CIN­QUE­CEN­TO sans mo­de­ra­to

Pe­tite ché­rie des filles en vue, la Fiat 500 Abarth est un tré­sor so­nore qui ne manque pas de coffre.

Vanity Fair (France) - - Art De Vivre Vanity Case - NI­CO­LAS SA­LO­MON

Si vous cher­chez la co­que­luche à quatre roues des man­ne­quins, ne lor­gnez pas les spor­tives, mais plu­tôt les pe­tites citadines. C’est pour la Fiat 500 que fondent ,

Agy­ness Deyn Bar Re, et fae­li Eva Her­zi­go­va Bian­ca Bran­do

. Ré­cem­ment re­loo­kée, la Cin­que­cen­to li­ni a bé­né­fi­cié d’une re­mise à ni­veau de son édi­tion Abarth, une voi­ture que l’on en­tend avant de l’aper­ce­voir. Rauque au ra­len­ti, ra­geuse dans les tours, la « mu­sique » Abarth est in­imi­table et par­ti­cipe au suc­cès de cette ver­sion. Le se­cret de cette bande-son re­vient à , le spé

Car­lo Abarth cia­liste de l’échap­pe­ment de com­pé­ti­tion dans les an­nées 1950. À telle en­seigne que la ver­sion 1 000 TCR, son chef- d’oeuvre, avait un échap­pe­ment si grand qu’il em­pê­chait, une fois ins­tal­lé, de fer­mer le coffre. Il fal­lut se ré­soudre à le lais­ser ou­vert, don­nant à l’au­to une al­lure in­dé­fi­nis­sable. Hi­lares, les concur­rents al­le­mands ne man­quèrent pas de se mo­quer du ré­sul­tat très ar­ti­sa­nal de l’ita­lienne « qui ne ferme pas ». Mais, en 1961, elle s’im­pose dans la ca­té­go­rie 500 ki­lo­mètres sur le Nür­bur­gring, temple ger­ma­nique de la vi­tesse. De­puis ce jour, plus per­sonne ne se moque de la voi­ture so­nore au bla­son or­né d’un scor­pion, signe as­tro­lo­gique de Car­lo Abarth. Qui s’y frotte, s’y pique.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.