Tou­ra­tech en chiffres

« Dans leur fonc­tion­na­li­té comme dans leur as­pect, nos pro­duits sont faits pour sa­tis­faire nos clients tout au long de la du­rée de vie de leur moto. »

Trail Adventure - - MADE IN GERMANY -

•3 Le chiffre an­nuel de pa­ru­tions de “Tra­vel Time”, l’ex­cellent ma­ga­zine de la mai­son. • 12 Le nombre de pages du pre­mier ca­ta­logue en 1995. • 28 Le nombre de na­tio­na­li­tés qui consti­tue l’en­semble du per­son­nel de l’usine. • 45 En litres, le vo­lume du plus grand coffre Tou­ra­tech Ze­ga Pro2. • 60 En pour­cen­tage, le vo­lume d’af­faires que re­pré­sentent les pro­duits dé­ve­lop­pés pour BMW • 100 Le pour­cen­tage d’éner­gies re­nou­ve­lables uti­li­sé pour l’élec­tri­ci­té et le chauf­fage dans toute l’en­tre­prise. • 200 Le nombre de va­lises Ze­ga pro­duites par jour. • 3000 En mètres-car­rés, la su­per­fi­cie de l’usine de Nie­de­res­chach • 1860 Le nombre de pages du ca­ta­logue 2014. • 15 000 En km, le nombre mi­ni­mum de ki­lo­mètres que par­court chaque an­née Her­bert Sch­warz au gui­don de son “Ad­ven­ture”. • 200 000 Le chiffre de ti­rage du ca­ta­logue ac­tuel.

De­puis peu, on peut “com­plé­ter” sa Triumph Ti­ger Ex­plo­rer ou sa Ya­ma­ha 1200 XTZ chez Wun­der­lich.

Complete your BMW ». La pro­po­si­tion est un peu res­tric­tive, mais on ne peut pas dire qu’Erich Wun­der­lich a mi­sé sur le mau­vais che­val quand, au dé­but des an­nés 90, il dé­cide d’axer son ac­ti­vi­té sur les mo­tos al­le­mandes, Le construc­teur était en­core loin des parts de mar­ché ac­ca­pa­rées par la suite. Force est d’ad­mettre que Herr Erich a eu du flair. Pour faire pas­ser le mes­sage, il avait pro­fi­té du sa­lon de Co­logne 1991 pour pré­sen­ter une R100GS re­ma­niée par ses soins. L’ob­jet avait fait sen­sa­tion. Près d’un quart de siècle plus tard, Wun­der­lich est un poids-lourd de l’équi­pe­ment et la marque est mon­dia­le­ment connue.

Avec Wun­der­lich, on peut “com­plé­ter” sa BMW de mille ma­nières ; en amé­lio­rant ses per­for­mances, son com­por­te­ment, son confort, son look ; en l’équi­pant pour la pro­té­ger, voya­ger, cou­rir ou plus sim­ple­ment se faire plai­sir. Tout ce­la avec des pièces d’une qua­li­té en rap­port avec les exi­gences de la clien­tèle du construc­teur. Il ne pour­rait en être au­tre­ment et Erich Wun­der­lich le sait bien : « Que ce soit au ni­veau de leur fonc­tion­na­li­té ou leur as­pect, nos pro­duits sont faits pour sa­tis­faire nos clients tout au long de la du­rée de vie de leur moto. » S’il a sa marque de pré­di­lec­tion, le fai­seur al­le­mand, ne pri­vi­lé­gie au­cun genre. Toute la pro­duc­tion ba­va­roise fi­gure dans les lis­tings, même les scoo­ters. Ce qui ex­plique que son ca­ta­logue of­froad soit un peu moins épais que ce­lui consa­cré aux rou­tières.

Ef­fer­ves­cence créa­tive

Bien que le trail ne re­pré­sente fi­na­le­ment que 20% de son chiffre d’af­faires, il n’est pas éton­nant d’ap­prendre que c’est pour la R1200 GS que Wun­der­lich re­çoit le plus de de­mande. « La GS a connu une évo­lu­tion constante de­puis les pre­miers mo­dèles. Elles a at­teint un tel ni­veau de qua­li­té dans son genre qu’elle sé­duit de plus en plus de mo­tards, même chez les purs et durs de la route. » Ce qu’il ne dit pas, c’est que sur le plan com­mer­cial, la grosse GS est bien le seul

nous de­vons sans cesse dé­ve­lop­per de nou­velles idées. » Pour ce­la, comme pour va­li­der le ré­sul­tat des re­cherches, on roule beau­coup chez eux. Jus­qu’à 200 000 km par an cu­mu­lés pa­raît-il, et par­tout dans le monde : sur route et piste, en rallye, en raid, en vi­tesse et dans le cadre de “tours” or­ga­ni­sés par la mai­son, qui vont « du Sa­ha­ra à la Si­bé­rie ». Ce­la per­met ac­ces­soi­re­ment de tes­ter les pro­duits de par­te­naires qui fi­gurent aux ca­ta­logues. Huit tech­ni­ciens com­posent le staff R&D et Erich Wun­der­lich n’est pas le moins ac­tif dans ce do­maine. Avant de re­cen­trer son ac­ti­vi­té, il a long­temps exer­cé comme pré­pa­ra­teur moto en s’oc­cu­pant aussi bien des mo­teurs que des châs­sis. .

S’il est ques­tion de lea­der­ship dans son propos, il re­con­naît que c’est une dé­duc­tion de sa part ba­sée sur la crois­sance de son en­tre­prise. Après ses dé­buts dans le ga­rage de la mai­son fa­mi­liale, il a suc­ces­si­ve­ment exer­cé son ac­ti­vi­té dans des lo­caux tou­jours plus éten­dus et of­fi­cie au­jourd’hui dans un vaste bâ­ti­ment à Sin­zig, au sud de Co­logne. Lea­der ou pas, Wun­der­lich a l’air de bien se por­ter, mal­gré ou grâce à une to­tale in­dé­pen­dance dont il se dit fier : « Nous connais­sons une crois­sance conti­nue de­puis bien­tôt trente ans et nous ne le de­vons qu’à notre travail. Nous n’avons ja­mais eu be­soin d’ac­tion­naires. N’avoir de comptes à rendre à per­sonne nous donne toute li­ber­té pour res­ter créa­tifs. »

La­bel «made in Ger­ma­ny»

En bon in­dus­triel Al­le­mand, Erich Wun­der­lich est sou­cieux de l’image de sa pro­duc­tion. Le “made in Ger­ma­ny” est consi­dé­ré comme un la­bel de qua­li­té par­tout dans le monde et c’est une va­leur ajou­tée dont il ne veut pas se pri­ver. Il a aussi des pré­oc­cu­pa­tions d’ordre so­cial, voire mo­ral. « En tant qu’en­tre­prise al­le­mande, nous avons un réel in­té­rêt à ce que le stan­dard de vie s’amé­liore chez nous. C’est pour­quoi pra­ti­que­ment tout ce que nous pro­dui­sons est en prio­ri­té fa­bri­qué en Al­le­magne. Quand ce n’est pas pos­sible, nous nous adres­sons à des sous-trai­tants

Herr Erich W.

Tout nou­veau pro­duit est mon­té ici sur les mo­tos avant d'être tes­té à la dure.

Le Scram­bler R1200 GS, un des 44 “Kon­zept­bike” si­gnés W.

Erich W. a été pré­pa­ra­teur et il a conser­vés ses pre­mières réa­li­sa­tions.

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