Mas­cu­lin/fé­Mi­nin

Vanity Fair (France) - - Fanfare -

Mit­sou et La Va­ga­bonde, Ger­trude Stein « pour l’ou­ver­ture fé­mi­niste », An­na de et . Noailles George Sand « Cha­nel a tou­jours em­prun­té aux hommes les at­tri­buts du pou­voir, en com­men­çant par leurs vê­te­ments », pré­cise Jean-Louis Fro­ment. Mais le cu­ra­teur de l’ex­po­si­tion constate que dans la ma­jo­ri­té des lec­tures de Co­co, « les des­tins de femmes ro­ma­nesques qui com­mencent au couvent nour­rissent son ima­gi­naire ». Al­lu­sion aux an­nées d’or­phe­li­nat de Ga­brielle Cha­nel. Fro­ment, n’est pas le hé­ros

Paul Mo­rand de cette ex­po­si­tion. Ce­pen­dant, la pre­mière grande pas­sion de la cou­tu­rière avec

est l’une des clefs de Le­wis et Boy Ca­pel Irène, le ro­man de Mo­rand pa­ru en 1924 dont le ma­nus­crit est ex­po­sé à Ve­nise. « Il s’y joue quelque chose au­tour de l’amour et du pou­voir. La dé­di­cace de Mo­rand à Ga­brielle évoque d’ailleurs “ce Le­wis qui res­semble tel­le­ment à Boy”. » La Re­vue des sports et du monde Mat­ford fortes, cas­tra­trices », ca­pables d’opé­rer des glis­se­ments constants entre les pré­ro­ga­tives du mas­cu­lin et du fé­mi­nin.

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