Pho­to­call

Yas­mine Es­la­mi ajuste et ôte ses lu­nettes dans le Pho­to­ma­ton de Karl La­ger­feld.

Vanity Fair (France) - - Style Vanity Case - Syl­vie yeu

En dé­cou­vrant la bande de cli­chés éjec­tée par le Pho­to­ma­ton, , long­temps sty­liste pho­to, ap­pré­cie Yas­mine Es­la­mi la dou­ceur du noir et blanc en connais­seuse. Après ses études au Stu­dio Ber­çot, cette Pa­ri­sienne – elle doit son jo­li nom orien­tal à un père ira­nien – a pas­sé dix ans à Londres au­près de

. « Sta­giaire, per­so­nal as­sis­tant, at­ta­chée Vivienne West­wood de presse, res­pon­sable de Red La­bel, la deuxième ligne, j’ai tout fait. » Elle ren­contre aus­si , le fils de la créa­trice bri­tan

Jo Cor­ré nique, qui lance en 1994 la marque de lin­ge­rie Agent Pro­vo­ca­teur avec . « C’étaient des co­pains, je les ai un peu

Se­re­na Rees ai­dés. » Suf­fi­sam­ment en tout cas pour at­tra­per le vi­rus des des­sous. De re­tour en France, elle col­la­bore, entre autres, au ma­ga­zine Purple fon­dé par et , tout en conti

Elein Fleiss Oli­vier Zahm nuant de s’in­té­res­ser à la lin­ge­rie et au galbe des corps. En 2010, des Ja­po­nais lui pro­posent de réa­li­ser une col­lec­tion. La marque ne ver­ra ja­mais le jour. Qu’à ce­la ne tienne, la jeune femme se lance sous son nom puis ouvre en 2014 une bou­tique au 35, rue de Ri­che­lieu à Pa­ris. De la lin­ge­rie aux maillots de bain, il n’y a qu’un pas que vient de fran­chir Yas­mine en réa­li­sant sa pre­mière col­lec­tion pour Eres, la griffe culte ra­che­tée par Cha­nel en 1996. « J’ai beau­coup tra­vaillé sur les formes, les dé­coupes, les dé­col­le­tés, par­ti­cu­liè­re­ment dans le dos, cette par­tie du corps que toutes les femmes peuvent se per­mettre d’ex­po­ser. » Avec des cou­leurs sou­vent aci­du­lées, des im­pri­més gra­phiques, des mo­tifs per­fo­rés, ses mo­dèles ap­portent un sex-ap­peal joyeux. « Le maillot, c’est lié aux va­cances, à l’in­sou­ciance », jus­ti­fie- t- elle. Dans la li­brai­rie, elle tombe en ar­rêt sur un livre de pho­tos : Les Portes tra­di­tion­nelles et mo­dernes. « Ce­la me parle. À Pa­ris, il y a tant de portes co­chères ma­gni­fiques, dans mes sé­ries, il y a eu tel­le­ment d’images shoo­tées dans des halls d’im­meubles ! » Eh oui, pour Yas­mine Es­la­mi, il y au­ra tou­jours les pa­vés. Et la plage. —

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