L’équi­li­briste

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ffi­ciel­le­ment, bien sûr, elle n’a au­cune in­fluence. « J’aime être dans l’ombre », mur­mure-t- elle dans un bar à deux pas de l’Ély­sée. Chi­gnon de dan­seuse, teint de rose, elle parle avec grâce de Rouge In­ter­na­tio­nal, sa « pe­tite en­tre­prise » qui pro­duit des do­cu­men­taires et près de cinq films par an : des pro­jets am­bi­tieux sur les Sioux ou la spi­ri­tua­li­té en Inde ; d’autres plus grand pu­blic comme La Fille du pa­tron d’Oli­vier Lous­tau ; une co­mé­die en pré­pa­ra­tion sur le snow­board avec Kev Adams. « Je ne cherche pas à faire un film com­mer­cial », pré­cise-t- elle, comme si ses san­dales ver­nies noires crai­gnaient tou­jours les em­bus­cades. Ses pro­chains rôles sont ceux de mères en prise avec la so­cié­té : une vir­tuose de la fa­mille re­com­po­sée dans L’Ap­part ; une femme dé­vas­tée par le sui­cide de sa fille. Elle tient à son image d’in­tel­lec­tuelle de gauche in­dé­pen­dante, ce qui ne l’em­pêche pas de prendre con­seil au­près d’Anne Méaux, la gou­rou du CAC 40, et de culti­ver ses ré­seaux. Fran­çois Pi­nault, qui l’a sou­te­nue pour mon­ter 8 fois de­bout avec De­nis Po­da­ly­dès et Tau­lardes avec So­phie Mar­ceau, avait ac­cep­té de créer avec elle un fonds d’in­ves­tis­se­ment pour le ci­né­ma. « Le pro­jet est mis en som­meil, dit- elle. Après Clo­ser, c’était trop com­pli­qué... » Il en faut des qua­li­tés d’ac­trice pour par­ta­ger la vie d’un pré­sident, or­ga­ni­ser des dî­ners à l’Ély­sée avec Lu­chi­ni, De­neuve et conti­nuer, de­vant les Fran­çais, à faire comme si de rien n’était. C’est elle qui a sug­gé­ré que JoeyS­tarr lui de­mande dans la sé­rie Dix pour cent : « Tu as quel­qu’un dans ta vie en ce mo­ment ? » �

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