Le bor­de­lais dote ses grands crus de chais d’ar­chi­tecte

Dé­sor­mais, tout grand cru qui se res­pecte se doit de cu­ver dans un écrin si­gné.

Vanity Fair (France) - - Sommaire - THIER­RY DUS­SARD

LC­hâ­teau Les Carmes-Haut-Brion s e chai est en train de de­ve­nir un exer­cice de style obli­gé pour les grands ar­chi­tectes de la pla­nète. Avec les pro­grès de l’oe­no­lo­gie, il est de­ve­nu dif­fi­cile de faire un mau­vais vin. Les pro­prié­taires tentent donc de se dis­tin­guer au­tre­ment. Pré­cur­seur, Éric de Roth­schild avait fait ap­pel dès 1988 à Ri­car­do Bo­fill pour son Châ­teau Lafite, à Pauillac. Même s’il n’était pas ou­vert au pu­blic, ce chai cir­cu­laire a aus­si­tôt mar­qué les es­prits. Pour­tant, il a fal­lu at­tendre long­temps avant de dan nou­veau ap­pa­raître une star de l’ar­chi­tec­ture

le vi­gnoble. Sil­vio Denz donne le ton en 2009 avec un projet au­da­cieux à Châ­teau Fau­gères, si­gné Ma­rio Bot­ta, dis­ciple de Le Cor­bu­sier.

Le mou­ve­ment ne touche pas que la France. Frank Geh­ry, lau­réat en 1989 du prix Pritz­ker, le No­bel de l’ar­chi­tec­ture, conçoit le chai de Mar­qués de Ris­cal en Es­pagne. Les grands vi­gnobles veulent dé­sor­mais ac­co­ler un Pritz­ker à leur nom. Ber­nard Ar­nault, le pa­tron de LVMH, a ain­si confié à Ch­ris­tian de Port­zam­parc, pre­mier lau­réat fran­çais de ce prix pres­ti­gieux (en 1994), le chai du Châ­teau Che­val Blanc.

On dit sou­vent que le vin est le re­flet de son pro­prié­taire, mais le vigneron met en mu­sique une par­ti­tion écrite par le ter­roir. Au chef d’or­chestre, il faut donc ajou­ter main­te­nant l’ar­chi­tecte et le de­si­gner. Deux nou­veaux ve­nus qui n’ont pas pour ha­bi­tude de se ca­cher der­rière une feuille de v igne. À quand leurs noms sur l’éti­quette ? —

ca­bi­net bor­de­lais des frères

Ma­zières ac­com­pagne

de grands pro­jets. Ce­lui

fruit d’une as­so­cia­tion avec

le scé­no­graphe Ri­chard

ba­ron Na­tha­niel de

Roth­schild, Mou­ton

Spé­cia­liste

im­pose la mise en bou­teille

au châ­teau, crée une

De­puis son

ac­qui­si­tion en 1853 par le

pro­gresse par bonds. Il

marque avec Mou­ton

Ca­det, per­son­na­lise ses

éti­quettes avec des ar­tistes,

et fi­nit par in­té­grer les

pre­miers grands crus clas­sés

re­con­nais­sance et la

per­son­na­li­té écla­tante de

Phi­lip­pine de Roth­schild

l’ont pro­pul­sé sur le de­vant

De­puis dix ans,

Phi­lippe Dhal­luin a don­né au

« nez toas­té », la si­gna­ture

ol­fac­tive du do­maine, un

je- ne- sais- quoi d’in­ou­bliable.

Prix d’une bou­teille du

mil­lé­sime 2011 : 600 eu­ros.

Le nou­veau chai est une

ca­thé­drale de chêne

meu­blée de 64 cuves belles

comme des com­modes

des bâ­ti­ments vi­ni­coles, le

de Mou­ton Roth­schild est le

Ca­thé­drale

d’Évry, une synagogue,

des écoles...

est le pre­mier conte­nant.

Fau­gères a pour consul­tant

conseille 240 do­maines

38 eu­ros.

du do­maine.

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