar­cher qui de­vrait conser­ver son poste de pré­sident du Sé­nat. Une bonne nou­velle pour le dé­par­te­ment qu’il connaît sur le bout des ongles. Sophie Pri­mas, sé­na­trice sor­tante et maire d’au­ber­gen­ville, se re­fait une san­té, elle qui au­rait pu être af­fai­blie après sa cam­pagne en fa­veur de Fran­çois Fillon lors de la pré­si­den­tielle. Alain Sch­mitz, an­cien pré­sident du conseil dé­par­te­men­tal et pré­sident d’in­gé­nie­ry (qui aide no­tam­ment les com­munes ru­rales) a ga­gné di­manche son bâ­ton de ma­ré­chal. Mar­ta de Ci­drac fait par­tie des nou­veaux ar­ri­vants au sein du pa­lais du Luxem­bourg. En tant que pre­mière ad­jointe au maire de Saint-ger­main-en­laye, elle ren­force la pré­sence de la sous-pré­fec­ture au sein de la haute as­sem­blée. Une en­trée fra­cas­sante qui de­vrait plaire au nou­veau maire (DVD) Ar­naud Pé­ri­card. Ce der­nier es­ti­mant que sa com­mune n’est pas as­sez re­pré­sen­tée sur le plan dé­par­te­men­tal et national.

Mi­chel Lau­gier, maire de Mon­ti­gny-le-bre­ton­neux et pré­sident de la com­mu­nau­té d’ag­glo­mé­ra­tion de Saint-quen­tin-en-yve­lines, fait éga­le­ment fi­gure de nou­veau ar­ri­vant. Ce der­nier, dé­sor­mais tou­ché par le cu­mul des man­dats, de­vra donc faire un choix.

La Ré­pu­blique en marche sur­vit

La Ré­pu­blique en marche se classe deuxième avec 12,59 % des voix (345 voix). Le sixième et der­nier siège au Sé­nat ira à sa tête de liste, Martin Lé­vrier, conseiller mu­ni­ci­pal de la ma­jo­ri­té à Ver­sailles.

Le PS dis­pa­raît des ra­dars

Le PS qui avait rem­por­té deux sièges de sé­na­teurs en 2011 (Catherine Tas­ca et Phi­lippe Es­nol), n’en compte plus après avoir ob­te­nu seule­ment 8,94 % (245 voix). Ils perdent un poste à 100 voix près. A gauche en­core, Ed­die Aït, avec 35 voix et 1,28 %, perd beau­coup. Ab­sent des lé­gis­la­tives, l’an­cien maire de Car­rières-sous-poissy es­suie un échec. Sur le fil, les com­mu­nistes n’ont pas conduit la liste « L’hu­main d’abord ! » qui ne ras­semble au­cune voix.

Les grands per­dants

Les autres per­dants : Phi­lippe Es­nol at­teint 1,39 % (38 voix). L’an­cien sé­na­teur PS qui valse avec les éti­quettes po­li­tiques - il est pas­sé par le PRG - n’a pas réus­si son coup. La ma­jo­ri­té pré­si­den­tielle dont il se re­ven­di­quait ne lui a pas fait de ca­deau. Les grands élec­teurs non plus.

Idem pour Jean-fré­dé­ric Ber­çot, l’an­cien ad­joint à Poissy. Le « Re­nou­veau en Yve­lines » n’a pas eu lieu.

Jacques Myard et sa « Force Yve­lines » ras­semblent sous son nom 146 votes et 5,33 % des suf­frages. Trop loin de la sixième place. Lui aus­si perd beau­coup après son autre dé­faite aux lé­gis­la­tives. Le mou­ve­ment sou­ve­rai­niste n’est plus en vogue de­puis la dé­faite de Fran­çois Fillon. Il ne lui reste plus que sa com­mune de Mai­sons-laffitte pour exis­ter.

Chez les cen­tristes de la liste « Nos ter­ri­toires au coeur du pro­jet national » me­née Phi­lippe Ges­lan, on fait grise mine. 91 voix et 3,32 % des votes. En­fin, le FN ras­semble 2,96 % des votes (81 voix) et le par­ti EELV d’an­ny Pour­si­noff 3,10 % du scru­tin (85 votes).

SÉ­NA­TO­RIALES.

▲Gé­rard Lar­cher :

« C’est la voix des ter­ri­toires qui s’est ex­pri­mée. Ils ont clai­re­ment af­fi­ché leur vo­lon­té de voir exis­ter un contre-pou­voir par­le­men­taire in­dis­pen­sable à mes yeux au fonc­tion­ne­ment équi­li­bré de la dé­mo­cra­tie. La ma­jo­ri­té sé­na­to­riale est di­verse mais elle est exi­geante et po­si­tive. Nous al­lons tous en­semble pour­suivre les ré­formes en­ga­gées de­puis 3 ans pour mieux faire les lois, mieux contrô­ler le gou­ver­ne­ment. Nous sommes les dé­po­si­taires de ce qui fait la spé­ci­fi­ci­té du Sé­nat et la force du bi­ca­mé­risme. […] Notre as­sem­blée de­vra plei­ne­ment as­su­mer cette double mis­sion : être ga­rante de l’équi­libre des ter­ri­toires, être ga­rante de l’équi­libre des pou­voirs. » ▲Jacques Myard :

« Je ter­mine en 4e po­si­tion avec un score ho­no­rable, même si j’es­pé­rais davantage de voix. À par­tir du mo­ment où je suis en ac­cord avec ma ligne, je ne peux pas être dé­çu du ré­sul­tat. Il m’a man­qué sans doute du temps. Je sa­lue tou­te­fois la vic­toire de Gé­rard Lar­cher. C’est une sanc­tion forte et une gifle au gou­ver­ne­ment et je m’en fé­li­cite. Cette cam­pagne m’a per­mis de me­su­rer com­bien, aus­si, il y a une hos­ti­li­té envers le pro­jet de fu­sion du dé­par­te­ment avec les Hauts-de-seine […] » ▲Jean-bap­tiste Ha­mo­nic, porte-pa­role du Mo­dem78 :

« Le Modem adresse ses fé­li­ci­ta­tions ré­pu­bli­caines et ami­cales à Gé­rard Lar­cher […] et Martin Lé­vrier, élus sé­na­teurs des Yve­lines ce di­manche. […] Nous les sa­vions en po­si­tion de force, ce­la s’est confir­mé dans les urnes. De notre cô­té, nous avions des va­leurs hu­ma­nistes à dé­fendre et des convic­tions à por­ter. Il y a un peu de dé­cep­tion, no­tam­ment pour Phi­lippe Ges­lan, Hu­guette Fou­ché, Laurent Ma­zau­ry et leurs co­lis­tiers qui ont fait une très belle cam­pagne de ter­rain […] Dé­cep­tion éga­le­ment de consta­ter que par ce ré­sul­tat les élus ru­raux yve­li­nois n’au­ront pas de porte-voix à la Haute

pour les phar­ma­ciens », pou­vait-on lire sur l’un des pan­neaux à l’en­trée du site.

« Nous étions là pour sou­te­nir le mou­ve­ment des rou­tiers contre la loi tra­vail nu­mé­ro 2 », ex­plique Vincent Four­nier, re­pré­sen­tant syn­di­cal CGT à la Poste, ve­nu prê­ter main-forte aux rou­tiers. « Ils sont par­ti­cu­liè­re­ment in­quiets du dum­ping social dans les tran­sports rou­tiers, ce qui a pour consé­quences de ti­rer leurs condi­tions de tra­vail vers le bas ».

Par­mi leurs su­jets d’in­quié­tude, on peut aus­si ci­ter « la fa­ci­li­ta­tion des li­cen­cie­ments ou l’ex­ten­sion du CDI de chan­tier ». La di­rec­tive eu­ro­péenne sur le dé­ta­che­ment, en cours de ré­vi­sion, les pré­oc­cupe tout au­tant.

C’est vers 10h en­vi­ron que le bar­rage a été le­vé, et que les ca­mions ont pu faire leurs li­vrai­sons. Les forces de l’ordre étaient pré­sentes sur place.

Dans les Yve­lines, les au­to­mo­bi­listes ont pris d’as­saut les sta­tions es­sence en ce dé­but de se­maine, par peur de man­quer. Sur l’a13 par exemple, il n’y avait dé­jà plus de Die­sel clas­sique à la sta­tion To­tal de Mo­ran­vil­liers lun­di ma­tin.

Du dum­ping social dans les tran­sports

Les six sé­na­teurs des Yve­lines (de haut en bas et de gauche à droite) : Gé­rard Lar­cher, Sophie Pri­mas, Alain Sch­mitz, Mar­ta de Ci­drac, Mi­chel Lau­gier (LR). Martin Lé­vrier le seul sé­na­teur LREM.

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