Les mots & LES CHOSES

D’Her­vé Van der Strae­ten

Vanity Fair (France) - - Vanity Case - PIERRE GROPPO

Le de­si­gner fête cette an­née Her­vé Van der Strae­ten ses trente ans de créa­tion avec « Émer­gence », sa dixième ex­po­si­tion. Patch­work de par­che­min pour une ar­moire ki­mo­no, jeux de pierres pour un gué­ri­don, bois pré­cieux ou fos­si­li­sés, ru­ban d’alu­mi­nium ano­di­sé tra­vaillé en lustre à la ma­nière d’un ori­ga­mi : l’ar­tiste d’ori­gine fla­mande ex­plore, dans son ate­lier pa­ri­sien, les pos­si­bi­li­tés créa­tives, au for­mat pièce unique ou en sé­rie très li­mi­tée. De­puis ses dé­buts dans l’uni­vers du bi­jou au mi­lieu des an­nées 1980, ce di­plô­mé des Beaux-Arts de Pa­ris n’a pas chan­gé d’un io­ta sa ligne di­rec­trice : un sens af­fir­mé du grand luxe et de la fonc­tion­na­li­té qui a re­çu le la­bel « en­tre­prises du pa­tri­moine vi­vant » du mi­nis­tère de la culture. On le re­trouve dans ses col­la­bo­ra­tions avec de grandes mai­sons de l’art de vivre hexa­go­nal, qu’il s’agisse d’un ra­fraî­chis­soir de haute or­fè­vre­rie pour Rui­nart, du fla­con du par­fum J’adore de Dior mil­lé­sime 1999 ou des étuis de rouge à lèvres pour Guer­lain. Un es­prit qui reste le même lorsque le de­si­gner par­ti­cipe à la dé­co­ra­tion des bou­tiques Ro­ger Vi­vier ou aux pro­jets des meilleurs ar­chi­tectes d’in­té­rieur pa­ri­siens, new-yor­kais ou lon­do­niens, friands de la grande ri­gueur de cet as de la belle fa­çon. —

que créer me ren­drait heu­reux.

Ro­tring 0,5 mm HB

toutes mes re­cherches.

L’ar­chi­tec­ture et l’art

contem­po­rain.

par­fums de la na­ture.

La laque, que j’uti­lise beau­coup pour réa­li­ser

mes meubles.

fla­mand.

Tous les

Mon nom

Bach

ou une com­pil’du la­bel En­ter de Rit­chie.

Les Ro­th­ko de la Tate Gal­le­ry,

pour un in­tense mo­ment de méditation.

Les Har­mo­nies Wer­ck­meis­ter de Bé­la

Tarr (2001).

J’ai su dès l’âge de 4 ans

Un porte- mines

. Il me sert pour

J’aime les hô­tels

old school, le Cla­ridge’s à Londres en tête

La Mer de

Le Centre Pom­pi­dou. C’est tou­jours vi­vi­fiant.

Les an­nées 1960 et 1970 pour

leur dy­na­misme op­ti­miste, leur confiance

dans le pro­grès et l’ave­nir.

Le Ja­pon pour sa conju­gai­son de tra­di­tion

et de mo­der­nisme.

sens com­plè­te­ment étran­ger et cu­rieu­se­ment

bien à la fois.

L’Iran

pour la quête

To­kyo : je m’y

. Cer­tai­ne­ment au prin­temps 2016.

.

de sa vie.

Il suf­fit de vou­loir.

très fa­ci­le­ment.

Faire re­fleu­rir les or­chi­dées

cer­tain dé­ta­che­ment.

mai­son - c’est construire sa vie.

Le dé­sir est le mo­teur des plus

belles réa­li­sa­tions.

Je range mon bu­reau ; dans les cas

ex­trêmes, je dors.

de merde !

Construire ma

Elles me font toutes peur. J’es­saye donc de

les ap­pri­voi­ser.

Je les aime toutes !

Je se­rai un chat

de chaque mi­nute de leur exis­tence.

sur me­sure, pro­fi­lées comme une voi­ture de

sport.

La per­sé­vé­rance.

Ne pas sa­voir quoi faire

. Ils semblent jouir

Je n’en ai ja­mais por­té.

Des John Lobb

Ca­che­mire.

À part

une paire de bou­tons de man­chettes,

je suis plu­tôt less is more.

Bor­del

Dries Van No­ten

Un

Cat­tier

, ce­la me force à ne rien faire

pen­dant un quart d’heure.

Le so­leil, le bon­heur,

une soi­rée entre amis,

une jour­née dans mon

jar­din.

Mon ate­lier.

C’est très épa­nouis­sant

d’abou­tir ses pro­jets.

avec une oeuvre de Mao Yan.

Je n’ai pas

le per­mis. Du confort

et un très bon sound

sys­tem me suf­fisent.

L’ob­ser­va­tion

et l’en­tre­tien

de mes plantes.

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