Un té­nor du bar­reau pour les dé­fendre

Trucks Mag - - Actus -

Avo­cat à Tou­louse, Maître Si­mon Co­hen re­ven­dique mille re­laxes et ac­quit­te­ments. Il dé­fend le couple de­puis 2015. « Mes clients ont hé­ri­té de l’en­tre­prise alors qu’ils étaient très jeunes. Elle était do­tée d’un parc de 600 vé­hi­cules en par­fait état, loués à des or­ga­nismes, et dont les loyers étaient ré­glés de ma­nière ponc­tuelle. D’ailleurs, ceux qui en­cais­saient ces loyers ne se sont jamais po­sé de ques­tion sur le nombre de vé­hi­cules en pos­ses­sion de l’en­tre­prise. Au­cun or­ga­nisme fi­nan­cier n’a ré­agi à la ca­dence de ro­ta­tion ou au dés­équi­libre entre le nombre de sa­la­riés et de vé­hi­cules. Il est par ailleurs cou­rant que l’on vende un vé­hi­cule avant qu’il ne soit payé, ce qui est un dé­lit. Mais quel est le pré­ju­di­cie gé­né­ré par un tel abus ? Tous les loyers étaient payés, et il a fal­lu que deux com­pa­gnies ré­agissent pour qu’on en ar­rive là. Je cri­tique vi­ve­ment la ma­nière dont ce genre d’af­faire est trai­té. Il exis­tait une pos­si­bi­li­té ju­ri­di­que­ment rai­son­nable et éco­no­mi­que­ment saine de sor­tir de cette af­faire : faire le to­tal des sommes dues du fait de la vente aux or­ga­nismes de fi­nan­ce­ment, et mettre en place un plan de rè­gle­ment. L’en­tre­prise au­rait été à même d’épu­rer cette dette en deux ans. Ce­la n’a pas été fait et elle a fait l’ob­jet d’une pro­cé­dure et a été re­prise. Ayant consta­té qu’il n’y avait pas de rè­gle­ment éco­no­mique pos­sible, mes clients ont pris peur et sont par­tis.

« Ce couple n’était pas une me­nace, il mé­ri­tait un trai­te­ment dif­fé­rent »

C’est re­gret­table, mais ils l’ont fait avant de faire l’ob­jet d’un man­dat d’ar­rêt. On ne peut donc pas par­ler de fuite. Jo­na­than Si­cart as­sume la res­pon­sa­bi­li­té de cette af­faire. Après son dé­part, il avait écrit au juge pour lui dire qu’il était prêt à ré­pondre à ses ques­tions. Au lieu de le convo­quer, on a pré­fé­ré ins­truire et de­man­der une ex­tra­di­tion. Ce couple n’était pas une me­nace, il au­rait mé­ri­té un trai­te­ment dif­fé­rent. Dans l’at­tente d’une confron­ta­tion avec les autres per­sonnes en­ga­gées dans cette af­faire, je vais de­man­der la re­mise en li­ber­té de Ca­rine Cal­le­jo, une mère de fa­mille sans an­té­cé­dent ju­di­ciaire, in­jus­te­ment as­si­mi­lée à son ma­ri. »

Jo­na­than Si­cart, grand ama­teur de course de voi­ture.

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