Chez Dior, Raf Si­mons choi­sit de ne pas re­nou­ve­ler son contrat. La pro­prié­taire de Lan­vin met bru­ta­le­ment fin à ce­lui d’Al­ber El­baz. Dif­fi­cile par­fois de com­prendre les sou­bre­sauts qui se­couent la mode. VIR­GI­NIE MOU­ZAT y voit le signe du re­tour du vê­teme

Vanity Fair (France) - - Vanity Case | Mode -

d’ad­mi­nis­tra­tion de la fon­da­tion Gug­gen­heim, a in­vi­té Raf Si­mons au dî­ner de ga­la du mu­sée à New York. Au mi­cro, il a re­mer­cié pu­bli­que­ment le créa­teur. Beau geste et re­tour à l’en­voyeur. Le quit­té de­vient ce­lui qui re­mer­cie ce­lui qui part. De­puis ce jour, la mai­son ré­flé­chit, passe par des états de fièvre, gé­nère di­verses ru­meurs... On a tout en­ten­du : re­tour dans la place d’He­di Sli­mane (di­rec­teur ar­tis­tique de Saint Laurent Pa­ris et ex-Dior homme) ; Oli­vier Rou­steing (Bal­main) pour­rait dé­cro­cher le poste grâce au nombre de ses abon­nés sur Ins­ta­gram ; sans par­ler des chaises mu­si­cales chez LVMH qui per­met­traient à Ric­car­do Tis­ci, ac­tuel di­rec­teur de la créa­tion de Gi­ven­chy, de mi­grer vers Dior...

Et puis, nou­veau coup de théâtre. La se­maine qui a sui­vi l’an­nonce de la dé­fec­tion de Raf Si­mons – le 27 oc­tobre pré­ci­sé­ment – en­core une bombe : Al­ber El­baz, di­rec­teur ar­tis­tique de la mode femme, quitte Lan­vin. Conster­na­tion ! En quelque qua­torze ans, le créa­teur a re­pla­cé la mai­son sur la scène mode, ré­in­ven­té la femme Lan­vin, construit une iden­ti­té vi­suelle par les cam­pagnes de pu­bli­ci­té, les vi­trines et, sur­tout, s’est consti­tué un fan- club mon­dial. Car Al­ber El­baz est un de­si­gner à texte, un com­mu­ni­cant, un homme qui offre aux femmes de la mode mais aus­si des mots. Il in­car­nait tel­le­ment Lan­vin que per­sonne ne s’at­ten­dait à ce qu’il quitte ce qui était de­ve­nu « sa » mai­son. Bien sûr, entre lui et Mme Wang, la pro­prié­taire taï­wa­naise, cir­cu­laient des ru­meurs de fric­tions de plus en plus nom­breuses comme il ar­rive dans les vieux couples. Rien que de très ba­nal, au fond. Jus­qu’à cet e-mail, le 28 oc­tobre à 19 h 30, com­men­çant par ces mots : « Au mo­ment où je quitte la mai­son Lan­vin sur dé­ci­sion de son ac­tion­naire ma­jo­ri­taire... » Le com­mu­ni­qué est si­gné

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