La vie à l’ita­lienne de l’hé­ri­tière Max Ma­ra

De Ma­ria Giu­lia Pre­zio­so Ma­ra­mot­ti

Vanity Fair (France) - - Sommaire - BÉ­NÉ­DICTE BURGUET

Ma­ria Giu­lia n’est pas une « lle de » comme les autres. Son tra­vail : su­per­vi­ser le re­tail aux États-Unis de Max Ma­ra, la grie fa­mi­liale. Ses passe-temps : la voile et la bonne chère. Sa force : une fa­mille sou­dée. Son meilleur atout : une tête bien faite. Il n’était pas ques­tion pour elle d’in­té­grer le Max Ma­ra Fa­shion Group (en 2008) sans un so­lide par­cours uni­ver­si­taire (après le li­ceo clas­si­co, l’uni­ver­si­té Boc­co­ni à Mi­lan puis l’uni­ver­si­té de Nouvelle-Galles du Sud à Syd­ney) et une pre­mière ex­pé­rience pro­fes­sion­nelle (dans une banque d’in­ves­tis­se­ment à Londres). Ce prag­ma­tisme, elle l’at­tri­bue à son ADN. Son grand-père,

Achille , fon­da­teur vi­sion­naire de Max Ma­ra en 1951, a été l’un Ma­ra­mot­ti des pre­miers à com­prendre l’im­por­tance de l’in­dus­tria­li­sa­tion de la mode, l’es­sence du prêt-à-por­ter. Il a oeu­vré au pas­sage de l’ar­ti­sa­nat à la ma­nu­fac­ture de ma­nière à pro­duire en grande quan­ti­té des pièces de haute qua­li­té. L’his­toire lui a don­né rai­son. Re­pré­sen­tant la troi­sième gé­né­ra­tion, (comme on la sur­nomme) a

MJGiuls re­pris le ™ambeau et porte haut, hors de ses fron­tières, les va­leurs de cet art de vivre à l’ita­lienne. —

Le ri­sot­to.

1970.

Pi­guet

chaus­sures.

Ke­ras­tase

Mar­tyn, ma der­ma­tologue.

ré­veiller tôt.

se­maines au spa.

Noir de Lan­côme

coup de foudre.

.

cham­pagne fran­çais.

co­lo­rée Brun­no Ja­ha­ra

Rouge, rouge, rouge !

du Wi­fi et que mon iP­hone capte

.

Sin­claire, une jeune ar­tiste amé­ri­caine.

En Sar­daigne.

Fu­mer.

Du

fun !

Une pho­to de Ma­ry No­lan

L’ama­rone (un vin rouge) et du

Du par­me­san

mi­la­naise de ma grand- mère.

n’aime pas conduire sauf les

spor­tives dé­ca­po­tables.

Gior­gio Ar­ma­ni Lu­mi­nous Silk

.

Dire Straits

ou Lu­cio Bat­tis­ti, un chan­teur des an­nées

Fra­cas de Ro­bert

. Il ré­veille la Pa­ri­sienne en moi.

Les pro­duits de Tra­cie

gom­mage Tra­cie Mar­tyn qui donne en

dix mi­nutes un éclat com­pa­rable à deux

, un vrai

foo­ting et de l’aé­ro­bic, c’est tel­le­ment

Un

Une coupe à fruits

mes notes dans mon carnet en cuir rouge

mo­no­gram­mé avec tou­jours le même sty­lo.

C’est par­tout, du mo­ment qu’il y a

, dé­cou­verte grâce au

site L’Ar­coBa­le­no de mon amie Am­bra Med­da.

Prendre

Les bagues et les

Je

Se cou­cher et se

.

L’odeur des cô­te­lettes à la

Pan­ta­lon

Ch­ris­tian Lou­bou­tin

Si­non des bas­kets.

me suit par­tout.

As­sez grand

éga­le­ment rouge.

an­ni­ver­saire.

ver­ti­gi­neux.

Des chaus­sures. Et une montre

Le dia­mant.

sa vision du tra­vail et sa quête

Une Pa­tek Phi­lippe qui a

Des san­dales

ap­par­te­nu à mon grand- père, ca­deau de ma

outrageusement sexy.

Ca­che­mire.

Ian Grif­fiths, le di­rec­teur

une vision très amu­sante de la mode.

artistique de Max Ma­ra, et Al­ber El­baz, qui a

J’ai une va­lise Tu­mi qui

pour conte­nir mon or­di­na­teur,

mon carnet rouge et ma trousse à crayons,

Un

en soie, un pan­ta­lon Sport­max et des ta­lons

Une che­mise blanche en soie

ou un mo­dèle d’homme.

Che­mise

grand- mère pour mes 30 ans.

.

Une bague Del­fi­na De­let­trez.

Une bague pois­son Da­vid

Webb que mon père m’a of­ferte pour mon

bla­zer noir Max Ma­ra, une che­mise blanche

Ma mère,

Sac

mo­no­gram­més.

tou­jours.

à Pa­ris.

ex­po, un livre… par­fois un graf­fi­ti ou une

Let’s Bring Back,

de vivre plei­ne­ment sa vie.

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