Vrais faux es­pions

Ce que Le Bu­reau des lé­gendes doit à la réa­li­té

Vanity Fair (France) - - La Une -

Pour­quoi ? Qu’est- ce qui est vrai ? Qu’est- ce qui est faux ? Les es­pions de la di­rec­tion gé­né­rale de la sé­cu­ri­té ex­té­rieure (DGSE) passent leur vie à dé­mê­ler ce genre de ques­tions. Ne pas sa­voir dé­jouer les du­pe­ries est pour eux l’une des plus graves fautes pro­fes­sion­nelles. Sauf quand l’illu­sion­niste est un ci­néaste nom­mé Éric Ro­chant et qu’il joue avec leurs doubles ima­gi­naires. Son Bu­reau des lé­gendes, du nom de cette cel­lule, dans la sé­rie, char­gée de fa­bri­quer des iden­ti­tés fic­tives (IF ou « lé­gendes », comme on dit dans le jar­gon), est une mise en abyme si sub­tile du monde du ren­sei­gne­ment que même ceux qui « en sont » fi­nissent par en avoir le tour­nis. Il fal­lait ob­ser­ver, peu après sa no­mi­na­tion en mai 2017, le tout nou­veau pa­tron de la DGSE se rendre dis­crè­te­ment sur les pla­teaux de tour­nage. Ber­nard Émié a pas­sé l’après-mi­di à vi­si­ter la ré­plique de l’ad­mi­nis­tra­tion dont il ve­nait de prendre la tête, sai­si par le réa­lisme du dé­cor, re­con­nais­sant ici la mo­quette bleu dé­la­vé des cou­loirs, là les meubles de la salle de crise, ou en­core les boî­tiers d’or­di­na­teurs dé­co­rés de pas­tilles dans les­quels « Ma­lo­tru » (Ma­thieu Kas­so­vitz), « Phé­no­mène » (Sa­ra Gi­rau­deau) et tous les autres per­son­nages in­tro­duisent leurs cartes d’iden­ti­fi­ca­tion. Le maître es­pion a pu consta­ter que même la salle tech­nique où règne « Syl­vain » (Jules Sa­got), le bi­douilleur du ser­vice, est en­com­brée d’au­then­tiques ma­té­riels d’in­ter­cep­tion, tels des os­cil­lo­scopes al­le­mands Rohde & Sch­warz. À la fin de sa vi­site, il s’est mal­gré tout per­mis une re­marque sur l’em­blé­ma­tique ca­na­pé en cuir trois places, vi­sible dans la plu­part des épi­sodes qui, a- t-il glis­sé pince- sans-rire, « est beau­coup plus usé chez nous ». D’autres di­ri­geants de la « boîte » – le sur­nom que donnent les agents au siège – ont été moins avares de com­pli­ments : « Ce n’est pas la peine d’avoir fait trente mi­nutes de mo­to pour se re­trou­ver au même en­droit », s’est ex­cla­mé l’un d’eux. Le dé­cor a été re­pro­duit à l’iden­tique, tant et si bien que la réa­li­té s’est peu à peu ef­for­cée de lui res­sem­bler : dans une salle de ré­cep­tion de la vraie DGSE trônent dé­sor­mais des por­traits des ac­teurs de la sa­ga, aux pre­miers rangs des­quels Jean-Pierre Dar­rous­sin, alias « Hen­ri Du­flot », le chef.

Éric Ro­chant ne boude pas cet hom­mage. Dans son bu­reau, où une my­riade de Post-it es­quisse dé­jà le scé­na­rio de la cin­quième sai­son, le ci­néaste lâche, ra­vi : « Les gens avec qui je parle au ser­vice sont tous de­ve­nus fans. » La DGSE, c’est un fait, adore le BDL. « En­fin ! » ju­bilent tous ceux dont nous avons re­cueilli les confidences. Il faut dire qu’à l’in­verse de leurs ho­mo­logues bri­tan­niques et amé­ri­cains, les es­pions tri­co­lores ont tou­jours été mal­trai­tés par la fic­tion. À l’écran ou dans la lit­té­ra­ture, ils sont d’abord des pitres – OSS 117, Les Bar­bouzes – ou bien des ma­ni­pu­la­teurs et des tueurs à sang-froid – Le Pro­fes­sion­nel. En France, pas de Ja­son Bourne, pas de George Smi­ley (La Taupe) ni d’Ethan Hunt (Mis­sion : Im­pos­sible). « Dans notre ima­gi­naire col­lec­tif, l’es­pion re­pré­sente le per­fide, le lâche, le traître, ex­plique Vincent de Crayen­cour, an­cien com­man­do ma­rine, au­jourd’hui conseiller spé­cial de la di­rec­tion de la co­opé­ra­tion de sé­cu­ri­té et de dé­fense (DCSD) du Quai d’Or­say. C’est Vio­lette Mor­ris, qui livre une par­tie des plans de la ligne Ma­gi­not à Hit­ler, ou Marc Au­bert, sé­duit par une pros­ti­tuée qui tra­vaillait pour le ren­sei­gne­ment al­le­mand. La France n’a pas de tra­di­tion de ro­man d’es­pion­nage de haut vol parce que les vrais es­pions – ou les vraies es­pionnes – qui ont at­ti­ré l’at­ten­tion étaient du mau­vais cô­té, tout sim­ple­ment. » Pour le grand pu­blic, mar­qué par la guerre d’Al­gé­rie, l’af­faire Ben Bar­ka ou en­core celle des Ir­lan­dais de Vin­cennes, le ren­sei­gne­ment reste une his­toire de po­li­ciers ou de mi­li­taires, pas une dis­ci­pline en soi. Et en­core moins une ac­ti­vi­té de « sei­gneurs », comme c’est le cas à Londres ou à Ber­lin. Un mé­pris qui a tou­jours été dou­lou­reu­se­ment vé­cu par la DGSE. Ain­si, le lé­gen­daire Alexandre de Ma­renches, qui di­ri­gea le ser­vice sous Pom­pi­dou et Gis­card, ne ces­sa de se plaindre de l’image dé­sas­treuse du ren­sei­gne­ment fran­çais. Grâce aux car­nets ré­cem­ment ex­hu­més par l’his­to­rien Jean-Ch­ris­tophe No­tin dans Le Maître du se­cret (Édi­tions Tal­lan­dier, 2018), on ap­prend même que Ma­renches, ja­loux de ses confrères an­glo-saxons, cou­rait voir chaque nou­veau James Bond sur les Champs-Ély­sées, en pre­nant mille pré­cau­tions pour ne pas être re­con­nu.

C’est l’autre tour de force d’Éric Ro­chant : son Bu­reau des lé­gendes a soi­gné les ego bles­sés des Fren­chies en leur ten­dant un beau mi­roir et en re­haus­sant leur ré­pu­ta­tion dans le monde en­tier.

La sé­rie, dis­po­nible en an­glais dès sa sor­tie en 2015, est l’une des pro­duc­tions té­lé­vi­sées fran­çaises les plus re­gar­dées à l’étran­ger. À Wa­shing­ton, hauts fonc­tion­naires, cadres du ren­sei­gne­ment et jour­na­listes spé­cia­li­sés s’échangent les liens pour dé­cou­vrir les épi­sodes dès leur dif­fu­sion dans l’Hexa­gone. Tous pré­fèrent la so­brié­té réa­liste de The Bu­reau – son titre outre-At­lan­tique – aux sur­en­chères de Ho­me­land ou aux ges­ti­cu­la­tions fré­né­tiques de Jack Bauer, le hé­ros de 24 heures chrono. Fiers de ce suc­cès, les fonc­tion­naires du ren­sei­gne­ment ex­té­rieur fran­çais, dû­ment ti­rés au sort, se pressent chaque an­née aux avant-pre­mières des nou­velles sai­sons, pro­je­tées à l’am­phi­théâtre Ri­vet, le centre de confé­rences du ser­vice. La pro­chaine au­ra lieu dé­but oc­tobre et ils dé­cou­vri­ront no­tam­ment Ma­thieu Amal­ric dans le rôle d’un di­rec­teur de la sé­cu­ri­té in­terne en guerre contre le bu­reau. Comme à chaque fois, les prin­ci­paux ac­teurs se­ront pré­sents pour échan­ger avec l’as­sis­tance et dis­tri­buer des T-shirts et des cas­quettes si­glés BDL.

« Ne pas pou­voir par­ler de ce que vous faites, dans un monde aus­si pas­sion­nant que le ren­sei­gne­ment, peut être très frus­trant. Le voir à l’écran per­met de se sen­tir re­con­nu », ex­plique le gé­né­ral Di­dier Bo­lel­li, ponte du ren­sei­gne­ment, ja­dis di­rec­teur des opé­ra­tions à la DGSE. « Les fonc­tion­naires du ren­sei­gne­ment peuvent en­fin se ven­ger par pro­cu­ra­tion des longs si­lences im­po­sés à leur en­tou­rage sur la réa­li­té de leur tra­vail, abonde Vincent de Crayen­cour. Ces pro­jec­tions su­bli­mées agissent comme une forme de re­con­nais­sance pour ces hé­ros de l’ombre dont les titres de gloire doivent être tus à tout prix. Ren­dez-vous compte... Ils ré­cu­pèrent là, en toute im­pu­ni­té, un peu de cette gloire per­due. » Di­dier Bo­lel­li, qui ne s’ex­prime ja­mais dans les mé­dias, suit as­si­dû­ment la plu­part des sé­ries d’es­pion­nage amé­ri­caines ou en­core Fau­da, la nou­velle pro­duc­tion is­raé­lienne qui met en scène des agents in­fil­trés par­mi la po­pu­la­tion arabe pa­les­ti­nienne. « Les es­pions y montent des opé­ra­tions très au­da­cieuses qui font en­vie mais qu’on ne peut mettre en oeuvre dans la réa­li­té », nuance-t-il ce­pen­dant. Pré­ci­sion amu­sante : dans le Bu­reau des lé­gendes, le rôle de Di­dier Bo­lel­li est in­ter­pré­té par Pa­trick Li­gardes, dont la che­ve­lure noir de jais est bien plus dé­gar­nie que celle du gé­né­ral.

Au coeur des pro­blé­ma­tiques géo­po­li­tiques

Les es­pions sont-ils des spec­ta­teurs comme les autres ? D’un air en­ten­du, les com­men­ta­teurs du ren­sei­gne­ment – sans doute aus­si nom­breux que les vrais es­pions – aiment dire que si la DGSE se sent si bien dans la fic­tion créée par Éric Ro­chant, c’est parce qu’elle en est l’ins­pi­ra­trice, si­non l’ins­ti­ga­trice. Dans Po­li­tique du se­cret : regards sur “Le Bu­reau des lé­gendes” (PUF, 2018), l’an­cien membre du ser­vice Yves Tro­ti­gnon parle même d’une « sé­rie sous in­fluence ». À lire l’ex-ana­lyste dé­sor­mais consul­tant très ac­tif sur Twit­ter, Ca­nal + dif­fu­se­rait « si­non une oeuvre de com­mande, du moins une pro­duc­tion à la to­na­li­té étroi­te­ment contrôlée » dont son an­cien em­ployeur au­rait « in­dé­nia­ble­ment, par­fai­te­ment pro­fi­té », no­tam­ment pour at­ti­rer les jeunes re­crues. L’idée que les stra­tèges de la « boîte » aient pu or­ga­ni­ser, en sous-main, une cam­pagne de mar­ke­ting sub­li­mi­nale amuse beau­coup Éric Ro­chant : « Fran­che­ment, ils ont autre chose à faire que de com­mu­ni­quer. » En­fin, ça dé­pend. Au prin­temps der­nier, la DGSE a lan­cé une chaîne Youtube à son nom, qui dif­fuse de courts por­traits d’agents ano­nymes du ser­vice, prin­ci­pa­le­ment des cas­seurs de codes in­for­ma­tiques. Le ser­vice a aus­si créé un compte Lin­ke­din où son pro­fil est ain­si li­bel­lé : « Sec­teur : dé­fense et es­pace. Taille de l’en­tre­prise : 5 001-10 000 em­ployés (sic). Siège so­cial : Pa­ris, Île- de-France. » En juin, un ap­pel à can­di­da­ture pour l’« ou­ver­ture du concours de contrô­leur de la DGSE » y a été pos­té, van­tant les mis­sions de cette ad­mi­nis­tra­tion pu­blique « au coeur des pro­blé­ma­tiques géo­po­li­tiques » et char­gée de « dé­tec­ter et d’en­tra­ver les me­naces pe­sant sur les in­té­rêts des res­sor­tis­sants fran­çais dans le monde ». Le triomphe de la sé­rie n’est sans doute pas étran­ger à ces vel­léi­tés d’ou­ver­ture.

Éric Ro­chant dé­fend son in­dé­pen­dance : « La pre­mière fois que j’ai par­lé de mon pro­jet aux res­pon­sables de la DGSE en 2012, ils ne pou­vaient pas sa­voir si j’al­lais les ser­vir ou les des­ser­vir. Ils au­raient pu par­fai­te­ment dé­ci­der de ne pas col­la­bo­rer. » Sur le pa­pier, en ef­fet, son sy­nop­sis lais­sait pré­sa­ger le meilleur comme le pire. L’al­chi­mie a ce­pen­dant pris entre les fonc­tion­naires du se­cret et le ci­néaste bien­tôt sexa­gé­naire, lui-même as­sez peu ex­pan­sif. Sans doute parce que Ro­chant est à la fois fas­ci­né par le ren­sei­gne­ment, to­ta­le­ment ex­té­rieur à ce mi­lieu et par­fai­te­ment her­mé­tique à

la tra­di­tion fran­çaise qui n’ap­pré­hende les es­pions qu’au tra­vers de ca­ri­ca­tures. « Je suis né au ci­né­ma avec les films amé­ri­cains des an­nées 1970, dit-il. Ado­les­cent, j’al­lais voir deux films par jour dans les salles du quar­tier la­tin. » Par la suite, tan­dis que ses condis­ciples de l’Id­hec, tels Ar­naud Des­ple­chin ou Pas­cale Fer­ran, étaient nour­ris par la très fran­co-fran­çaise Nou­velle Vague, lui, dont les grands-pa­rents avaient été com­mu­nistes, a conti­nué à se pas­sion­ner pour des films et des au­teurs « très po­li­tiques, sou­cieux du monde : Sid­ney Lu­met, Sam Pe­ckin­pah, Sid­ney Pol­lack, etc. ». De là, ex­plique- t-il, vient son in­té­rêt pour le monde du ren­sei­gne­ment et sa trans­po­si­tion à l’écran : « Qu’est- ce qu’un film d’es­pion­nage ? C’est une dra­ma­tur­gie qui ar­ti­cule le sus­pens du po­lar avec une vi­sion géo­po­li­tique. Un film po­li­cier, c’est la vio­lence du fait di­vers alors qu’un fi lm d’es­pion­nage, c’est la vio­lence du monde. »

Ni le Mos­sad ni la CIA

Il se frotte pour la pre­mière fois à ce genre ci­né­ma­to­gra­phique en 1994 (après le très re­mar­qué Un monde sans pi­tié) avec Les Pa­triotes, l’his­toire d’un jeune Fran­çais par­ti vivre dans un kib­boutz et re­cru­té par les ser­vices se­crets is­raé­liens, les­quels n’avaient ja­mais été dé­peints avec une telle pré­ci­sion à l’écran. Un pa­ri osé dont l’en­vie lui se­rait ve­nue presque par ha­sard. Comme il le ra­conte au­jourd’hui, le Mos­sad ne s’est pas im­mé­dia­te­ment im­po­sé à lui. Au dé­but, il avait l’idée d’« adap­ter un clas­sique de l’es­pion­nage », un John Le Car­ré par exemple, l’un de ses au­teurs pré­fé­rés. Puis il a com­pris que « ces livres ne par­laient que de la guerre froide » alors que lui te­nait plus que tout à « se bran­cher sur des en­jeux contem­po­rains ». Il cherche en­suite du cô­té de la lutte an­ti­ter­ro­riste, tour­ni­cote – dé­jà – au­tour de la DGSE mais, à l’époque, l’agence ne s’est pas en­core re­mise de la dé­sas­treuse af­faire du Rain­bow War­rior ( le sa­bor­dage, sur ordre de Charles Her­nu, alors mi­nistre de la dé­fense, du na­vire de Green­peace en Nou­velle-Zé­lande, le 10 juillet 1985). « Pas très sexy », se dit Ro­chant. Un jour, ra­conte- t-il avec force dé­tails géo­gra­phiques, alors qu’il « em­prunte la rue de la Ro­quette » pour al­ler vers son « bu­reau, rue Kel­ler », il a une « illu­mi­na­tion » : « Le vrai su­jet, c’est Is­raël. Là où le ren­sei­gne­ment est une ques­tion de sur­vie, loin des jeux d’es­pions abs­traits. » Ro­chant l’in­tro­ver­ti ne rap­pelle ja­mais que ses pa­rents, ses oncles, ses tantes ont dû se ca­cher, pen­dant la guerre, pour échap­per à la dé­por­ta­tion. Ou alors, quand on l’in­ter­roge sur le su­jet, il af­fi rme que ce pas­sé n’a rien à voir avec son en­goue­ment pour les iden­ti­tés dis­si­mu­lées. En avril 2017, ce­pen­dant, alors qu’il vi­li­pen­dait sur son blog les élec­teurs mé­len­cho­nistes ten­tés par l’abs­ten­tion lors du duel Ma­cron-Le Pen, il leur pré­ci­sait en pré­am­bule : « Je suis pe­tit-fi ls d’im­mi­grés juifs po­lo­nais (...). Je suis pe­tit-fi ls d’un homme ar­rê­té par la gendarmerie fran­çaise et mort en dé­por­ta­tion dans le camp na­zi de Maï­da­nek. » Quelles que soient les rai­sons qui ont pré­si­dé à sa créa­tion, Les Pa­triotes tranche avec toute la pro­duc­tion ci­né­ma­to­gra­phique fran­çaise des an­nées 1990. Est- ce pour ce­la qu’il est des­cen­du par la cri­tique à sa sor­tie ? On lui re­proche à la fois d’igno­rer la ques­tion pa­les­ti­nienne et de faire un por­trait trop cru des mé­thodes is­raé­liennes. Bref, de ne pas être suf­fi­sam­ment en­ga­gé alors que tout le propos du fi lm est pré­ci­sé­ment d’évi­ter le flé­chage idéo­lo­gique. Les en­trées sont dé­ce­vantes mais, par­mi les spec­ta­teurs qui se sont tout de même dé­pla­cés, cer­tains joue­ront un rôle dé­ter­mi­nant lorsque deux dé­cen­nies plus tard le ci­néaste dé­ci­de­ra de se lan­cer dans un chan­tier de beau­coup plus longue ha­leine : non pas un fi lm mais une sé­rie sur l’es­pion­nage et donc, la DGSE. « Je suis Fran­çais, dit-il, je n’al­lais pas faire une sé­rie sur le Mos­sad ou la CIA. »

I L L U S T R A T I ON

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