10 ANS DE­JA !

Grâce à son émis­sion, la France a en­fin re­gar­dé les rou­tiers d’un oeil com­pa­tis­sant.

Trucks Mag - - Edi­to - Fran­cis Reyes, di­rec­teur de la ré­dac­tion

La voie s’est éteinte mais le rire de l’ar­tiste ré­sonne tou­jours dans

le coeur de mil­liers de rou­tiers. Max avait réus­si l’im­pos­sible. Don­ner des lettres de no­blesse à une pro­fes­sion que le grand pu­blic dé­dai­gnait. Son émis­sion, qui avait at­teint une di­men­sion qua­si so­cio­lo­gique, a fait que la France a en­fin re­gar­dé les rou­tiers d’un oeil com­pa­tis­sant. L’au­to­col­lant à son ef­fi­gie or­nait les por­tières des ca­mions et les rou­tiers se sa­luaient d’un « re­lax

Max » qui in­di­quait leur ap­par­te­nance à la grande fa­mille. Max était un im­mense pro­fes­sion­nel. Ceux qui l’ont cô­toyé en at­testent : Ze­gut, qui l’a ac­com­pa­gné quelques an­nées sur l’émis­sion fé­tiche, Marc-Oli­vier Fo­giel, qui l’a ren­con­tré lors­qu’il dé­bu­tait à RTL, Do­mi­nique Guedj, sa car­dio­logue, qui en­suite est de­ve­nue son épouse. Max était un phé­no­mène de radio et, avant tout, un type at­ta­chant, sincère. Il re­ce­vait jus­qu’à 25 000 lettres d’au­di­teurs par an. 800 000 au­di­teurs de tous ho­ri­zons l’écou­taient chaque soir. « Les Rou­tiers sont sym­pas » et « Fré­quence Max » ont for­gé une image in­al­té­rable de Max. Pour quelques dé­cen­nies en­core il res­te­ra ce­lui qui a fait pas­ser le monde de la route de l’ombre à la lu­mière. L’ar­tiste a quit­té la scène il y a tout juste 10 ans. Nous lui ren­dons hom­mage et ra­vi­vons si be­soin le sou­ve­nir d’un homme qui a don­né sans comp­ter pour la pro­fes­sion

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