Col­la­zo en chef de meute

Mal­gré les ré­sul­tats plus que dé­ce­vants, les joueurs ne lâchent pas leur ma­na­ger. Cette so­li­da­ri­té à tous les étages pour­rait être gage de len­de­mains plus en­chan­tés

Var-Matin (Brignoles / Le Luc / Saint-Maximin) - - Sports - PAUL MASSABO

L’ac­tuel ta­bleau noir tou­lon­nais va-t-il re­trou­ver des cou­leurs dans les se­maines ou les mois à ve­nir ? Il faut l’es­pé­rer tant pour les joueurs et le staff tech­nique que le club et les sup­por­ters. Faut-il (dé­jà) se faire à l’idée que Tou­lon ne se qua­li­fie­ra pas pour les phases fi­nales comme l’ont vé­cu la sai­son der­nière Cler­mont et le Stade Fran­çais ou en­core Tou­louse la sai­son d’avant ? Peut-être pas dé­fi­ni­ti­ve­ment mais cette idée, aus­si noire soit-elle, ne peut plus être écar­tée à l’heure où même le pré­sident Boud­jel­lal évoque le main­tien. Clai­re­ment, le RCT après ce deuxième échec de la sai­son à do­mi­cile en Top 14 (le cin­quième au to­tal si l’on ajoute l’échec contre New­castle plus les dé­faites contre Cler­mont et Lyon lors de deux des trois matches pré­pa­ra­toires) est ra­va­gé par le doute.

In­dé­fec­tible en­ga­ge­ment

Avec 80 % d’échecs lors des dix pre­mières ren­contres of­fi­cielles de la sai­son (toutes com­pé­ti­tions confon­dues), les hommes de Col­la­zo - leur ma­na­ger en tête - sont dans le dur, la confiance en berne. Pour au­tant, tous comme un seul homme confirment qu’ils ne lâ­che­ront rien et que l’is­sue vien­dra par le tra­vail. Mal­gré la pauvre qua­li­té d’en­semble du jeu pro­po­sé lors de ces cinq der­nières sor­ties sol­dées par au­tant de dé­faites, les joueurs n’ont ja­mais rien lâ­ché. Pas plus sur le ter­rain qu’en cou­lisse. Les sol­dats va­rois sont der­rière le gé­né­ral Col­la­zo. Le pré­sident du RCT se fé­li­cite que, contrai­re­ment au pas­sé, au­cun des joueurs ne soit ve­nu dé­ni­grer leur en­traî­neur. Un réel es­prit de corps qui tarde tou­jours à se des­si­ner sur le ter­rain est-il mal­gré tout en train de se for­ger dans la dif­fi­cul­té ? Une chose est ac­tée. Bas­ta­reaud et tous ses par­te­naires sont der­rière leur ma­na­ger en chef. Pour s’en convaincre, si be­soin, il suf­fi­sait mal­gré le ré­sul­tat fi­nal, de voir la bonne vo­lon­té dé­ployée à Mayol contre La Ro­chelle ou en­core l’en­ga­ge­ment vu à Mur­ray­field lors de la confron­ta­tion la plus ca­la­mi­teuse de la sai­son face à Edim­bourg.

Entre pré­sent et futur

Cer­tains mé­dias, nombre de consul­tants et autres spé­cia­listes pa­ten­tés tapent en veux-tu en voi­là sur ce Tou­lon-là. Ce «Col­la­zo ba­shing » dé­pla­cé à l’avan­tage si on peut dire de fé­dé­rer tous les fans de ce club mal ai­mé. En lan­çant dans le grand bain des es­poirs comme Jean-Bap­tiste Gros, Louis Car­bo­nel, Yoann Cottin, Florent Van­der­ber­ghe, An­toine Zegh­dar, Ma­thieu Smaï­li ou en­core en confor­tant des jeunes comme Eme­rick Se­tia­no, Swan Reb­badj, Co­ren­tin Ver­net, Bas­tien Sou­ry, An­tho­ny Mé­ric, Ru­dy Ga­he­tau…, Pa­trice Col­la­zo pré­pare le RCT de de­main. Seul bé­mol, le ti­ming. S’il est ju­di­cieux de se pré­oc­cu­per du futur plus ou moins proche, il faut vu la si­tua­tion dé­gra­dée et les contre­per­for­mances qui se sont en­chaî­nées pa­rer au plus pres­sé en s’oc­cu­pant dans l’ur­gence du pré­sent. Col­la­zo va de­voir ap­prendre à mieux gé­rer son groupe tout en se mon­trant d’un prag­ma­tisme froid. Une beau pro­gramme pour sor­tir de la zone cri­tique...

(Pho­to Va­lé­rie Le Parc/Luc Bou­tria)

Van­ver­ber­ghe, Chioc­ci, Reb­badj et Se­tia­no au coeur du com­bat contre La Ro­chelle. Leur en­vie et leur ab­né­ga­tion n’ont pas suf­fi.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.