LE CI­NÉ­MA DE... Paul Mar­cia­no

Du mam­bo de BB aux pi­rouettes d’An­ge­li­na, le di­rec­teur créa­tif de Guess pro­jette son ima­gi­naire sur grand écran.

Vanity Fair (France) - - Vanity Case | Style - — PIERRE GROPPO

Des cam­pagnes ul­tra­glam, des filles sexy san­glées dans des jeans slims ou des robes de cock­tail sur fond d’azur Pa­ci­fique : de­puis le dé­but des an­nées 1980, l’ima­gi­naire de Guess flirte avec l’Ame­ri­can Dream et l’âge d’or de Hol­ly­wood. Pas de ha­sard : ins­tal­lé à Los An­geles, , l’un des

Paul Mar­cia­no quatre frères à l’ori­gine de la marque au tri­angle rouge dont il est de­ve­nu le di­rec­teur créa­tif, est un afi­cio­na­do du sep­tième art. « J’ai gran­di à Mar­seille, dans les an­nées 1960, à cô­té d’une salle de ci­né­ma où pas­saient tous les grands films fran­çais et ita­liens de l’époque. C’est là que j’ai dé­cou­vert . Pour moi,

Bri­gitte Bar­dot c’est l’idée même de la fille Guess, sur­tout dans Et Dieu... créa la femme de

Ro­ger Va­dim (1957). Jeune, sexy, avec ce quelque chose de fa­rouche qui la rend in­sai­sis­sable. » Par­mi ses icônes, le de­si­gner cite aus­si So­fia Lo­ren, la ver­sion brune et la­tine de la BB des an­nées Saint-Tropez. La Dolce Vi­ta (1960) de ca­ra­cole en tête

Fe­de­ri­co Fel­li­ni de ses films pré­fé­rés au même titre que Huit et de­mi (1963) qui le fas­cine par « ce mé­lange de rêve et de réa­lisme ». Mais il n’y a pas que du noir et blanc dans son pan­théon. Ni que des femmes, d’ailleurs. Cet abon­né à Net­flix (pour la sé­rie Nar­cos) et fi­dèle de HBO (pour Ho­me­land) est aus­si un ac­cro aux rôles d’ac­tion : dans Mr. et Mrs.

An­ge­li­na Jo­lie Smith de (2005), mais aus­si

Doug Li­man Leo. « Dans Les In­fil­trés de Mar­tin Scor­sese [2006], nardo DiCa­prio il est gé­nial en bleu en­voyé noyau­ter la pègre. Dans tous les cas, DiCa­prio, c’est l’ac­teur de toute une gé­né­ra­tion ». Mais c’est un An­glais ti­ré à quatre épingles qui rafle ses suf­frages : ce­lui du der­nier film vu à l’heure de notre in­ter­view (007 Spectre de

Sam ), de la meilleure BO (Gold­fin­ger chan­té par Men­dès Shir­ley Bas

) et du per­son­nage qu’il au­rait ai­mé in­car­ner : James Bond. sey « Pour­quoi James Bond ? Eh bien, tout sim­ple­ment parce

que c’est James Bond ». CQFD.

Sous l’ob­jec­tif

de Bryan Adams,

une cam­pagne

« lo­re­nienne » au

pos­sible (2008).

Sac

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