Ros­ser Reeves

Vanity Fair (France) - - Rencontre Vanity Fair -

quable. Nous sommes la Rome im­pé­riale du troi­sième mil­lé­naire. Notre gou­ver­ne­ment est un train sur des rails. Il y a des gens qui râlent d’un cô­té (à gauche), des gens qui râlent de l’autre cô­té (à droite), mais le train conti­nue sur sa lan­cée. Et Dieu mer­ci. C’est pour­quoi j’es­time que la po­li­tique amé­ri­caine e su­jet wa­shing­to­nien qui ex­cite l’ima­gi­na­tion de Wolfe, à qui on a com­man­dé un pa­pier sur les ca­nu­lars en An­gle­terre et en Amé­rique, est Hugh Troy. L’au­teur a été in­for­mé de l’exis­tence du « plus fa­bu­leux far­ceur de l’his­toire de l’Amé­rique ». Bien que ça ne le cap­tive pas – il fait sim­ple­ment son bou­lot – il va dû­ment ren­con­trer Hugh Troy. Ce qu’il écri­vit sur les ca­nu­lars au­rait pu l’être par n’im­porte qui. Mais la longue né­cro qu’il re­fi­la spon­ta­né­ment à un jour­nal new-yor­kais à la mort de Troy, trois ans plus tard, ne pou­vait être que de Tom Wolfe.

« Troy n’était pas le pe­tit franc-ma­çon do­du que j’avais ima­gi­né. Il était gi­gan­tesque, pas loin de deux mètres... Il de­vait pe­ser dans les 120 kg. Il avait la cin­quan­taine. Il por­tait des che­mises blanches souples, des cos­tumes en laine pei­gnée et des chaus­sures im­pec­ca­ble­ment ci­rées, comme un ju­riste du quar­tier d’af­faires. Il avait le charme, la voix, les ma­nières... toute la pa­no­plie... du gars édu­qué dans les bonnes écoles, les bons clubs, fra­ter­ni­tés, co­te­ries... Le pe­tit Hugh n’avait pas été éle­vé pour faire la nique à l’uni­vers. » 4

(cé­lèbre pu­bli­ci­taire des an­nées 1960)

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