Mar­co Mou­ly

Vanity Fair (France) - - Affaires Vanity Fair -

ca­bi­net du pre­mier mi­nistre is­raé­lien s’est em­pres­sé de pu­blier un dé­men­ti, avant de re­con­naître avec em­bar­ras un vi­re­ment de 40 000 dol­lars da­tant de 2001, à une époque où « M. Né­ta­nya­hou n’as­su­mait au­cune fonc­tion po­li­tique », se­lon les termes du com­mu­ni­qué.

À pré­sent, le juge fus­tige « la so­phis­ti­ca­tion des mon­tages » et la « fine ré­par­ti­tion des rôles entre les in­ter­ve­nants ». Ar­naud Mim­ran a ces­sé de se re­tour­ner, comme s’il avait com­pris que son aco­lyte ne vien­drait plus. Il se passe la main dans les che­veux, ajuste les manches de sa che­mise. Pour sa der­nière ap­pa­ri­tion de­vant la cour, il a aban­don­né le cos­tume étri­qué et le teint bla­fard des au­diences du mois de mai : il porte un jean à la mode et af­fiche un bron­zage de jet- set­teur. « M. Mim­ran, conclut le juge d’une voix douce, le tri­bu­nal n’a pas été convain­cu par vos ex­pli­ca­tions. »

À l’énon­cé des peines, un fris­son tra­verse l’as­sis­tance. Huit ans de pri­son ferme et un mil­lion d’eu­ros d’amende pour Mar­do­ché « Mar­co » Mou­ly, qui s’est donc fait la belle ; même dé­ci­sion pour Ar­naud Mim­ran ; entre deux et sept ans pour les com­parses de se­cond rang ; et sur­tout, l’obli­ga­tion pour tous de rem­bour­ser au Tré­sor pu­blic les 283 mil­lions en­vo­lés. Fin du pro­cès. Le fond de l’air est élec­trique. Les gen­darmes s’ap­prochent du prince dé­chu pour le conduire en pri­son. Trois jeunes en sur­vê­te­ment viennent alors lui re­mettre un sac de sport Dolce & Gab­ba­na conte­nant des ef­fets

(la veille de sa ca­vale)

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