Les mots & LES CHOSES

De Ch­ris­tophe Lemaire et de Sarah-Linh Tran

Vanity Fair (France) - - Vanity Case | Art de Vivre - SYLVIE YEU

Doux et dé­ter­mi­nés : deux qua­li­fi­ca­tifs qui viennent à l’es­prit au contact de et de Ch­ris­tophe Lemaire Sarah-Linh , les de­si­gners de la marque in­dé­pen­dante Lemaire, Tran qui monte en puis­sance de­puis qu’elle a été re­lan­cée en 2007. Bien sûr, la col­la­bo­ra­tion de Ch­ris­tophe Lemaire avec Her­mès, dont il a des­si­né les col­lec­tions femme de 2011 à 2014, a am­pli­fié la no­to­rié­té de la griffe et ac­cru sa lé­gi­ti­mi­té. Mais l’ar­ri­vée de Sarah-Linh Tran, il y a cinq ans, a in­suf­flé à la ri­gueur aus­tère du ves­tiaire de Ch­ris­tophe Lemaire une fé­mi­ni­té sub­tile tout aus­si dé­ci­sive. « À deux, on est plus fort », se fé­li­cite le créa­teur qui ex­plique que l’of­fi­cia­li­sa­tion du nom de Lemaire, dé­les­té de son pré­nom, prend acte de cette évo­lu­tion. Dé­but oc­tobre, Uni­q­lo va pro­po­ser par­tout dans le monde une col­lec­tion homme et femme « axée sur l’idée d’une cer­taine dé­con­trac­tion élé­gante » si­gnée Lemaire. À des prix Uni­q­lo . Par rap­port à l’uni­vers d’Her­mès, ce­lui de l’en­seigne nip­pone semble aux an­ti­podes. Mais si Ch­ris­tophe Lemaire ad­met que leurs pro­blé­ma­tiques – luxe pour le sel­lier, in­dus­trielle pour le géant ja­po­nais – sont très dif­fé­rentes, leur phi­lo­so­phie et leur vi­sion du style ne sont pas si éloi­gnées : dans les deux cas, il s’agit d’éla­bo­rer « un bon et beau vê­te­ment », fonc­tion­nel, de ces pièces qui, « au fil du temps, de­viennent des amies ». Mis­sion ac­com­plie. —

Le té­lé­phone.

L’élé­gance mo­rale.

Vert sombre.

Mon al­liance.

Un mé­lange

Toutes les femmes.

Les deux.

« Al­ler à l’idéal et com­prendre

« Fais ap­pa­raître

ce qui sans toi ne se­rait peut- être ja­mais vu. » –

Cou­rir après le temps.

Il est trop es­thète.

Thee

An­co­ra Tu

Isabelle Wein­gar­ten

Chaque vê­te­ment de­vient es­sen­tiel

lors­qu’on ne peut plus s’en pas­ser. Comme

un ami.

à la truffe.

Un pull.

La So­cié­té du spec­tacle

de Guy De­bord.

La nature

Les es­ca­liers.

Le Livre de

l’in­tran­quilli­té de Fer­nan­do Pes­soa.

James

In­ge­borg Bach­mann que j’ai

dé­cou­verte grâce à Jeanne Mo­reau qui

Max Bill par

par­lait de son ro­man Ma­li­na dans un vieil

« Apo­strophes ».

Ma­man et la Pu­tain

Bel Ami Vé­ti­ver d’Her­mès.

Pour­quoi choi­sir ?

La les­sive.

La

de Jean Eus­tache, un

La

mu­tuelle, la so­li­da­ri­té en cas d’échec,

le sou­tien en cas de doute...

La force.

de conci­lier ten­dresse et vi­gi­lance.

Se voir tout le temps !

indépendant, libre.

pour homme.

écharpe rouge en shet­land.

2014 à la bi­blio­thèque du ly­cée

Hen­ri- IV.

gé­né­rique, hors mode.

« made for all » .

tra­vaillant.

et d’ob­jets éso­té­riques.

Ben­cis­tà à Fie­sole, en Italie.

Le pot- au- feu.

tro­fie li­gure al pes­to ge­no­vese.

suisse avec beau­coup de sucre.

Char­lotte Per­riand.

La pen­sione

Je ne

Un pe­tit

Une table de

La terre après la

L’odeur du ba­si­lic frais.

Chez mes pa­rents à New

conte mo­ral sur les li­mites du va­ga­bon­dage

sen­ti­men­tal.

in­tem­po­relle.

ni maître.

Val Abra­ham de

pour sa qua­li­té

Ni Dieu

Pas de maître.

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