L’aL­Lure de...

... Edi­na Ro­nay et Pat­tie Boyd, juillet 1976.

Vanity Fair (France) - - Vanity Case - Ch­ris­to­pher Ni­quet

Pho­to­gra­phiées ce jour-là dans un bus, en route pour le lé­gen­daire con­cert d’Eric Clap­ton au Crys­tal Pa­lace de Londres, la co­mé­dienne

Edi­na (en com­pa­gnie de sa fille She­bah) Ro­nay et la man­ne­quin se sont

Pat­tie Boyd d’abord ren­con­trées grâce aux .

Beatles Douze ans plus tôt, les deux amies étaient toutes les deux à l’af­fiche de A Hard Day’s Night, le film sur les quatre gar­çons dans le vent. Si Edi­na s’est conten­tée d’une ap­pa­ri­tion plus que fur­tive (un pos­ter géant de son vi­sage trône der­nière le bu­reau d’un des per­son­nages du film), Pat­ti y a ren­con­tré pour la pre­mière fois

George . Une jour­née de tour­nage pasHar­ri­son sée dans un hall de gare va chan­ger son des­tin : George va tom­ber éper­du­ment amou­reux d’elle, l’épou­ser en 1966 et écrire pour elle So­me­thing et I Need You. Quelques an­nées plus tard, las­sée des dé­rives hin­douistes de son époux, elle cède aux avances d’un ami du couple :

. Eric Clap­ton La bo­hème do­rée lon­do­nienne, à com­men­cer par Edi­na et son ma­ri le pro­duc­teur et pho­to­graphe Dick , suit comme tou­jours Po­lak la jeune femme dans ses ex­pé­ri­men­ta­tions amou­reuses et ves­ti­men­taires. Adieu aux robes et au style Ma­ry Quant propre sur soi de Car­na­by Street as­so­cié aux grou­pies des Beatles : Pat­tie se créée une nou­velle image. Elle porte dé­sor­mais les robes vin­tage des an­nées 1930 et 1940 qu’Edi­na vend sur King’s Road, culti­vant une au­ra sombre et vic­to­rienne plus proche de l’am­biance mu­si­cale de son nou­veau com­pa­gnon. De fil en ai­guille, la chef de file de l’es­thé­tique pop an­glaise des an­nées 1960 va se mé­ta­mor­pho­ser en pro­to­type de l’icône rock des an­nées 1970. Eric Clap­ton com­po­se­ra pour elle Lay­la, cri du coeur d’un homme amou­reux de la femme d’un autre, et Won­der­ful To­night, bal­lade mé­lan­co­lique en hom­mage au style de Pat­tie et à son ef­fet hyp­no­tique sur les hommes qu’elle croise. La belle et blonde An­glaise fait par­tie du pe­tit cercle fer­mé des , Ani­ta Pal­len­berg Ma­rianne , , Fai­th­full Ch­ris­sie Sh­rimp­ton Aman­da ou , com­pagnes Lear Fran­çoise Har­dy de mu­si­ciens ou chan­teuses elles-mêmes, qui ont ins­pi­ré ou com­po­sé les plus belles chan­sons de l’époque. Leur style ul­tra­per­son­nel, leur cul­ture et leur au­ra conti­nuent de faire rê­ver : pas éton­nant que sor­tir avec un chan­teur ou un DJ soit qua­si­ment de­ve­nu un rite de pas­sage obli­gé pour toute it-girl qui se res­pecte. —

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