BLACK TIE White Noise

Du à la ci­thare ja­po­naise, la bande-son de Paul Smith vibre au tem­po éclec­tique.

Vanity Fair (France) - - Vanity Case Art De Vivre - PIERRE GROP­PO

En jan­vier, a rha­billé sa Paul Smith bou­tique du Ma­rais, à Pa­ris, en l’hon­neur de , dis­pa­ru Da­vid Bo­wie quelques jours au­pa­ra­vant. Il faut dire que leur ami­tié re­mon­tait à quelques dé­cen­nies. Quant à sa pas­sion pour la mu­sique, elle l’ac­com­pagne de­puis tou­jours. Flashback : dans l’An­gle­terre en ébul­li­tion des an­nées 1960, le jeune Paul Smith se rêve en cy­cliste pro­fes­sion­nel. Un ac­ci­dent en dé­ci­de­ra au­tre­ment. À Not­tin­gham, où il ha­bite, des étu­diants des Beaux-Arts l’ini­tient à l’im­pres­sion tex­tile. Il com­mence à fa­bri­quer des T-shirts dans le ga­rage pa­ter­nel. « Mon père m’avait of­fert une Mor­ris Mi­nor, une voi­ture de 1949. J’al­lais à Londres tous les ven­dre­dis pour dé­cou­vrir des groupes dans des pe­tites salles. C’est comme ça que j’ai vu Bo­wie au Mar­quee Club, les Rol­ling Stones au 100 Club sur Ox­ford Street... » À l’époque, ça chante aus­si dans les ar­rière- salles des pubs : le jeune

Rod Ste­wart s’adonne au blues avec ,

Long John Bal­dry se pro­duit de­vant une poiE­ric Clap­ton gnée d’ini­tiés. Paul Smith y voit l’oc­ca­sion d’écou­ler sa mar­chan­dise. fi

Jim­my Page gure par­mi ses pre­miers clients (un pan­ta­lon), bien­tôt sui­vi par les autres membres de Led Zep­pe­lin. S’il ap­pré­cie la lon­gé­vi­té de

et , ce grand ad­miPat­ti Smith Joan Mit­chell ra­teur de (« Un con­seil : écou­tez Bob Dy­lan

lire ses chro­niques, brillantes et Sean Penn poé­tiques ») s’est aus­si en­tou­ré de la nou­velle scène bri­tan­nique : les An­glo-Sué­dois de Ra­zor­light, le pe­tit pro­dige

Jake , les ro­ckers de Mum­ford & Sons... Bugg En so­lo, Paul Smith avoue un faible pour l’ichi­gen­kin, ci­thare ja­po­naise mo­no­corde à la stri­dence hyp­no­tique. Mais c’est avec du jazz qu’il com­mence ses journées :

Her­bie et tournent sur la Han­cock John Col­trane pla­tine de son bu­reau où il ar­rive chaque ma­tin à 6 heures ta­pantes, pour tra­vailler à la re­fonte de ses lignes femme et homme qui se­ront dé­voi­lées à la fin de l’été. —

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