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Au­ré­lie Bi­der­mann jongle avec les pro­jets dans le Pho­to­ma­ton de Karl La­ger­feld.

Vanity Fair (France) - - Art De Vivre Vanity Case - PIERRE GROPPO

Àdé­faut d’avoir le don d’ubi­qui­té, Au­ré­lie Bi­der­mann mul­ti­plie les cas­quettes. Ses bi­joux d’ins­pi­ra­tion tour à tour na­tu­ra­liste – fleurs, feuilles, fruits pa­vés de pierres fines... – et se­ven­ties – formes ob­longues et clins d’oeil de­si­gn – connaissent un suc­cès in­in­ter­rom­pu. La preuve ? Ses bou­tiques pa­ri­siennes et new-yor­kaises ne désem­plissent pas et une toute nou­velle adresse vient s’ajou­ter au 17 de la rue Royale, avec vue plon­geante sur l’obé­lisque de la place de la Concorde. Une ac­tua­li­té en ap­pe­lant une autre, elle vient de re­joindre les « Sisley Muses » – un club de femmes d’in­fluence or­ches­tré par la marque de cos­mé­tiques – et c’est les bras char­gés de gouaches qu’elle ar­rive au stu­dio de à la veille de

Karl La­ger­feld l’été. Nom­mée di­rec­trice ar­tis­tique de la mai­son de joaille­rie Poi­ray fin 2016, Au­ré­lie Bi­der­mann vient de fi­na­li­ser ses pre­mières col­lec­tions pour la « jeune fille de la rue de la Paix », à com­men­cer par At­trape-Coeur, un pen­den­tif en forme de pal­pi­tant aux ron­deurs gourmandes, « un peu crois­sant, un peu bret­zel, qui se porte aus­si bien place des Vosges que dans les rues de Man­hat­tan », et Lo­li­ta, « une sé­rie de pièces jouant avec les pierres fines et l’ac­cu­mu­la­tion, parce que plus, c’est tou­jours mieux », s’amuse- telle en ti­rant le ri­deau du Pho­to­ma­ton au ron­ron­ne­ment lé­gen­daire. Quatre flashs et la voi­là qui res­sort comme une tor­nade, di­rec­tion la li­brai­rie 7L. « J’hé­site entre le jar­di­nage, la cui­sine, les bi­joux et l’ar­chi­tec­ture », confie- t- elle en feuille­tant le ca­ta­logue de l’ex­po­si­tion « Joyaux », qui s’est te­nue au Grand Pa­lais au prin­temps, et un ou­vrage – « plus tech­nique, mais il y a de la poé­sie par­tout » – dé­dié à la co­lo­ra­tion et la pa­tine des mé­taux. Fi­na­le­ment, elle choi­sit un livre consa­cré à la mai­son de verre construite en 1949 par l’ar­chi­tecte dans le Con­nec­ti­cut :

Phi­lip John­son « J’adore l’idée de ce cube po­sé au mi­lieu de nulle part. Par­fait pour s’y re­po­ser, par­fait pour y dî­ner avec des amis et, évi­dem­ment, pour y des­si­ner. » Un bu­reau en pleine na­ture ? L’idée la fait rê­ver. —

Au­ré­lie Bi­der­mann pour Va­ni­ty Fair.

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