Les mots & LES CHOSES

D’Élie Top

Vanity Fair (France) - - Vanity Case Style - VIR­GI­NIE MOU­ZAT

Cet élé­gant est-il de son époque ? Non. Et ça n’en rend ses bi­joux que plus mer­veilleux. Ses ren­contres dé­ci­sives : Lou­lou de la Fa­laise et Al­ber El­baz. La pre­mière de­vint une amie, une conseillère, une col­la­bo­ra­trice, une muse qu’elle était elle-même pour le cou­tu­rier Yves Saint Laurent chez qui elle créait les ac­ces­soires. Le se­cond, il le ren­contre à 19 ans, à l’époque où El­baz prend la di­rec­tion artistique du prêt-à-por­ter fé­mi­nin chez Saint Laurent. Plus tard, ce­lui- ci l’in­vi­te­ra à le re­joindre chez Lan­vin où Élie Top au­ra la charge de créer sacs et bi­joux. Il se passe alors quelque chose de rare. Le jeune homme ins­taure d’em­blée un dia­logue d’éga­li­té – pas une concur­rence – entre ses ac­ces­soires et la mode du cou­tu­rier. Les col­liers ar­chi­tec­tu­rés, aux vo­lumes de mé­tal et de cris­taux im­por­tants, se font au­tant re­mar­quer sur le po­dium que les mo­dèles qu’ils ac­ces­soi­risent. Peu par­viennent à cet équi­libre. Élie ap­par­tient à la fa­mille des ner­veux et des fra­giles d’où naissent les en­chan­teurs. Il vient de lan­cer sa propre ligne de joaille­rie, celle que toutes ses fans at­ten­daient, « à mi- che­min entre la ri­gueur in­dus­trielle des hauts-four­neaux dans les­quels tra­vaillait mon grand-père et le grand goût fran­çais XVIIIe du siècle des Lu­mières. » Un grand écart que seul un dan­dy éclai­ré tel que lui peut as­su­mer sans faux pas. —

Sac

Pra­da.

jean, boots.

étoi­lé.

Usé, éli­mé, fa­ti­gué.

Le der­nier cri.

N’im­porte quel taxi

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