SKI APRÈS LE DÉ­CÈS DU FRAN­ÇAIS DA­VID POIS­SON La sé­cu­ri­té re­mise en ques­tion

Var-Matin (Draguignan / Pays de Fayence) - - Sports -

La mort lun­di du des­cen­deur fran­çais Da­vid Pois­son, qui a heur­té un arbre lors d’un en­traî­ne­ment à Na­kis­ka (Ca­na­da), pose le pro­blème de la sé­cu­ri­té sur les pistes pri­vées, alors que les me­sures sont dra­co­niennes sur les étapes de la Coupe du monde de ski al­pin. Da­vid Pois­son, mé­daillé de bronze mon­dial en 2013, « au­rait chu­té lour­de­ment après avoir per­du un ski lors de la séance d’en­trai­ne­ment par­ta­gée avec d’autres na­tions (...) Il au­rait per­cu­té un arbre après avoir tra­ver­sé les fi­lets de sé­cu­ri­té », a in­di­qué Mi­chel Vion, pré­sident de la Fé­dé­ra­tion fran­çais de ski (FFS) hier à la­jour­née. Les fi­lets, dis­po­sés le long de la piste, sont cen­sés ra­len­tir les skieurs en cas de chute. Se­lon un en­traî­neur ita­lien, la vi­tesse des skieurs dé­pas­sait les 100 km/h, lun­di, à l’en­droit où l’ac­ci­dent a eu lieu. « Il y avait au moins deux fi­lets de type B », a pré­ci­sé Mi­chel Vion. Les fi­lets de type B me­surent 2,5 m de haut, alors que les fi­lets A, fixés à une po­tence s’élèvent jus­qu’à quatre mètres.

La sta­tion en charge d’as­su­rer la sé­cu­ri­té

« Chaque équipe paye une pres­ta­tion et c’est bien la sta­tion qui est en charge de la sé­cu­ri­té », a sou­li­gné le pré­sident de la FFS. La sta­tion de Na­kis­ka (ouest), avec des pistes ho­mo­lo­guées qui avaient ac­cueilli les épreuves de ski al­pin et de free­style lors des JO d’hi­ver de Cal­ga­ry en fé­vrier 1988, est ré­ser­vée en cette pé­riode aux équipes na­tio­nales. Ces groupes pré­parent les pre­mières épreuves de vi­tesse de la Coupe du monde pro­gram­mées dans moins de deux se­maines dans la lo­ca­li­té voi­sine de Lake Louise. « Les équipes gèrent leurs propres en­traî­ne­ments, tracent les parcours, elles font tout par elles-mêmes » ,ain­di­qué à la presse ca­na­dienne Matt Mos­tel­ler, un re­pré­sen­tant of­fi­ciel des sta­tions des Ro­cheuses ca­na­diennes qui tra­vaille à Na­kis­ka. Mais ce sont bien les pis­teurs de ces sta­tions qui mettent en place les fi­lets de pro­tec­tion. « Quand on ar­ri­vait tout était en place », se sou­vient ain­si Laurent Ch­ré­tien, qui a fré­quen­té les lieux alors qu’il était res­pon­sable de l’équipe de France dames de vi­tesse. Et il rap­pelle que, « au Ca­na­da, toutes les pistes sont tra­cées dans la fo­rêt ».

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