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Vanity Fair (France) - - Sommaire -

uoi qu’il en soit, c’est mieux d’al­ler vo­ter. Vous com­men­ce­rez à lire ce nu­mé­ro avec Fran­çois Hol­lande à l’Ély­sée et vous le ter­mi­ne­rez avec un autre pré­sident, ou une pré­si­dente (Na­tha­lie Ar­thaud est can­di­date). Sé­rieu­se­ment, que va- t- on de­ve­nir ? La cam­pagne s’est sur­tout faite en ville et sur écran. Faire une pause et lire ce nu­mé­ro de­vrait ai­der à ré­flé­chir, à va­li­der son choix. Si l’on en croit les son­dages (la phrase qui fait rire !), l’af­faire est dé­jà ré­glée pour le pre­mier tour à l’heure où j’écris. Mais d’ici au 7 mai (le se­cond tour), ce long feuille­ton sou­vent proche de la té­lé­réa­li­té au­ra peut- être li­vré d’autres sur­prises, bom­bi­nettes ou gaffes mor­telles. Donc nous nous sommes in­té­res­sés aux femmes. L’une d’entre elles, très connue de père en fille, pour­rait être en fi­nale. En cas de vic­toire de Ma­rine Le Pen, le Frexit est pour de­main. Elle l’a ré­pé­té à Ma­rion Van Ren­ter­ghem qui dé­taille ici les consé­quences ca­la­mi­teuses du Brexit pour la Grande-Bre­tagne. Ma­rion (la nôtre) est al­lée au feu à Beau­caire. Sur Twit­ter, elle avait ta­qui­né le maire FN, Ju­lien San­chez, qui a créé une « rue du Brexit » dans sa com­mune (une pre­mière mon­diale très mé­dia­ti­sée), mais c’est en réa­li­té un cul- de-sac entre la rue Ro­bert-Schu­man et la rue Jean-Mon­net, deux fon­da­teurs de la construc­tion eu­ro­péenne. Dé­bat sur place : le Brexit a son im­passe ; en sor­ti­ra-t-il ? Et le Frexit vous fait-il rê­ver ?

Ja­mais les femmes de can­di­dats fa­vo­ris n’au­ront oc­cu­pé une telle place. D’une part, Pe­ne­lope Fillon qui n’en de­man­dait pas tant (si j’ose dire). « Ça a été un choc pour elle quand elle a dé­cou­vert dans la presse qu’elle avait tra­vaillé », iro­nise Char­line Van­hoe­na­cker sur France In­ter où les hu­mo­ristes sont en li­ber­té. D’autre part, Bri­gitte Ma­cron qui fait cam­pagne sept jours sur sept, vingt- quatre heures sur vingt- quatre, comme au­cune autre femme de can­di­dat sous la Ve Ré­pu­blique. Plus que Carla Bru­ni-Sar­ko­zy en 2012 ou que Valérie Trier­wei­ler (avec Fran­çois Hol­lande, rap­pel). So­phie des Dé­serts a ren­con­tré les femmes de l’équipe Ma­cron qui en­tourent Bri­gitte – à com­men­cer par So­phie Fer­rac­ci, di­rec­trice de cam­pagne après avoir été chef de ca­bi­net à Ber­cy. Son ma­ri, Marc, ami de longue date, était le té­moin de ma­riage des Ma­cron. L’en­tou­rage est so­lide, ami­cal et fiable. Vous en sau­rez plus, sans par­ti pris. S’il est élu, la Pre­mière Dame au­ra un sta­tut, il le dit ici et ajoute que les femmes ont ja­lon­né sa vie. Vous sau­rez aus­si quels sont les liens entre les can­di­dats et Vla­di­mir Pou­tine. Oui, il y en a. Plus ou moins, bien sûr. Par­fois beau­coup.

Dans ce cli­mat pe­sant, l’hu­mour nous sauve. France In­ter, c’est le bon plan pour ça. Tout le monde est ser­vi. Char­line en­core : « Ma­cron, c’est un ba­ril de les­sive, nou­velle for­mule. Tu l’ouvres et, sur­prise ! rien de neuf sous le cou­vercle. Jacques At­ta­li et Alain Minc sont à l’in­té­rieur. » Mais il n’y a pas que du Ma­cro­nondes. Guillaume Meu­rice conseille à Be­noît Ha­mon de pas­ser très vite de Jean-Claude Dusse à Bruce Willis.

Une étude qua­li­ta­tive de la ra­dio pu­blique a pla­cé Char­line sur le po­dium, avec Fran­çois Mo­rel et... Ber­nard Guet­ta. Bin­go ! J’en­chaîne : Ber­nard Guet­ta, édi­to­ria­liste de géo­po­li­tique, ex-pa­tron de L’Ex­pan­sion et du Nou­vel Obs, ra­conte sa re­la­tion avec son frère Da­vid. Oui, oui, Da­vid Guet­ta, f*** me, I’m fa­mous. Guet­ta, frères de contrastes. Des vies en pa­ral­lèle, presque étran­gères, comme la po­li­tique dont Ber­nard est un ex­pert. Quoi qu’il en soit, c’est mieux d’al­ler vo­ter, plu­tôt deux fois qu’une. �

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