LE POR­TRAIT DU MOIS

Vélo Tout Terrain - - LE COIN DES FILLES -

OLI­VIA KEMP

C’est l’his­toire d’une na­na su­per chouette, pleine d’en­train et de dé­ter­mi­na­tion ! Oli­via Kemp, du haut de ses 26 ans, vient de mon­ter sa struc­ture de na­vettes VTT dans le Beau­for­tain : Up N’ Down. Por­trait !

Vé­lo Tout Ter­rain : Bon­jour Oli­via ! Pou­vez­vous nous ra­con­ter vos dé­buts à VTT ? Oli­via Kemp : Etu­diante, j’étais en STAPS avec Dé­bo­rah Motsch (qui est au­jourd’hui mo­ni­trice VTT et à l’ori­gine des in­con­tour­nables Bi­kettes à An­ne­cy, ndlr). Dé­bi pra­ti­quait dé­jà, moi non. Nous étions alors à Gap, et j’ai vou­lu la suivre. J’ai alors in­ves­ti dans un pe­tit enduro, et là, j’étais pi­quée. C’est clai­re­ment elle qui m’a ini­tiée. C’était il y a quatre ans. Puis elle est par­tie s’ins­tal­ler à An­ne­cy, moi dans le Beau­for­tain, et on ré­flé­chis­sait dé­jà à un pro­jet com­mun dans le vé­lo. Là j’en ai pro­fi­té pour in­ves­tir dans un plus gros vé­lo, un Tran­si­tion Sen­ti­nel en 29”, c’est ma­niable, par­fait pour les épingles et le tech­nique. VTT : Com­ment est née votre so­cié­té

Up N’ Down ?

O.K. : Dé­jà, ja­mais je n’au­rais pen­sé faire ce­la un jour ! Parce que c’est juste fa­bu­leux de vivre de sa pas­sion ! J’ai com­men­cé à y ré­flé­chir l’an pas­sé. Du coup, j’ai com­men­cé par faire quelques pho­tos pour avoir de la ma­tière, je conti­nuais à avan­cer en me de­man­dant "ce que je fai­sais"… J’ai en­suite pas­sé un per­mis pour le tran­sport de neuf per­sonnes (moi com­pris). Dé­ter­mi­née, j’ai ef­fec­tué une étude de mar­ché, tra­vaillé à fond tout l’hi­ver, puis c’est quand le site In­ter­net a vu le jour que les choses se sont réel­le­ment concré­ti­sées… J’ai alors ache­té le ca­mion et une re­morque ! Up N’ Down a of­fi­ciel­le­ment était lan­cée en juin 2018.

VTT : Pou­vez-vous nous en dire plus ?

O.K. : Je suis à mon compte, seule, et je pro­pose du tran­sport de vé­té­tistes en haut des sen­tiers de la val­lée du Beau­for­tain. J’ai donc un ca­mion pour trans­por­ter huit vé­té­tistes ain­si qu’une re­morque de la même ca­pa­ci­té. Ces jour­nées de ride per­mettent de ne faire qua­si­ment que de la des­cente sur des sen­tiers na­tu­rels et sau­vages.

VTT : Où em­me­nez-vous les vé­té­tistes ?

O.K. : Au som­met du Mont Bi­sanne, ou le col du Pré par exemple. Mais aus­si au dé­part de la my­thique Dev’Al­ber­ville : c’est 19 km de des­cente qui part des Sai­sies jus­qu’à Al­bert­ville. Et j’ai en­core plein d’autres dé­poses à pro­po­ser ! C’est se­lon les sou­haits, plus orien­té XC, uni­que­ment des­cente ou enduro… il existe di­verses for­mules. VTT : Vous ne pro­je­tez pas d’ac­com­pa­gner les vé­té­tistes ?

O.K. : Pour le mo­ment, j’ai des guides qui le pro­posent : Si­mon, Wim et Alex connaissent le coin par coeur ! On tra­vaille sou­vent en­semble, ce qui per­met d’em­me­ner les vé­té­tistes dans des spots se­crets ! Mais ef­fec­ti­ve­ment, j’en­vi­sage de pou­voir gui­der à mon tour un jour. Mais pour les vé­té­tistes qui prennent ma na­vette, ils bé­né­fi­cient ici dans le Beau­for­tain de sen­tiers tou­jours très bien ba­li­sés. Per­sonne ne se perd ici !

VTT : On ar­rive dans l’hi­ver… vous avez une ac­ti­vi­té an­nexe ?

O.K. : Je pro­pose mes ser­vices jus­qu’aux pre­mières neiges, fin oc­tobre nor­ma­le­ment. Tous mes week-ends d’ici-là sont dé­jà boo­kés ! Et j’irai tra­vailler aux re­mon­tées mé­ca­niques en at­ten­dant le prin­temps. J’ai be­soin d’être de­hors, au contact de la na­ture, comme je l’ai tou­jours fait même avant de pra­ti­quer le VTT : je fai­sais de l’al­pi­nisme, de l’es­ca­lade… mais ça, c’était avant, au­jourd’hui je passe le plus clair de mon temps à rou­ler !

Toutes les in­fos sur Up N’ Down : www.vtt­beau­for­tain.com

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