Ré­su­mé chif­fré de la car­rière de Matt Groe­ning, créa­teur des qui lance une nou­velle sé­rie ani­mée cet été.

Vanity Fair (France) - - Fan Fare - CLÉMENTINE GOLDSZAL

Matt Groe­ning, 64 ans, règne sur le monde de la sé­rie d’ani­ma­tion de­puis bien­tôt trois dé­cen­nies. Re­pé­ré par le pro­duc­teur et réa­li­sa­teur James L. Brooks en 1985 alors qu’il des­sine pour le dé­funt ca­nard al­ter­na­tif The Los An­geles Rea­der, il crée Les Simp­son, ar­ché­type un brin illu­mi­né de la fa­mille lo­wer-midd­le­class amé­ri­caine : cras­se­ment igno­rante et gen­ti­ment vul­gaire, mais aus­si ten­dre­ment ai­mante et émi­nem­ment sym­pa­thique. So­li­daire, le des­si­na­teur donne à ses hé­ros les pré­noms de ses pa­rents (Ho­mer et Mar­ga­ret, dite Marge) et de ses soeurs, Li­sa et Mag­gie. Le suc­cès écra­sant de la sé­rie éclipse les autres pro­jets de Groe­ning, dont la brillante sa­tire Fu­tu­ra­ma, lan­cée en 1999. C’est donc avec une cu­rio­si­té re­dou­blée qu’on at­tend la mise en ligne de la pre­mière sai­son de Di­sen­chant­ment. On y sui­vra les aven­tures d’une prin­cesse por­tée sur la bou­teille, de son boy­friend el­fique et d’un pe­tit dé­mon dans le royaume de Dream­land, au Moyen Âge. Groe­ning évoque un pro­jet sur « la vie, la mort, l’amour et le sexe. Et comment conti­nuer à rire dans un monde plein de souf­france et d’idiots, en dé­pit de ce que les an­ciens, les grands ma­ni­tous et tous ces connards vous di­ront ». À l’ère de Trump, an­non­cée dans Les Simp­son, que pour­rait- on exi­ger de mieux ? —

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