Huit jar­dins fa­mi­liaux sortent de terre

Toutes les Nouvelles (Versailles / Saint-Quentin-en-Yvelines) - - La Une - Ma­rine Del­cros

Les cour­gettes, choux et fleurs poussent dé­jà sur les par­celles des jar­dins fa­mi­liaux, au Clos Saint-an­toine, rue de l’er­mi­tage. Inau­gu­rés mer­cre­di 20 sep­tembre, ils sont le fruit du par­te­na­riat entre Ver­sailles Ha­bi­tat et l’as­so­cia­tion des Jar­dins fa­mi­liaux de Ver­sailles. Huit jar­dins de 100m2 cha­cun ont été amé­na­gés sur une par­celle de 822m2, non construc­tible, ap­par­te­nant à Ver­sailles Ha­bi­tat. Ils s’in­sèrent dans une ré­si­dence gé­rée par la so­cié­té. « Nous avons fait ve­nir de la terre vé­gé­tale, fi­nan­cés les ca­banes pour chaque par­celle et per­mis l’ac­cès à l’eau sur les par­celles », ex­plique Isa­belle Guilla­neuf, res­pon­sable com­mu­ni­ca­tion chez Ver­sailles Ha­bi­tat. Le prin­cipe des jar­dins fa­mi­liaux est simple. Les par­ti­cu­liers ré­servent une par­celle qu’ils cultivent se­lon leurs en­vies. Un moyen de par­ta­ger une pas­sion, de se don­ner des conseils et de man­ger ses propres lé­gumes.

Plai­sir de culti­ver

Outre le plai­sir d’avoir un jar­din à cô­té de soi, cet amé­na­ge­ment a un as­pect fi­nan­cier po­si­tif pour les ha­bi­tants de la ré­si­dence. « Si cette par­celle non construc­tible était res­tée va­cante, les ré­si­dents au­raient eu à payer les coûts d’en­tre­tien. Là ils n’ont rien à dé­bour­ser puisque ce sont les adhé­rents de l’as­so­cia­tion qui en­tre­tiennent cha­cun leur par­celle », ex­plique Mi­chel Ban­cal, pré­sident de Ver­sailles Ha­bi­tat.

Trois sites à Ver­sailles

Au Clos Saint-an­toine, les huit par­celles sont d’ores et dé­jà at­tri­buées. Les jar­di­niers en herbe ont adhé­ré à l’as­so­cia­tion des Jar­dins fa­mi­liaux et ont à pré­sent la tâche d’en­tre­te­nir le jar­din. Isa­belle Cer­quie­ra s’est lan­cée dans l’aven­ture. « Mon ma­ri aime beau­coup jar­di­ner et avait en­vie d’avoir son coin à lui, ra­conte la jeune femme. Mes beaux-pa­rents sont agri­cul­teurs au Por­tu­gal, ce qui per­met d’avoir des conseils. »

Ro­nald, membre de l’as­so­cia­tion, a lui une par­celle dans un autre jar­din de la ville, à la Mé­na­ge­rie. Il est ve­nu à l’inau­gu­ra­tion, ra­vi que d’autres jar­dins fa­mi­liaux poussent à Ver­sailles. « Ce suc­cès me fait très plai­sir. Beau­coup de gens cherchent des par­celles, dont des amis à moi. C’est du tra­vail, on y passe des heures. Mais c’est du bonheur, on est en plein air et on mange les pro­duits qu’on cultive. »

À Ver­sailles, trois sites existent dé­jà, re­pré­sen­tants en tout 123 jar­dins : 81 à Paul-phi­lippe dans le quar­tier Jus­sieu, 34 à la Mé­na­ge­rie et 8 au Clos Saint-an­toine. « C’est un suc­cès, grâce no­tam­ment aux jar­di­niers qui se sont in­ves­tis. Créer ce jar­din a de­man­dé 440 heures de tra­vail et 19 per­sonnes. », af­firme Mar­cel Sain­tonge, pré­sident des jar­dins fa­mi­liaux de Ver­sailles. Preuve de l’en­goue­ment pour le jar­di­nage, l’as­so­cia­tion a en­vi­ron 50 de­mandes de par­celles ve­nant de Ver­saillais, en attente. ■PRA­TIQUE As­so­cia­tion des jar­dins fa­mi­liaux de Ver­sailles, 1, rue des Pe­tits-bois, Ver­sailles as­so­cia­tion­jar­din­ver­sailles@gmail.com www.les­jar­dins­fa­mi­liaux­de­ver­sailles.fr

Ma­ria Lopes (à gauche) et Isa­belle Cer­quie­ra ont cha­cune une par­celle au clos Saint-an­toine.

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