Quin­cy Jones

Vanity Fair (France) - - Récit -

tis à Phi­la­del­phie avec leur fils de 13 ans, Gilles, la pe­tite Isa­belle, née en 1967, et le grand-père Louis. Mais l’exil ne leur réus­sit guère. D’après Mi­mi, cette ville est d’une tris­tesse de ci­me­tière. « C’est Li­moges ! » glisse- t- elle à Gilles. Elle a beau don­ner des cours de chant dans une école, mon­ter à New York pour des con­certs ou une vi­site à Har­lem, la France lui manque.

De re­tour à Pa­ris dès 1970, la fa­mille em­mé­nage rue de Douai, dans le trice, dé­cou­vert au­tre­fois. Comme au temps des en­vo­lées vo­cales des Double Six, elle aime s’en­fer­mer dans son bu­reau, par­fois jus­qu’à 3 heures du ma­tin, à peau­fi­ner les oeuvres de Ro­ger Ze­laz­ny ou de James Blish. De ce mé­tier as­sez in­grat, elle di­ra plus tard : « On tra­vaille chez soi, à son rythme, on peut se per­mettre une ma­la­die de temps en temps » (en 2000, dans un en­tre­tien à TransLit­té­ra­ture, la re­vue se­mes­trielle édi­tée par l’As­so­cia­tion des tra­duc­teurs lit­té­raires de France).

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