Com­pé­ti­tion : la Pi­la­track

Vélo Tout Terrain - - SOMMAIRE - Texte : Ch­ris­tophe Vé­ri­té - Pho­tos : DR. OM Pi­la

A ceux qui ne sont ja­mais al­lés sur la Pi­la­track, vous avez peut-être en­ten­du qu’il y pleu­vait sou­vent, et que c’était proche de Saint-Etienne. Tout est vrai. Mais il vous faut sa­voir éga­le­ment qu’il y règne une am­biance de fo­lie, que le clas­se­ment est su­per­flu, mais sur­tout que vous y trou­ve­rez des pistes de fo­lie avec un grip de dingue... le nir­va­na ver­sion enduro, en somme !

Le ren­dez-vous était fixé à 7h30, juste à cô­té du bar­rage du Dor­lay pour grim­per à bord des na­vettes pour ral­lier le par­king de l’Oreillon, point de dé­part de la SP1 de la jour­née.

Après un p’tit brie­fing, tout le monde est par­ti en di­rec­tion du dé­part. Hor­mis la na­vette de dé­part, toutes les liai­sons res­tant se sont faites à la pé­dale, avec plus ou moins d’ordre dans les rangs, mais nous al­lons y re­ve­nir... Le­ver pour tous avec la pluie en fond so­nore... pas co­ol, mais il va fal­loir y al­ler. Ar­ri­vée à un poil plus de 1200 m d’al­ti­tude, au som­met du col. Bo­nus, en plus de la pluie : le brouillard s’est in­vi­té, his­toire d’au­réo­ler de mys­tère le dé­part de la SP1 ! Au me­nu du jour, trois spé­ciales sur trente bornes (spé­ciales et liai­sons com­prises) et une der­nière spé­ciale en mode pour­suite avec un dé­part en fonc­tion des temps cu­mu­lés des concur­rents sur les trois pre­mières traces. L’ar­ri­vée se fai­sait sur la ter­rasse en­so­leillée du bar­rage du Dor­lay.

GO, GO, GO !

Le top dé­part est don­né pour une belle séance de drift ! Bon, toutes pro­por­tions gar­dées, le ter­rain de la Pi­la­track est quand même bien gau­lé pour rou­ler, que se soit mouillé ou pas. A base d’ai­guilles de pins, d’hu­mus et... de beau­coup d’autres in­gré­dients, il se ré­vèle plu­tôt sym­pa à ri­der, même bien hu­mide comme c’était le cas cette an­née. Bref, ça slide, mais ça passe, sur­tout que la pente est as­sez mo­dé­rée dans la ré­gion et sans mau­vaises sur­prises, genre gros gap et autres joyeu­se­tés de même aca­bit. Donc, c’est bien hu­mide, mais c’est rou­lant pour faire simple. Après la liai­son vers la SP2 via un bon p’tit DFCI (j’adore cet acro­nyme !) avec le même me­nu cô­té sol : les pi­lotes se ré­galent, pas de doute ! Dé­part SP3 comme au quin­té, dans le désordre donc. On s’en fout, per­sonne n’est là pour cla­quer des points UCI après tout. Ça tombe bien puisque c’est l’heure de la pause re­pas du mi­di avant de re­char­ger les vé­los dans le ca­mion avant d’at­ta­quer la pour­suite. Ar­ri­vés là-haut, les dé­parts vont se faire par vagues de cinq en fonc­tion des temps de la SP1 car le chro­no s’est un peu em­mê­lé les pin­ceaux (pour faire soft). Cha­cun es­saie de trou­ver sa ligne, mais ce­la reste un peu anar­chique, en res­tant po­li ! Chaque vague est cen­sée par­tir avant la sui­vante, etc... mais au fi­nal, c’est dans une belle anar­chie néo-bor­dé-

lique-joyeuse que tous les pi­lotes vont s’élan­cer dans la pour­suite, che­veux au vent ou presque, dans tous les sens, une fois dans les bois. Trois cents af­fa­més lâ­chés en même temps, ima­gi­nez le ta­bleau ! Ça fuse de tous les cô­tés, cha­cun sa trace et dieu pour les autres !

Mais au fi­nal, tout ce beau bor… heu… désordre n’a pas gê­né les pi­lotes de la Pi­la­track 2018. Cer­tains di­ront même que c’était fran­che­ment fun de voir dé­bou­ler dans tous les sens des fu­rieux en manque de piste ! On pour­rait aus­si vous par­ler du clas­se­ment (si, si, il y en a un !), mais par­tir rou­ler à la Pi­la, c’est faire abs­trac­tion du ré­sul­tat. On y va pour se faire un der­nier enduro de l’an­née, entre potes, sur la route du Roc pour ceux qui des­cendent et pour dé­cou­vrir un spot qui va bien, aux portes du Lyon­nais. Ten­tés ? Il y a de quoi ! On se re­trouve là-bas l’an­née pro­chaine ? ■

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