COM­MENT « PRET­TY WO­MAN » AU­RAIT DÛ (MAL) FI­NIR

À l’oc­ca­sion du vingt-cin­quième an­ni­ver­saire de la plus cé­lèbre co­mé­die ro­man­tique, J. F. Lawton, son scé­na­riste, ra­conte à KATE ERBLAND com­ment le projet ini­tial, un drame so­cial et réa­liste sur les dé­rives de la fi­nance, s’est mé­ta­mor­pho­sé en conte de

Vanity Fair (France) - - Fanfare -

C’est d’un scé­na­rio dé­pri­mant au dé­noue­ment tra­gique ( pas du tout le genre à in­té­res­ser les stu­dios Dis­ney) qu’est née Pret­ty Wo­man, la co­mé­die ro­man­tique au suc­cès mon­dial réa­li­sée par Gar­ry Mar­shall. Mais au fil des dé­cen­nies, la vé­ri­table his­toire de 3 000 – c’était son nom – a été ra­va­lée au rang d’anec­dote in­si­gni­fiante. Se­lon la ver­sion la plus cou­rante (celle qui fi­gure en note de bas de page sur Wi­ki­pé­dia et IMDb, un site amé­ri­cain spé­cia­li­sé dans le ci­né­ma), Laura Zis­kin, la pro­duc­trice exé­cu­tive du film, au­rait exi­gé une fin heu­reuse et c’est ain­si que le drame très sombre écrit par J. F. Lawton se­rait de­ve­nu Pret­ty Wo­man, un conte de fées mo­derne es­tam­pillé Dis­ney. « Je ne vou­lais pas d’un film dont le seul mes­sage se­rait qu’un jour, un gen­til mon­sieur va ve­nir et faire votre bon­heur en vous cou­vrant d’ar­gent et de jo­lies fringues », af­fir­mait- elle en 1991 dans le ma­ga­zine People. Le même ar­ticle lui at­tri­buait éga­le­ment, l’ajout de la cé­lèbre ré­plique fi­nale :

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