Fran­çois Hol­lande s’adres­sant à Ram­zi Khiroun

Vanity Fair (France) - - Pouvoir Vanity Fair -

DSK ac­cepte, avant d’an­nu­ler. C’est un cer­tain « Ram­zi » qui pré­vient le jour­na­liste et es­suie sa co­lère. Le sbire tient tête ; El­kab­bach aime ça. Il lui pro­pose un dé­jeu­ner. En­tente im­mé­diate entre deux hommes pour qui la vie est un ring, la po­li­tique, une af­faire de rap­ports de force.

À l’époque, Khiroun est une ombre dans l’en­tou­rage de DSK. Un brun au sou­rire en­jô­leur sur­gi fin 1999 dans l’en­tou­rage du di­ri­geant so­cia­liste. « For­tui­te­ment », di­rait-il, une ex­pres­sion qui re­vient sou­vent à l’évo­ca­tion de son par­cours. Il vient du bon coin de Sar­celles, le quar­tier juif bap­ti­sé « la pe­tite Jé­ru­sa­lem », où les ré­si­dents sont pro­prié­taires. En­fance choyée par des pa­rents cha­leu­reux et tra­vailleurs, tous deux chauf­feurs de taxi de cul­ture mu­sul­mane – lui d’ori­gine al­gé­rienne, elle tu­ni­sienne – qui l’em­barquent par­fois le sa­me­di dans leur tour­née de Pa­ris. Ram­zi Khiroun s’épa­nouit au ly­cée Jean-Jacques Rousseau, il a la tchatche, des sapes de marque, une joyeuse bande de co­pains et San­drine, une pe­tite amie aux yeux verts qui de­vien­dra sa femme. Elle est juive, il adop­te­ra pour elle les fêtes et les tra­di­tions du ju­daïsme. « Ram­zi avait du cha­risme, rap­pelle une an­cienne ca­ma­rade de ter­mi­nale C. Après son bac, il est par­ti à Pa­ris, il vou­lait réus­sir vite. » Au­jourd’hui, Khiroun pré­tend qu’il a ra­té Sciences Po à cause de son Au­to­bian­chi tom­bée en panne le jour de l’examen. À ce mo­ment-là, il ne sert l’anec­dote à per­sonne ; il n’est pas com­plexé d’avoir vite aban­don­né son Deug de ges­tion à

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.